‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 626 sur 712 · SPE · texte numérisé non relu

SPE

chirurgie et de pharmacie, qui est rond par un bout et plat par l'autre, et dont on se sert pour remuer ou étendre les électuaires, les onguents , etc. | Oiseau de rivage de la grosseur d'un héron, et dont le bec a la forme d'une spatule.

SPÉCIAL, ALE. adj. {Specîalis. ) Exclusivement déterminé à qq. ch. en particulier. ( Spé-si-al. )

SPÉCIALEMENT, adv. D'une manière spéciale; qui désigne une personne, une chose particulière. ( Spé-sia-lc-man, )

SPÉCIALITÉ, s. f. {Specialitas.) Désignalion d'une chose spéciale. | L'application exclusive d'un certain fonds à une nature par ticulière de dépense. (Spé-sia-Ii-té. )

SPÉCIEUSEMENT, adv. D'une manière spécieuse , avec apparence de vérité. ( Spésieu-ze-man. )

SPÉCIEUX, EUSE. adj. {Speclosus.) Qui a une apparence de vérité et de justice. | Arithmétique spécieuse. Celle qui a pour objet le calcul des quantités représentées par des lettres. (Vi.) On dit Algèbre. (Spé-sieu; ze.)

SPÉCIFICATION, s. f. L'expression , la détermination des choses particuUères , en les spécifiant. ( Spé-si-fi-ca-sion. )

SPÉCIFIER. V. a. {Specificare , b. 1.) Exprimer, déterminer en particulier, en détail. ( Spé-si-fi-é. )

SPÉCIFIQUE, adj. des 2 g. {Specificus, b. I.) Propre spécialement à qq. ch. |Subst, , Remède propre à qq. maladie. (Spé-si-fic-e.)

SPÉCIFIQUEMENT, adv. D'une manière spécifique. ( Spé-si-fic-e-man. )

SPÉCIMEN, s. m. Mot lat. Modèle, échantillon. ( Spé-si-më-ne. )

SPECTACLE, s. m. {Spectaculum,')llù\x\ objet ou ensemble d'objets qui attire les regards, l'attention, qui arrête la vue. | Être en spectacle , Être exposé à^ l'attention publique. I Servir de spectacle , Être exposé à la risée , au mépris du public. | Représentation théâtrale donnée au public. | Il y a beaucoup de spectacle dans cet opéra , etc. , Il y a beaucoup de pompe, de magnificence dans la représentation de cet opéra. (Spëc-ta-cle.)

SPECTATEUR, TRICE. s. [Spectator, trix.) Celui, celle qui est témoin oculaire d'un événement, d'une action, de quoi que ce soit, j Se dit De ceux qui assistent à une représentation théâtrale, à qq. exercice, à qq. gran ie cérémonie ou réjouissance publique. (Spëc-ta-teur ; tri-se. )

SPECTRE, s. m. {Spectrum.) Fantôme, figure fantastique que l'on croit voir. | Fam., Personne grande , hâve et maigre. (Spëc-tre.)

SPÉCULAIRE. adj. des 2 g. {Specularis.) Se dit De plusieurs minéraux à lames brillantes et réfiechissant la lumière. | (Vi,) Science spéculaire , Science qui traite do l'art de faire les miroirs. ( Spé-cu-lè-re .[i

loio SPH

SPECULATEUR, s. m. {Specuîator.) Celui qui spécule , qui observe les astres et les j)hénomènes du ciel. (Vi.) On dit Observateur. I Se dit De ceux qui font des spécula- Uons df hnnqiie, de finance, de commerce, elc. Cet homme est un hardi spéculateur, un fin spéculateur, un profond spéculateur. |[cm,]

SPECULATIF, IVE. adj. Qui a coutume de spéculer, d'observer attentivement. Cest ne tête spéculative. | Qui s'attache à la spéculation, sans avoir la pratique pour objet. I Subst., se dit De ceux qui raisonnent bien on mal sur les matières politiques, sans être obligés de s'en occuper, ou qui, en toute autre matière, poussent le raisonnement à l'excès , sans s'attacher assez aux faits , à la pratique. Les spéculatifs croient que cette négociation n^ aboutira à rien. Les spéculatifs ont débité là-dessus force rêveries.

SPÉCULATION, s. f. (Speculatio .) Action de spéculer. Belle , profonde , continuelle spéculation. | Se dit Des observations faites, écrites par un spéculateur. Il nous a communiqué ses spéculations sur cette matière. I Théorie. | Se dit Des projets , des raisonnements , des calculs , des entreprises que l'on fait en matière de banque , de commerce , etc. Faire des spéculations. Se livrer à des spéculations hasardeuses. Se ruiner par de fausses spéculations. Ses spéculations ont réussi., ou mal tourné. Il a fait des spéculations heureuses, malheureuses. (Spé-cu-lasion [c m. ].)

SPÉCULER. •• ( Speculari. ) Regarder ou observer curieusement , soit avec des lunettes , soit à la vue simple, les objets célestes ou terrestres. (Vi.) On dit Observer. \ V. u. Méditer attentivement sur qq. matière. Ce n'est pas le tout de spéculer, il faut réduire en pratique. Il passe sa ^vie à svéculer sur les matières politiques. \ Faire des projets , des raisonnements, des calculs, des entreprises en matière de banque , de commerce , etc. // a beaiu:oup spéculé sur les jonds publics. Spéculer sur les vins , sur les blés. Il spécule fort heureusement. Spéculer sur la curiosité publique ( Spé-cu-lé [cm].)

SPECULUM, s. m. Mot latin , qui signifie Miroir, et qui désigne Divers instruments de chirurgie. (Spé-cu-lo-me [cm].)

SPÉE. s. f. Bois d'un an ou deux. On dit aussi Cépée.

SPENCER, s. m. Motangl. Sortede vêtement qui a la forme qu'aurait un habit coupé entre la taille et les basques. Un spencer de drap, de ■velours. Porter un spencer par-dessus son habit, par-dessus sa robe. Spin-sër. )

SPERGULE. s. f. Plante de la famille des

Caryophyllées , qui augmente le lait des

vaches , et dont on nourrit les poules et les

pigeons. (Spër-gu-le[ g m. ]. )

S^i^ilACÉLE. "s. m. [Jiphakelos , gr.) Gau-

SPH

grène profonde de la totalité d'un membre, d'un organe. ( Sfa-sè-le. )

SPHACFLÉ , ÉE. adj. Qui est affecté de sphacèle. ,^Sfa-sé-lé.)

SPHÉNOÏDAL, ALE. adj. Qui a rapport au sphénoïde. ( Sfé-no-i-dal. )

SPHÉNOÏDE, adj. et s. m. {Sphên, eidos, gr.) Se dit D'un des os de la tête , qui forme une partie de la base du crâne. CSfé-no-i-de.)

SPHÈRE, s. f. ( Sphœra. ) Globe , corps solide dans lequel toutes les lignes tirées du centre à la surface sont égales. | Espèce de machine ronde et mobile, composée de divers cercles qui représentent ceux que les astronomes imaginent dans le ciel. | La disposition du ciel, suivant les cercles imaginés par les astronomes. | La connaissance des principes d'astronomie qu'on apprend par le moyen d'une sphère. | L'espace dans lequel les astronomes conçoivent qu'une planète accomplit son cours. \Sphère d'activité , L'espace dans lequel la vertu , l'influence d'un agent naturel peut s'étendre , et hors duquel elle n'a point d'action appréciable. — L'éleudue d'affaires , de travaux , d'intérêts , dans laquelle un homme communique son mouvement à ceux qui l'entourent. ( Etendue de pouvoir, d'autorité , de connaissances , de talent, de génie. ( Sfè-re. )

SPHÉRICITÉ, s. f. État de ce qtii est sphérique. ( Sfé-ri-si-té, )

SPHÉRIQUE. adj. des 2 g. (Sphœricus.) Qui est rond comme un globe. | Qui appartient à la sphère. ( Sfé-ric-e. )

SPHÉRIQUEMENT. adv. D'une manière sphérique, en forme sphérique. (Sfé-ric-eman, )

SPHÉRISTE. s. m. (Sphcerista.) Celui qui enseignait les différents exercices où l'on se servait de balles. ( Sfé-ris-te. )

SPHÉRISTÈRE. s. m. {Spkœristerium.) Celui qui enseignait les différents exercices où l'on se servait de balles. ( Sfé-ris-lè-re.)

SPHÉRISTIQUE. adj. des 2 g. et s. f. Nom générique qui comprenait, chez les I anciens , tous les exercices où l'on se servait j de balles. ( Sfé-ris-tic-e. ) 1

SPHÉROÏDE, s. m. {Sphœroides. ) Solide ' dont la figure approche de celle de la sphère. ( Sfé-ro-i-de. )

SPHÉROMÈTRE. s. m. {Sphœra, metrum. ) Instrument qui sert à mesurer la courbure des surfaces sphériques. (Sfé-romè-tre. )

SPHINCTER, s. m. Muscle circulaire qui a la faculté de se contracter, et qui sert à rétrécir ou à fermer certaines ouvertures naturelles. ( Sfinc-tèr. ) | j

SPHINX, s. m. ( Sphinx. ) Monstre imaginaire , que les poêles disent avoir eu le visage et les mamelles d'une femme, le corps d'un bon, et les ailes d'un aigle. | Figure qui a le visage et les mamelles d'une femme , et le reste du corps d'un lion. | Genre de papil-

SPI

Ions qui ont le corps gros, les yeux grands, et les ailes horizontales , ornées de couleurs vives et varices, (Sfincs.)

SPIC. s. m. Nom vulgaire de la grande lavande, qui fournit une huile odorante et volatile , appelée par corruption Huile d'aspic.

SPICA. s. m, ( Spica. ) Sorte de bandage dont les tours, se couvrant en partie les uns les autres , représentent en qq. sorte les rangs d'un épi d'orge.

SPICILÉGE. s. m. (Soicilegium.) Recueil, collection de pièces , ci'actes , etc. ( Spi-silé-je.)

SPINAL, ALE. adj. {Spinalis.) Qui appa> tient à l'épine du dos.

SPINA-VENTOSA. s. m. Expr. lat. Maladie du système osseux, dans laquelle le tissu des os se dilate comme s'il avait été soufflé , et qui , parvenue à un certain degré, cause une douleur vive et piquante. ( Spi-navin-to-za. )

SPINELLE. adj. et subst. m. Se dit D'un rubis d'un rouge pâle. (Spi-në-le.)

SPINOSISME. s. m. Doctrine professée parSpinosa, et suivant laquelle Dieu est un agent universel, une force répandue dans toute la nature. (Spi-uo-zis-me.)

SPINOSISTE. s. des 2 g. Celui ou celle qui admet les principes du spiuosisme. (Spino-zis-te.)

SPIKAL, ALE. adj. {Spira.) Qui a la figure d'une spirale. Le ressort spiral, ou , subst., Le spiral d' une montre.

SPIRALE, s. f. {Spira.) Courbe qui fait une ou plusieurs révolutions autour d'un point où elle commence, et dont elle s'écarte toujours de plus en plus. | En spirale , En forme de spirale.

SPIRATION. s. f. {Spiratio.) S'emploie pour signifier comment le Saint-Esprit procède du père et du fils. (Spi-ra-sion.)

SPIRE, s, f. (Spira.) La ligne spirale en général. Un seul ae ses tours. { La base d'une colûiiue, en tant que la figure ou le profil de cette base va en serpentant.

SriRÉE. s. f. Genre de plantes de la famille des Rosacées , comprenant des herbes et des arbrisseaux dont plusieurs espèces servent à l'ornement des jardins.

SPIRITUALISATION. s. f. Action d'extraire des liqueurs spiritueuses des corps solides et liquides. (Vi.) ( — li-za-sion.)

SPIRITUALISER. v. a. {Spiritualis, b. 1.) Extraire les esprits des corps mixtes. (Yi.) j Convertir le sens littéral d'un passage en un sens spirituel, allégorique. ( — li-zé.)

SPIRITUALISME, s. m. Doctrine mystique, excès, abus de la spiritualité. | Se dit dans le sens opposé à celui de Matérialisme.

SPIRITUALISÏE. s. et adj. des a g. Celui ou celle dont la doctrine est opposée au matérialisme.

SPIRITUALITÉ, s. f. ( SpiritualiUu,

SPO ion

b. 1.) T. Ojiposé à Matérialité, j La théologie mystique, celle qui regarde la nature de l'âme, la vie intérieure.

SPIRITUEL, ELLE. adj. (Spiritualis, b. 1.) Incorporel, qui est esprit. | Qui a de l'esprit. I Ingénieux, oîi il y a de l'esprit. | Qui regarde la conduite de l'âme, l'intérieur de la conscience. | Adj. et subst. , Qui regarde la religion, l'ÉgUse. | Allégorique. (Spi-ri-luël; ë-le.)

SPIRITUELLEMENT, adv. Avec esprit.

I En esprit. (Spi-ri-tu-ë-le-man.)

SPIRITUEUX , EUSE. adj. (Spiritus.) Se dit Des liqueurs qui contiennent de l'espritde-vin ou alcool. | Subst., Il/ait abus des spiritueux. (Spi-ri-tu-eu ; ze.)

SPLANCHNIQUE. adj. des a g. (Splagchnon, gr.) Qui appaitient, qui a rapport aux viscères. Cavités splanchniques , Celles qui contiennent les viscères. (Splanc-nic-e.)

SPLANCHNOLOGIE. s. f. {Splagchnon, logos, gr.) Partie de l'anatomie qui traite des viscères. (Splanc-no-lo-jie.)

SPLEEN, s. m. Mot ang. Maladie mentale qui consiste dans le dégoût de la vie. (Spli-ne.)

SPLENDEUR, s. f. {Splendor.) Grand éclat de lumière. Poét. | Grand éclat d'honneur et de gloire. | Magnificence, pompe. (Splan-deur.)

SPLENDIDE. adj. des 2 g. ( Splendidus.) Magnifique , somptueux. (Splan-ai-de.)

SPLENDIDEMENT, adv. D'une manière splendide. (Splan-di-de-man.)

SPLÉNIQUE. adj. des 2 g. {Splenicus.

gr.) Qui appartient à la rate , qui a rapport à la rate. | Se dit Des médicaments propres aux maladies de ce viscère. (Splé-nic-e.)

SPO DE. s. f. (Spodium.) Ancien uom de l'oxyde de zinc obtenu par sublimation en calcinant la tutie.

SPOLIATEUR, TRICE, s. ( Spoliator, trix.) Celui, celle qui spolie. | Adj. , Une mesure spoliatrice. ( — tri-se.)

SPOLIATION, s. f. ( Spoliatio. ) Action par laquelle on dépossède par violence ou par fraude. (Spo-li-a-sion.)

SPOLIER, v. a. (Spoliare.) Dépouiller par force ou par fraude. (Spo-U-é.)

SPONDAÏQUE. adj, et s. m. ( Spondaïcus.) Se dit D'un vers hexamètre dont le cinquième pied est uu spondée. (Spon-da-ic-e )

SPONDÉE, s. m. (Spondeus.) Sorte d'e mesure ou de pied , dans les vers grecs et dans les vers latins, composé de deux syllabes longues.

SPONDYLE, s. m. (Spondjlus. )Verlehre.

La deuxième vertèbre du cou, | Genre de coquilles bivalves, très-voisin de celui des huîtres. (Spon-di-le.)

SPONGIEUX, EUSE. adj. {Spongiosus.) Poreux, de la nature de l'éponge. Semblable à l'éponge. ( Spon-jieu ; ze.)

SPONGITE. s. f. (Spongia.) Pierre rtini-

STA

plie de plusieurs trous, et qui imite l'éponge. (Spon-ji-te.)

SPONTANÉ, ÉE. adj. (Sport tan eus.) Se dit Des choses que l'on fait volontairement. Plusieurs écrivent encore Spontanée, au masc. I Se dit Des mouvements qui s'exécutent d'eux-mêmes ou sans cause extérieure apparente, | Évacuation spontanée. Celle qui n'est pas provoquée par un remède.

SPONTANÉITÉ, s. f. Qualité de ce qui est spontané.

SPONTANÉMENT, adv. D'une manière spontanée. (Spon-ta-né-man.)

SPONTON. s. m. V. Espowton.

SPORADIQUE. adj. àes 2 g. {Sporas, gr.) Se dit Des maladies qui ne sont point particulières à un pays , qui se montrent en tout temps , et qui attaquent chaque personne séparément par des causes particulières.

(Spo-ra-dic-e.)

SPORTULE. s. f. {Sportula.) Sorte de dons ou d'aumônes en comestibles que les grands de Rome faisaient disti'ibuer à leurs clients, par portions.

SPUTATION. s. f. (Sputare.) T. de médec. Action de cracher. (Spu-ta-sion.)

SQUALE, s. m. ÇScjualus.) Genre de poissons cartilagineux , allongés , vulgairement connus sous le nom de Chiens de mer, et dont le requin est une espèce. (Scoua-le.)

SQUAMMEUX , EUSE. adj. {Sqnamnwsus.) Écailleux, qui est couvert d'écaillés, ou qui a la forme d'une écaille. (Scoua-mcu ; ze.)

SQUELETTE, s. m. {Skelctos, gr.) Assemblage de tous les ossements d'un corps mort et décharné, dans leur situation naturelle. I Fam,, Personne extrêmement maigre et décharnée. ( Se dit Des, ouvrages d'esprit où le sujet est présenté d'une manière sèche , aride. (Sce-lë-te [c dur.].)

SQUINANCIE. s. f. V. Esquinancie.

SQUINE. s. f. Plante exotique, du genre des Salsepareilles, dont la racine est employée en médecine, comme sudorifique, et qu'on appelle autrement E^quine ou China, (Sci-ne [c m,].)

SQUIRRE. s. m. (Squirus.) (Qqns. écrivent Squirrhe et Squirrheiix. ) Tumeur dure et non douloureuse qui se forme en qq. partie du corps. (Sci-re [c m.].)

SQUIRREUX , EUSE. adj. Qui est dé la nature d(j squirre. (Sci-reu , ze [c m.].)

ST, ST. Terme invariable, signe qu'on emploie dans l'écriture pour exprimer un son que forme qqfs. la voix, lorsqu'on appelle qqn. St, st, -venez ici tout de suite. Il se prononce Sit , sit, et on ne fait sentir Xi que très- faiblement.

STABD^ITÉ. s. f. (Staèilitas.) Qualité de ce qui est stable. On dit plus ordin. Solidité. I S'emploie fig. j L'état de permanence dans un lieu. [ La propriété qu'un corps dérangé de son état d'équilibre a de revenir à cet état.

STA

STABLE, adj. des 2 g. {Stabilis.) Qui est dans un état, dans une assiette, dans une situation ferme. On dit plus ordin. Solide. \ Assuré, durable, permanent.

STADE, s. m. {Stadium.) Carrière où les Grecs s'exerçaient à la course , et qui était de 125 pas géométriques de longueur, ou environ 184 mètres. | Une longueur de chemin pareille à celle de cette carrière. | Chac[ue période ou degré d'une maladie , et particulièrement d'un accès de fièvre intermittente.

STAGE, s. m. {Stare.) La résidence que doit faire chaque nouveau chanoine, aiin de pouvoir jouir des revenus attaches à la prébende dont il a pris possession. ( L'espace de temps pendant lequel les avocats sont obligés de fréquenter le barreau avant d'être inscrits sur le tableau. (Sta-je.)

STAGIAIRE, adj. et subst. m. Qui fait son stage. (Sta-ji-è-re.)

STAGNANT, ANTE. adj. {Stagnans.) Il se dit Des eaux qui ne coulent point. | Se dit Du sang et deS humeurs lorsqu' ils cessent de circuler et s'accumulent dans qq. partie du corps ; ce qui amène l'altération de ces liquides. (Stag-nan.)

STAGNATION, s. f. {Stagnatio.) État de ce qui est stagnant. | Se dit en parlant Des affaijes de commerce ou de banque qui languissent, qui sont suspendues. (Stag-ua-sion.)

STALACTITE, s. f. {Stalaktos, gr.) Concrétion pierreuse qui se forme à la voûte des cavités souterraines,et dont la forme ressemble à celle des glaçons qui pendent -en hiver aux toits des maisons.

STALAGMITE s. f. {Stalagmias.) Concrétion pierreuse qui se forme en mamelons sur le sol des cavités souterraines, par la chute des sucs lapidifiques.

STALLE, s. f. ( Stallus, b. l, ) On appelle ainsi, dans les églises. Les sièges de bois qui sont autour du chœur , dont le fond se lève et se baisse, et sur lesquels sont assis les chanoines , les religieux, et ceux qui chantent au chœur. | Se dit , dans plusieurs théâtres , de Certains sièges , ordin. placés à l'orchestre, dont le fond se lève et s'abaisse. (Sta-le.)

STANCE. s. f. {Stanza, it.) Un nombre déterminé de vers formant un sens complet^ et assujetti, pour la mesure des vers et la mélange des rimes, à une règle qui s'observe dans toute la pièce. I Au pîur., Pièce de poésie composée d'un certain nombre de stances, j Stances irrégulières , Pièce de vers dont les stances diffèrent entre elles par le nombre ou la mesure des vers ou par l'entrelacement des rimes. (Stan-se.)

STAPHISAIGRE. s. f. {Staphisagria.) Plante dont la semence réduite en poudre, et incorporée avec du beurre, forme une espèce d'onguent dont on frotte la tête pour faire mourir la vermine. On l'appelle aussi Merbe aux poux. (Sta-fi-zè-gre.)

STA

STAPHYLIN. s. m. Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, qui ont des antennes grenues, des élytres couverts, et dont qcjs. espèces vivent dans le fumier, dans la carie des arbres, etc. (Sla-fi-Iin.)

STAPHYLÔME. s. m. {Staphjloma.) Tumeur qui se forme sur le globe de l'œil , e! qui ressemble à un grain de raisin. (Sta-filô-me.)

STAROSTE. s. m. Gentilliomme polonais jouissant d'une starostie,

STAROSTIK. s. f. Fief faisant partie des anciens domaines de Pologne , cédé par les rois à des gentilshommes, pour les aider à soutenir les frais des expéditions militaires.

STASE, s. f. (Siasis, gr.)T. de méd. Stagnation; mais il ne suppose pas une altération des liquides. (Sta-se.)

STATHOUDER. s. m. Mot hollandais.

Titre que Pon donnait au chef de l'ancienne république des Provinces-Unies. (Statou-der.)

STATHOUDÉRAT. s. m. Dignité du stathouder; Temps pendant lequel elle était exercée. (Sta-tou-dé-ra.)

STATICE. s. f. Genre de plantes qui renferme un très-grand nombre d'espèces : la plus connue, appelée vulg. Gazon d'Olympe. (Sta-ti-se.)

STATION, s. f. {Statîo.) Pause, demeure de peu de durée qu'on fait dans un lieu. | Se dit en parlant Des églises, des chapelles. et autels désignés par le supérieur ecclésiastique, que l'on va visiter, pour y faire certaines prières, afin de gagner les indulgences. I Faire ses stations , Visiter les églises désignées pour y gagner les indulgences, j Donner une station à un prédicateur , Le nommer pour prêcher dans une église pendant Pavent ou pendant le carême. | Dans les opérations trigonométriques et de nivellement, se dit Des différents lieux où l'on se place pour faire l'observation convenable. | L'état d'une planète lorsqu'elle paraît n'a- *'ancer ni ne reculer dans le zodiaque. |.Ë//-e en station, se dit Des vaisseaux auxquels on a assigné une étendue de mer, pour y établir leur croisière pendant un temps lixé. | Action de se tenir debout. (Sta-sion.)

STATIONNAÏRE. adj. des 2 g. {Stationarius.) Se dit D'une planète lorsqu'elle semble n'avancer ni ne reculer dans le zodiaque. I Se dit De certaines choses qui semblent rester au même point, sans avancer ni rétrograder. | Subsl. m. Petit bâtiïaent de guerre mouillé en tête d'une rade, pour exercer une sorte de police sur les bâtiments qui entrent et qui sortent. (Stasio-nè-re.)

STATIONNALE. adj. f. Se dit Des églises oîi l'on fait des stations dans les temps de jubilé. (Sta-sio-na-le.)

STATIONNEMENT, s. m. Action de sta-

STE Fof^,

tionncr. Se dit Des voitures. ( Sta-sio-ne man.)

STATIONNER, v. n. Faire une station,

s'arrêter dans un lieu. (Sta-sio-né.)

STATIQUE, s. f. (Statlca.) Partie de la mécanitpie qui a pour objet l'équilibre des corps solides. (Sta-tic-e.)

STATISTIQUE, s. f. (Status.) Science qui apprend à connaître un État sous les rapj)orts de son étendue, de sa population, de son agriculture, etc. | Description détaillée d'un pays relativement à son étendue, à sa population, à ses ressources agricoles et industrielles, elc. | Adj. des 2 g. Connaissances statistiques. (Sta-lis-tic-e.)

STATUAIRE, s. m. (Statuarius.) Sculpteur qui fait des statues. Se dit Des sculpteiu-s de l'antiquité. | Adj., Marbre statuaire. Marbre propre à faire des statues, qui est blanc et sans aucune tache ni veine. | Subst. fém. L'art de faire des statues. — Adj., L'art statuaire. (Sta-tu -è-re.)

STATUE, s. f. (Statua.) Figure de plein relief, représentant un homme ou une femme en entier. | Personne qui est ordin. sans action et sans mouvement.

STATUER, v. a. (Statuere.) Ordonner, régler, déclarer.

STATU OUO (m\ T lat. Dans l'état où sont aciueiiement les cnoses. j Statu quo^ subst. m. Maintenir le statu quo, (1-ne-statu-couo.)

STATURE, s. f. (Statura.) Hauteur delà taille d'une personne.

STATUT, s. m. (Statutum.) Loi , règlement, ordonnance. | Règle établie pour la conduite d'une compagnie, d'une communauté, d'un ordre, etc. (Sta-tu.)

STÉATITE. s. f. (^Steatitis.) Pierre onctueuse, d'un grain très-fin, qui se dissout dans l'eau, et y fait de l'écume comme du savon,

STÉATOCÈLE. s. f. (Sfeatocele.) Tumeur du scrotum causée par l'accunudation d'une matière semblable à du suif. (Sté-ato-sè-le.)

STÉATÔME. s. m. (Steatoma.) Tumeur enkystée , qui contient une matière grasse pareille à du suif.

STÉGANOGRAPHIE. s. f. (SteganograpJiia.) Art d'écrire en chiffres, et d'expliquer cette écriture. ( — gra-fie.)

STÉGANOGRAPHIQUE. adj. des a g.

Qui appartient à la stéganographie. ( — grafîc-e.)

STÈLE, s. f. Monument monolyihe ayant la forme d'un fût de colonne, d'un obélisque, d'un cippe.

STELLAIRE. adj. des 2 g. (Stellaris.) Qui a rapport aux étoiles. (Sfël-lè-re.)

STELLIONAT. s. m. (Stellionatus.) Crime que commet un homme en vendant \m immeuble qui n'est pas à lui, ou en déclaranl par un contrat que le bien qu'il vend est

Tor4 STÉ

franc de toute hypothèque , quoiqu'il ne le «oit pas. (Stël-Ii-o-na.)

STELLIONATAIRE. s. des 2 g. Celui ou celle qui commet le crime de stellionat. |Stël-li-o-na-tè-re.)

STÉNOGRAI^HE. s. m. {Sténos, grapheln, gr.) Celui qui possède et exerce l'art de la sténographie. (Sté-no-gra-fe.)

STÉNOGRAPHIE, s. f. {Sténos, graphe, gr.) Art d'écrire par abréviations, d'une manière aussi prompte que la parole. (Sténo-gra-fie.)

STÉNOGRAPHIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient à la sténographie. (Sté-no-grafic-e.)

STENTOR, s. m. Nom d'un guerrier qui était au siège de Troie, et qui avait, dit-on, une voix si éclatante, qu'elle faisait seule plus de bruit que celle de cinquante hommes criant tous ensemble. Fam. , Une voix de Stentor, Une voix forte et retentissante. (Stan-tor.)

STEPPE, s. m. {Stîpes.) Nom donné, dans l'empire de Russie, à des plaines vastes, élevées, dont les unes sont privées d'eau et stériles, dont les autres offrent des ruisseaux et des pâturages. (Slë-pe.)

STERE, s. m. {Stéréos, gr.) Mesure égale au mètre cube, et destinée particulièrement à mesurer le bois de chauffage.

STÉRÉOBATE. s. m. {Stereohata.)'£^pèce de soubassement sans moulure qui supporte un édifice.

STÉRÉOGRAPHIE. s. f. {Stéréos, graphe, gr.) Art de représenter les solides sur un plan.YSté-ré-o-gra-fie.)

STÉREOGRAPHIQUE. adj. des 2 g.

Qui a rapport à la stéréographie. ( — grafic-e.)

STÉRÉOMÉTRIE, s. f. {Stereometria.) La science qui traite de la mesure des solides.

STÉRÉOTOMIE, s. f. {Stéréos, tome, gr.) La science de la coupe des solides, et particulièrement de la coupe des pierres.

STÉRÉOTYPAGE. s. m. Action de stéréotyper, ou L'ouvrage qui en résulte. (Slé-réo-ti-pa-je.)

STÉRÉOTYPE, adj. des 2 g. {Stéréos, tupos, gr.) Se dit Des ouvrages imprunés avec des pages ou planches, dont les caractères ne sont pas mobiles, et que l'on conserve pour de nouveaux tirages. (Sté-ré-oti-pe.)

STÉRÉOTYPER. v. a. Imprimer un livre avec des pages ou des planches solides, au lieu de formes composées de caractères mobiles. (Slé-ré-oti-pé.)

STERÉOTYPIE. s. f. Art de stéréotyper.

I L'atelier où l'on stéréotype. (Sté-ré-oti-pie.)

Sl'ÉRILE. adj. des a g. (Sterilis.) Qui ne porte point de fruit, quoiqu ii^^uu .... iuîure à en porter. Champ stérile. Terre stérile.

Page 1