TEL
ment au cuir chevelu , et qui donne lieu à des écailles ou à de« croûtes plus oti moins épaisses et de formes variées. | Espèce de gale qui vient à l'écorce des arbres. | Espèce d'insecte qui ronge les étoffes, les livres, etc. (Tè-ne [ n m.J.)
TEIGNE, s. f. (Tinea.) Maladie qui consiste dans la pourriture de la fourchette du pied du cheval.
TEIGNEUX , EUSE. adj. et s. Qui a la teigne. | Balles teigneuses. Balles dont le cuir est trop gras, et sur lesquelles l'encre ne peut pas prendre. {Tè-neu ; ze [n m.l.)
TEILLE, s. f. r. TiLLR.
TEILLER. V. a. F. Tiller.
TEINDRE. V. a. {Tingere.) {Je teins, il' t?int ; nous teignons , ils teignent. Je teignais. Je teignis. J'ai teint. Je teindrai. Je teindynis. Teins, teignez. Que je teigne. Que je teignisse. Teignant.) Faire prendre à une étoffe ou à qq. autre chose une couleur différente de celle qu'elle avait, en la plongeant dans une liqueur préparée et chargée d'une substance colorante qui la pénètre et qui s'y arrête, j Se dit Des choses qui colorent l'eau et les autres liqueurs où on les jette. | Se dit De plusieurs autres cJioses qui impriment ordin. une couleur qu'il est difficile de faire disparaître. (Tin-dre.)
TEINT, s. m. ( Tinctus. ) Manière de teindre. Le petit teint, ou Le faux teint, ou Le mauvais teint , Celui qui se fait avec des drogues de moindre prix, dont la couleur tient peu. (Tin.)
TEINT, s. m. {Tinctus.) Le coloris du visage.
TEINTE, s. f. {Tingere.) Se dit Des nuances qui résultent du mélange <le deux ou de plusieurs couleurs. | Le degré de force que le peintre doiuie aux couleurs. | Teinte plate. Teinte uniforme. | Demi - teinte , Teinte extrêmement faible; et plus ordin. Ombre légère , ton moyen entre la lumière et l'ombre. | Apparence légère. (Tin-te.)
TEINTER. V. a. ( Tingere. ) Colorier J'une manière plate, plus ou moins foncée. (Tin-té.)
TlilINTURE. s. f. Liqueur préparée pour teindre. | L'impression de couleur que cette liqueur laisse sur les étoffes et sur les autres choses que l'on teint. | Dissolution d'une substance colorée dans l'esprit-de-vin ou dans qq. autre liqueur. | Connaissance superficielle dans qq. science, dans qq. art. (L'impression que la bonne ou mauvaise éducation laisse dans l'âme. CTin-tu-re.)
TEINTURIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui exerce l'art de teindre. (Tin-tu-rié.)
TEL, ELLE. adj. {Talis.) Pareil, semblable, qui est de même, de la même qualité I Se construit avec Que, lorsqu'il sert à marquer le rapport, la ressemblance de deux choses que l'on compare ensemble. | Va homme tel que lui , Un homme de son i
TÉM io4f
mérite, de son rang, etc. j S'emploie poét., au lieu de la conj. ^insi, pour itidi(nier une comparaison. | Se dit Des pcrsoiuies , des lieux , des choses qu'on ne veut ou qu'on ne peut désigner qu'indélenninénu^il. | Quelqu'tin indétermiuénient. | Tti. QUF.r, Aussi ujauvais que bon, et même Plus mauvais que l)on, de peu de valeur, de peu de considération. | De telle sorte, que; ev
TELLE SORTE, QOE. loC COUJ. À UH tcI
point , que. (Tel ; è-le.)
TÉLAMONS. s. m. pi. {Telamones.) Statues employées dans l'architecture pour porter les corniches et les entablements. (Te-Iamon.)
TÉLÉGRAPHE, s. m. {Télé, graphô, gr.) Machine placée sur un lieu élevé, laquelle exécute certains mouvements convenus que répètent, l'une après l'autre, des machines pareilles placées de distance en distance, de manière à transmettre au loin et en très-peu de temps un avis, une nouvelle. (Té-légra-fe.)
TÉLÉGRAPHIQUE, adj. des 2 g. Qui a rapport au télégraphe. ( IS'ouvetle , dépêche téiégrap/iinue y Nouvelle qui est arrivée par le télégrapne. (Té-lc-gra-fic-e.)
TÉLESCOPE, s. m. {Telescopium.) Nom générique de tous les instruments d'astronomie, soit à réflexion, soit à réfraction, qui servent à observer les objets éloignés, tant sur la terre que dans le ciel. ( Se dit surtout Des télescopes à réflexion. (Té-lësco-pe.)
TÉLESCOPIQUE. adj. des 2 g. Qui se fait avec le télesco[)e, ou Qu'on ne voit qu'à l'aide du télescope. (Té-lés-co-pic-e.)
TELLEMENT, adv. De telle sorte. | De sorte. I Tellement quellement. loc. adv. et fam. D'une manière telle quelle , ni fort bien, ni fort mal, mais plutôt mal que bien. (Të-le-man.)
TELLIÉRE. s. f. Nom d'une sorte de beau papier qu'on emploie surtout pour les impressions de bureau et pour les pétitions. (Të-liè-re.)
TELLURE, s. m. Métal solide, d'un blanc bleuâtre, très-brillant, lamelleux et fragile. (Tël-lu-re.)
TÉMÉRAIRE, adj. des 2 g. {Temeran'us.) Hardi avec imprudence. | Jugement téméraire. Jugement qu'on fait en mauvaise part d'une personne ou d'une action, sans être fondé sur des preuves suffisantes. | Subst., Un jeune téméraire. (Té-mé-rè-re.)
TÉMÉRAIREMENT, adv. Avec une hardiesse imprudente, inconsidérément. | Contre droit et sans raison. (Té-mé-rè-re- man.)
TÉMÉRITÉ, s. f. {Temeritas.) Hardiesse imprudente et présomptueuse.
TÉMOIGNAGE, s. m. Action de témoigner, rapport d'un ou de plusieurs témoins sur un fait, soit de vive voix, soit par écrit. I Le témoignage des sens. Ce que les
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TEM
sens nous apprennent, nous font connaître sur l'existence et les qualités des objets extérieurs. I Preuve, marque de qq, ch. (Témoua-rta-je [n m-.].)
TÉMOIGNER, v. a. (Testimonium.) Porter témoignage, servir de témoin. | Marquer, fedre connaître ce qu'on sait, ce qu'on sent, ce qu'on a dan* la pensée. (Té-moua-né [n m.].)
TÉMOIN, s. m. (Testimonium.) Celui qui a vu ou entendu qq. fait, et qui en peut faire rapport. I 11 s'emploie en parlant D une femme, sans cnanger de genre. | Se dit Des personnes dont on se fait assister pour certains actes. I Se dit De ceux qui accompagnent un homme qui doit se battre en duel, j Celui qui voit qq. ch. , qui en est spectateur, ou qui l'entend. | Adv., Prendre qqn. à témoin. Invoquer son témoignage. | Marque, monument, ce qui sert à faire connaître. | Adv, et au commencement d'une phrase, se dit D'une chose qui sert à prouver ce qu'on vient d'avancer. | Au plur.. Petits morceaux de tuile, d'ardoise, etc., qu'on enterre sous les bornes d'un champ, d'un héritage, afin de connaître dans la suite si ces bornes n'ont point été déplacées. | Au plur.. Certaines buttes ou élévations de terre qu'on laisse pour faire voir de quelle hauteur étaient les terres qu'on a élevées tout autour. I Au plur.. Feuillets d'un livre, que le relieur a laissés exi)rès sans les rogner, pour faire voir qu'il a épargné la marge autant qu'il hn a été possible. |E« témoin de quoi. loc. adv. En témoignage de quoi, en foi de quoi. (Té-mouin.)
TEMPE, s. f. {Temptu.) La partie de la tète qui est depuis l'oreille jusqu'au front. (Tan-pe.)
TEMPÉRAMENT, s. m. {Temperamentum.) (^omplexion, constitution au corps, qui résulte de la proportion des prinri(>es tant solides que liquides dont il est composé. j Se dit Du caractère, en y joignant une épilhete. | Absol., Avoir du tempérament. Être fort porté et fort propre au plaisir physique de l'amour. | Se dit Des expédients et des adoucissements qu'on propose pour conciher les esprits, et pour accommoder les affaires. I Altération légère qu'on fait subir à de très-petits intervalles, pour que la même corde puisse exprimer, sans dissonance choquante, l'un ou l'autre des deux sons voisins entre lesquels ces deux intervalles se trouvent compris. ( Tan-pé-ra-
TEMPÉRANCE, s. f. (Temperantia.) Vertu morale qui règle, qui modère les passions et les plaisirs, particulièrement les désirs sensuels. | Sobriété, usage modéré du boire et du manger. (Tan-|»é-ran-se.)
TEMPERANT, ANTE. adj. et subst. Qtii a la vertu de tempérance, j Remède qui a
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la vertu de tempérer, de calmer. (Tan-péran.)
TEMPÉRATURE, s. f. {Temperatura.) L'état sensible de l'éiir qui affecte nos organes, selon qu'il est froid ou chaud, sec ou humide. | Le degré de chaleur qui se manifeste dans un lieu ou dans un corps. (Tanpé-ra-tu-re.)
TEMPÉRER. V. a. (Temperare.) Modérer, diminuer l'excès d'une qualité, de qq. manière que ce soit. | Tempérer sa bile. Réprimer sa colère. I Tempéré, ée. adj. Air tempéré. L'air qui n'est ni trop froid ni trop chaud. I Subst. m. Se dit en parlant Du baromètre et du thermomètre, j Adj. Modéré, jKJsé, sage. (Vi.) | Et s. m. adj. Se dit, en t. de rhétorique. D'un genre mitoyen entre le genre simple et le genre sublime, et qui admet plus d'ornements que le premier, moins de mouvements que le second. (Tan-pé-ré.)
TEMPÊTE, s. f. {Tempesta.) Orage, violente agitation de l'air, souvent accompagnée de pluie, de grêle, d'éclairs, de tonnerre, etc. I (irande persécution qui s'élève centre qqn. pour le perdre, pour l'accabler. | Trouble violent dans un État, ou dans l'âme de qqn. (Tan-pè-te.)
TEMPÊTER. V. n. Faire bien du bruit par mécontentement. Fam. (Tan-pê-té.)
TEMPKTELX, EL'SE. adj. Qui est sujet aux tempêtes, ou qui cause une tempête. (Tan-pè-teu ; se.)
TEMPLE, s. m. (Templum.) Édifice public consacré à Dieu, ou à ce qu'on révère comme Dieu. | Absol., Le temple que Salomon bâtit à Jérusalem par ordre de Uieu. I Se dit, absol.. Des heux où demeuraient, en certaines villes, les chevaliers nommés Chevaliers du Temple, ou Templiers. | Se dit Des lieux où les prolestants s'assemblent pour l'exercice de leur religion. | Poét., se dit Des églises cathohques. (Tan-ple.)
TEMPUER. s. m. {Templum.) Nom des chevaliers d'un ordre militaire et religieux, institué au commencement du xii* siècle pour défendre contre les infidèles les pèlerins qui allaient visiter la terre sainte. (Tan-plié.)
TEMPORAIRE, adj. des 2 g. {Temporç^ rius.) Qui est pour un temps. (Tan-porè-r^i.)
TEMP<3RAIRE]VIENT. adv. Pour un temps. (Tan-po-rè-re-man.)
TEMPORAL, ALE. adj. {Temporalis.) Qui a rapport aux tempes. (Tan-po-ral.)
TEMPORALITÉ. s. {.{Temporalitas , b.l) Nom qu'on donnait à la juridiction du domaine temporel d'un évéché, d'un chapitre, d'une abbaye. (Tau-po-ra-li-té.)
TEMPOREL, ELLE. adj. {Temporalis.) Qui passe avec le temps, périssable. | Séculier. I Subst. m. Le revenu qu'un ecclésiastique tire de son bénéfice. |La puissance temporelle des rois. (Tan-po-rèl; è-le.)
TEMPORELLEMENT. adv. Se dit par
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opposition à Éternellement (Tan-po-rë-leman.)
TEMPORISATION, s. f. Action de temporiser. (Tan-po-ri-sa-sion.)
TEMFORISEMEIVT. s. m. Retardement, dans l'attente d'un moment plus favorable. (Tan-j)O-ri-ze-nian.)
TEMPORISER, v. n. (Tempus.) Retarder, différer, dans l'attente d'une occasion favorable, d'un temps plus favorable. (Tanpo-ri-zé.)
TEMPORISEUR. s. m. Celui qui temjm- Hse, qui est dans l'babitude de temporiser. (Tan-|)o-n-zeur.)
TEMPS, s. m. (Tempus.) La durée des choses, marquée par certaines périodes ou mesures, et principalement par le mouvement et la révolution apparente du soleil. 1 Un temps. Un certain espace de temps, j Cela n'a (juun temps, se dit D'une chose qui ne dure que fort peu. | La succession des jours, des heures, des moments, considérée par rapport aux différeiits travaux, aux diverses occupations des personnes. |Absol., Passer le temps. Se distraire eu attendant l'heure marquée pour qq. ch. | Fam., Tuer le temps. Faire des riens, des inutilités pour se désennuyer. | Ut» temps prélix , ou Une durée limitée. | Délai. | Loisir. | Conjoncture, occasion propre. | La saison propre à chaque chose. I Qiiatre-Temps , Les trois jours de jeûne ordonnés par l'Église en chacune des quatre saisons de l'anrjée. | Se dit Des siècles, des différents âges, des différentes époipies, et par rapport à la chronologie. | Se dit par rapport à L'état où sont tes choses pour le gouvernement d'un pays, pour le« manières de vivre, pour les mode*, etc. | La disposition de l'air ; L'état de l'atmosphère, ( À la mer. Gros temps. Temps d'orage. I Se dit, en L de danse, d'escrime, etc.. Des moments précis pendant lesquels il faut faire certains mouvements, qui sont distingués et séparés par des pauses. | Un temps de galop. Une galopade qui ne dure pas très-longtemps. 1 Se dit, en t. de mus., Des principales divisions de la mesure, dont les unes sont plus marquées que les autie» dans l'exécution , quoique d'aillmrs elles soient égales en durée. | Se dit Des preuves, des silences qu'on observe ou qu'il faut observer entre certaines phrases , en.rt certains mots. | Se dit Des différentes inflexions qui marquent d^iis les verbes le temps auquel se rapporte l'action ou l'état dont on parle, | À temps, loc. adv. Assez tôt. I À TEMPS. Pour un temps fixe. | An
ISF.ME TEMPS, EN hÉuK TEMPS. loC. adv.
Dans le même instant, à la même heure, ensemble. | De tout temps, loc adv. Toujours. I Dk temps ek temps, de temps 1 AUTRE, loc. adv. De fois à autre, quelquefois. I Enr TEMPS ET usu. loc. adv. Dans le temps et le lieu convenables. | Suiyaitt ou SKuan
TEN
LE TEMPS, SUIVAITT OU SILOIT X,BS TEMPS.
loc. adv. Conformément à U circonstance.
(Tan.)
TENARLE. adj. des a g. (Tenere.) Se dit D'un lieu, d'un poste, d'une plire où l'on peut se défendre, où l'on peut demeurer sans un trop grand péril. | Se dit D'uu lieu, d'un endroit où l'on peut demeiurer commodément.
TENACE, adj. des a g. (re^aj-^ Visqueux, adhérent , qui résiste à la séparaiion. ( Fam., Avare, qui ne donne qu'avec peine. | Qui est attaché opiniâtrement à ses idées , à ses projets, à ses prétentions. | Se dit De^ plantes et des parties de plantes qui s'attachent , s'accrochent à ce qui les touche, telles que les tiges et les semences du graleron. (Tena-se.)
TÉNACITÉ, s. f. (Tenacitas.) Qualité de ce qui est tenace. | La propriété en vertu de laquelle certains corps soutiennent une pression, une force, un tiraillement considérable sans se rompre. | Avarice, attachement invariable à une idée, à un projet, etc. (Téna- si-té.)
TENAILLE, s. f. (Tenaculum.) Instrument de fer composé de deux pièces attachées l'un* à l'autre par une goupille, autour de laquelle elles s'ouvrent et se resserrent pour tenir ou pour arracher quelque chose. | Ouvrage composé de deux faces qui présentent un angle rentrant vers la campagne, et qui sert à couvrir une courtine. (Te-na-lle [Il m.],)
TENAILLER, v. a. Tourmenter un criminel avec des tenailles ardentes. (Te-na-Ué ni m.].)
TENAILLON. s. m. Petite tenaille, ouvrage construit vis-à-vis l'une des faces de la demi-lune. (Te-na-Uon [11 m.].)
TENANCIER, 1ERE, s, (Tenere.) Celui, celle qui tenait des terres en roture , dépendantes d'un 6ef auquel il était dû des cens, ou autres droits. | Le fermier d'une petite métairie dépendante d'une plus grosse ferme. (Te-nan-sié.)
TENANT, ANTE. adj. Qui tient. Séance tenante , Dans le cours de la séance, avant la clôture de la séance.
TENANT, s. m. (Tenere.) Celui qui, dans un tournoi , entreprenait de tenir contre toutes sortes d'assaillants. | Fam. , Celui qui, dans une discussion, soutient une opinion contre ceux qui la combattent. | Celui qui défend une personne dans une conversation. - Les tenants et aboutissants d'une pièce de terre , Les héritages ou |)ièces de terre, etc., qui y sont adjacents , qui le bornent de divers côtés. I Tout eh nu tenawt, toct d'cw TEWANT. loc, adv. Sans interruption, d'une même continuité.
TÉN ARE. s. m. (Tcenarus.) Poét., L'enfer des païens.
TENDAjyCE. s. f. (Tendere.) L'action , la . force par laquelle un corps tend à se mou-
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TEN
voir vers un côté , ou à pousser un autre corps qui l'en empêche. | La simple direction du mouvement. | Une direction sensible , apparente, ver» un but, vers une fin. (Tan dan-se.)
TENDANT , ANTE. adj. Qui tend à qq.
fin , qui va à qq. fin. (Tan-dan.)
TENDEUR, s. m. Celui qui tend qq. ch.
(Tan-deur.)
TENDINEUX, EUSE. adj. Qui a du rapport au tendon, qui approche de la nature des tendons. (Tan-di-neu ; ze.)
TENDON, s. m. {Tendo.) Partie fibreuse, blanchâtre , ronde ou aplatie , qui forme l'extrémité des muscles , et qui sert à les attacher aux os ou à d'autres parties. [La partie postérieure des jambes des cnevaux , qu'on appelait autrefois Le nerf. (Tan-don.)
TENDRE, adj. des 2 g. {Tener.) Qui peut être aisément coupé, divisé. ( Se dit De la viande, lorsqu'elle est aisée à couper, à inciser , à broyer avec les dents, j Se dit Du pain nouvellement cuit. | Sensible, délicat, qui est aisément pénétré par les impressions de l'air. | Avoir la conscience tendre, Etre délicat sur les choses qui intéressent la conscience. I Qui a de la tendresse , qui est sensible à l'amitié , à la compassion , et plus particulièrement à l'amour. | Se dit Des choses propres à exprimer , à inspirer l'amitié , la compassion, et principalement l'amour. | Un air tendre , Un air touchant et passionné. I Se dit De certains coups de pinceau extrêmement délicats. ( Couleur tendre , Couleur délicate, qui ne fatigue point la vue. | Subst. m. et fam. Tendresse. (Tan-dre.)
TENDRE. V. a. {Tendere.) {Je tends , // tend ; notis tendons , ils tendent. Je tendais. J'ai tendu. Je tendis. Je tendrai. Je tendrais. Tendj, Que je tende. Que Je tendisse. Tendant.) Tirer et bander qq. ch. , comme une corde , un arc , etc. | Tendre un pavillon , une tente , Les dresser et les mettre en état de servir. | Tendre une chambre , etc. , La tapisser , la parer de tapisserie, j Absol., Tapisser , orner de tapisserie, j Présenter en avançant. | V. n. Aller à un certain terme, aboutir.
TENDREMENT, adv. Avec tendresse. Les mères aiment tendrement leurs enfants. (Taii-die-maii.)
TENORFSSE. s. f. Qualité de ce qui est tendic». La sensibilité à l'amitié, à l'amour, aux affections de la nature. | La passion même de l'amour. | (Tan-drë-se. )
TENDRETÉ, s. f. (Teneritas.) Qualité de ce qui est tendre. Se dit Des viandes, des fruits, des légumes. Peu usité. (Tan-dre-té.)
TENDRON, s. m. (Tener.) l^omgeon, rejeton tendre de qqs. arbres, de qqs. plantes. |Se dit Des cartilages qui sont à l'extrémité des os de la poitrine de quelques animaux. Manger une fricassée de tendrons de veau, (Tan-dron. )
TEÎ^
TÉNÈBRES, s. f. pi. {TeneBrœ.) Privation de lumière , obscurité. | Se dit Des matines qui se chantent l'après-dînée du mercredi, du jeudi et du vendredi de la semaine sainte. (Té-nè-bre.)
TÉNÉBREUX, EUSE. adj. {Tenebrosus.) Sombre , obscur. (Té-né-breu ; ze.)
TÉNEMENT. s. m. {Tenere.) Métairie dépendante d'une seigneurie. (Té-ne-man.)
TÉNESME. s. m. (Tenesmus.) Épreintes fort douloureuses qu'on sent au fondement, avec des envies continuelles et presque inutiles d'aller à la selle. (Té-nës-me.)
TÉNETTES. s. f. pi. (Tenere.) Instrument de chirurgie , qui sert à saisir et à tirer la pierre de la vessie dans l'opération de la taille, (Té-në-te.)
TENEUR, s. f. (Ténor.) Ce qui est con tenu mot à mot dans un écrit , son texte littéral.
TENEUR, s. m. Teneur de livres , Celui qui , chez un négociant , écrit régulièrement sur les livi'es ou registres ce qui entre dans la caisse et ce qui en sort , ce qui est acheté et ce qui est vendu , ce qui est payé et ce qui est dû.
TÉNUl. s. m. Mot lat. Le ver solitaire. r. Ver.
TENIR, v. a. (Tenere.) (Je tiens, il tient ; nous tenons, ils tiennent. Je tenais. Je tiru. J'ai tenu. Je tiendrai. Je tiendrais. Tiens, tenez. Que je tienne. Que je tinsse. Tenant. Tenu.) Avoir à la main , avoir entre les mains. | Absol., Tenet, Prenez ce que je vous présente. Se dit fam., uniquement Pour s'attirer l'attention. | // en tient, se dit D'un homme à qui il arrive qq. ch. de fâcheux. | Posséder , occuper. | Tenir qq. ch. de qqn. , Lui en avoir l'obligation. | Ne tenir rien de qqn. , Ne lui avoir aucune obligation; ne point dépendre de lui. | Tenir qq. ch. de qqn. , L'avoir appris de qqn. | Se dit Des maladies tant du corps que de l'esprit , et Des différentes passions de l'âme dont on est comme possédé ou saisi. | Occuper, remplir. I Tenir prison , Demeurer en prison, j Se dit en parlant De certains lieux que l'on occupe, de certaines choses dont on fait métier ou profession. I Se dit en parlant De l'ordre dans lequel les personnes ou les choses sont placées, du rang qu'elles occupent. | Tenir sa partie, Chanter ou jouer sa partie. | Se dit en parlant Des assemblées, des fonctions publiques, qui regardent le gouvernement et la politique d'un État. | Mettre et garder en qq. lieu. I Tenir qqn. chez soi. L'avoir chez soi. ( Maintenir, entretenir. | Contenir, renfermer, ou Être susceptible de contenir , de renfermer. ( Anêter, fixer. | Réprimer, empêcher de faire, de dire. [Faire qu'une personne ou qu'une chose demeure dans un certain état, dans une certaine situation. | Occuper durant qq. temps. | Réputer, estimer, croire. |Pro- '. I Réputer. | V. a. Tenir un chemin, une
TEN
route. Suivre un chemin , une route. | Tenir une bonne conduite , Se conduire bien. | Tenir sa parole, sa promesse. Exécuter ce qu'on a promis. | Ne tenir compte de qqn. , de qq. ch. , N'en faire point de cas, ne s'en pas soucier. | Absol., au trictrac, N'être pas forcé par le dé de rompre son plein , ou Continuer à jouer sans lever les dames. | V. n. Être attaché à qq. ch. , être difficile à ôter , à arracher ou à déplacer. | Tenir à qqn, , Lui être attaché par qq. lien d'intérêt, d'amitié, de reconnaissance, etc. | Dépendre, résulter, provenir de. | Se dit, impersonn., Des obstacles, des considérations qui empêchent de faire qq. f h. | Être contigu. | Tenir pour qqn., Être dans les intérêts, dans le parti de qqn.; être de l'opinion, du sentiment de qqn. | Résister. | Tenir bon , tenir ferme , Résister , se défendre. | Ne se point relâcher, ne se point laisser aller aux persuasions d'autrui. I En pariant D'un traité , d'un marché , Subsister sans aucun changement, sans aucune altération. | Demeurer en un certain état. I Etre compris dans un certain espace, dans une certaine mesure. | Tenir ses séances, être assemblé. | Durer, avoir lieu. | Se tenir, pron. , Se prendre , s'attacher à qq. ch. pour s'empêcher de tomber. | Se tenir, s'en tenir à qq. ch. , S'y arrêter , s'y fixer de telle sorte, qu'on ne veuille rien de plus. | Etre, demeurer dans un certain heu. | Etre, demeurer dans une certaine situation, dans un certain état. 1 5e tenir bien , se tenir mal. Avoir un bon , un mauvais maintien. | Avoir lieu. ) Tenu , de. part. Un jarJin bien tenu , Bien cultivé. iQui est obligé à faire qq. ch.
TENOrif. s. m. {Tenere.) L'extrémité d'une pièce de bois ou de métal diminuée d'une partie de son épaisseur, qu'on fait entrer dans une mortaise. | Petite cheville de fer qui sert à assujettir le canon d'une arme sur son bois. I La partie postérieure de la grande capucine d'un fusil de munition, qui est percée de manière à laisser passer la baguette.
TÉNOR, s. m. T. ital. Voix de taille, ou simplement taille , c'est-à-dire, Une voix moyenne entre la haute-contre et la bassetaille. I Un chanteur qui a ce genre de voix.
TENSION, s. f. (Tensio.) État de ce qui est tendu. | Tension d'esprit , Grande application. (Tan-sion.)
TENSON. s. m. Dispute sur une question (le galanterie entre deux ou plusieurs poètes. ( Tan-son. )
TENTACULE, s. m. (Tentare.) Sorte de filaments dont plusieurs animaux sont pourvus, et qu'ils tendent en avant, soit pour tâter le terrain ou les objets environnants, soit pour saisir leur proie. ( Tan-ta-cu-le [c m.].)
TENTANT, ANTE.'adj. Qui tente, qui cause une envie, un désir. ( Tan-tan. )
TENTATEUR, TRICE. s. Celui, celle qui
TÉN
tente. | Absol., Le tentateur. Le démon. — Adj., L'esprit tentateur. ( Tan-ta-leur ; tri-se. )
TENTATION, s. f. (Tentatio.) Mouveu)ent intérieur par lecpiel on est porté, sollicité à des choses qui sont d'elles-niémes indifférentes, et q(|fs. même à des choses qui ont qq. sorte d'inconvénient. | Se dit Du mouvement inlçrieur (|ui excite l'honmie au mal , et qui vient ou de qiiel()ije objet extérieur, ou de la suggestior» du diable, ou de la concupiscence, f Tan-ta-sion. )
TENTATIVE, s. f. ( Tentatus. ) Action par lacjuelle on tente, on ej?saye de faire réussir cjq. ch. | Le premier acte que fjiit, la première thèse que soutient celui qui veut être reçu licencié en théologie. (Tan-tati-ve. )
TENTE, s. f. ( Tentum. ) Espèce de pavillon fait ordin. de toile, de coutil , etc., dont on se sert à la guerre, à la campagne, pour se mettre à couvert. | Petit rouleau de charpie qu'on met dans les plaies, poiir empêcher qu'elles ne se referment trop tôt , pour di' later une ouverture ou un canal. ( Tan-le. )
TENTER. V. a. (Tentare.) Essayer, éprouver, mettre qq. moyen en usage pour faire réussir qq. ch. | Tenter fortune. Hasarder qq. ch. dans l'espérance du succès. | Éprouver la fidélité. | Tenter Dieu , Lui demander des miracles, des effets de sa toute- puissance, sans nécessité. | Donner envie, inspirer le désir, l'envie de faire qq. ch. j Fam., Être bien tente de faire qq. ch.. En avoir une ex tréme envie. | Solliciter au péché, au mal. ( Tan-té. )
TENTURE, s. f. Certain nombre depiècei; de tapisserie, ordin. de même dessin, de même facture, se servant l'une à l'autre de penchants, ou représentant des sujets qui font suite l'un à l'autre. | Se dit Des étoffes, du cuir, du papier peint , etc. , qui servent à tapisser une chambre. ( Tan-tu-re. )
TÉNU , UE. adj. ( Tenuis. ^ Qui est fort délié, qui est peu compacte.
TENUE, s. f. {Tenere.) Le temps pendant lequel certaines assemblées se tiennent, | Assiette ferme d'un homme à clieval. | Le temps n'a point de tenue , Il est fort variable, j Manquer de tenue. Avoir une mauvaise manière de se tenir, manquer de maintien dans le monàe.\ N'avoir pas de tenue. Etre léger, changer souvent d'avis. | Avoir une bonne tenue , Être propre et soigné sans recherche dans ses habits. | Tenue noble , Fief qui relève d'un autre fief^jT. de trictrac. L'action du joueur qui, ayant gagné un ou plusieurs trous, pourrait s'en aller, et ne s'en va pas.| Tenue de livres , tenue d'un registre , L'action de tenir les livres, de tenir un registre. I La continuation d'une même note pendant quelques mesures. | Tout d'ukk tewue. loc. adv. Tout d'un tenant,
TÉNUITÉ, s. f. {Tenuitas.) Qualité d'uft» chose ténue.
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TENTTRE. s. f. Mouvance, dépendance et
étendue d'un fief.
TÉOKKE. s. m. Espèce de luth à long manche dont les cordes sont simples, et dont on se sert soit pour jouer des pièces, soit pour accompagner !a voix. Qqns. écrivent Tfieorhe , et d'autres Tuorbe.
1 EKCEK ou IT.KSER. v. a. ( Tertiare. ) Donner un troisième labour, une troisième façon à la vigne. ( Tër-sé. )
TERCET, s. m. ( Tertiiu. ) Couplet ou stancp de trois vers. (Tér-së. )
TÉRÉBENTHINE, s. f. {Terebinthîna,) Résine qui coule du térébinthe et d'autres arbres résineux. ( Té-ré-ban-ti-ne. )
TÉRÉBINTHE. s. m. {Terebinthus.) Arbre résineux et toujours vert , dont le fruit vient par grappes , et est à peu près de la grosseur de la graine de genièvre. (Té-rébin-te. )
TÉRÉBRATTON. s. f. (Terebratîo.) Action de percer un arbre pour en tirer la gomme, la résine, etc. ( Té-ré- bra-sion.)
TERGIVERSATION, s. {.{Tergiversatio.) Action de tergiverser. (Tor-ji-ver-sa-sion.)
TERGIVERSER, v. u. (Fer^/Wriar/.) Prendre des détours, prendre des faux-fuyants pour éloigner ou pour éluder la conclusion d'une affaire, la décision d'une question, etc. (Tërji-vër-sé. )
TERME, s. m. ( Terminus.) Fin, borne des actions et des choses qui ont qq. étendue de lieu ou de temps. | Terme d'un rapport , Chacune des quantités qui composent le rapport, j Temps preux de payement, j La somme due au bout du terme. | Le temps au bout duquel une femme doit accoucher, dans le cours ordinaire de la nature. | Se dit Des femelles de q(|s. animaux. ( Une borne que surmonte un simulacre de tête humaine. Un buste terminé en gaine, j xMot , diction. | Se dit Des façons de parler qui sont particulières à qq. art , à qq. science. I Au plur. , L'état où est une affaire , la position où est une personne à l'égard d'une autre, par rapport à une affaire. (Tër-me.)
1ER M ES. s. m. ( Tarmes. ) Espèce d'insectes vulg, appelés Fourmis blanches , qui naissent dans les pays très-chauds , et qui sont fort destructeurs. On les nomme aussi Termites. ( Ter-mès. )
TERMINAISON, s. f. (Terminatio.) État d'une chose qui se termine, qui cesse, qui finit. (Dé,sinence d'un mot. (Ter-mi-në-zon.) TERMINAL, ALE. adj. {Terminalis.) Se dit De ce qui termine une partie, de ce qui en occupe ou en forme l'extrémité supérieure. ( Fer mi-nal. )
TERMINER, v. a. (Terminare.) Borner, limiter, être à la fin , marquer la fin. | Achever, finir. I Pron. , Se passer, s'achever. | Se dit De la désinence d'un mot , de la manière dont un mot s'écrit et se prononce à la dernière syllabe. (Tër-mi-né.) (
TER
TERMITE. 8. m. r. Tsmuis.
TERNAIRE, adj. des a g. (Temtzrius.) Nombre ternaire. Nombre de trois. (Tërnè-re )
TERNE, adj. des a g. (Terrenus.) Qui n'a point l'éclat qu'il doit avoir, ou qui en a peu en comparaison d'une autre chose.
( Tër-ne. )
7 ERNE. s, m. (Ternus.) Réunion de trois nombres pris à la loterie, et hés ensemble de manière qu'ils ne doivent produire un gain qu'à condition qu'ils sortiront tous trois au même tirage, j Se dit, au loto, de Trois numéros gagnant ensemble sur la même ligne horizontale ou de la même couleur.
TERNE, ÉE. ad]. (Ternus.) Se dit Des parties qui sont au nombre de trois sur un support commun. (Tër-né.)
TERNES, s. m. (Ternus.) Se dit lorsque le coup de dés amène deux trois. On dit aussi Un terne. (Tër-ne.)
TERNIR. V. a. Rendre terne, obscur; ôter ou diminuer l'éclat de qq. ch. (Tër-nir.) TERNISSURE, s. f. État de ce qui est terni. (Tër-ni-su-re.)
TERRA G E. s. m. Droit qu'avaient plusieurs seigneurs de prendre en nature une certaine partie des fruits provenus sur les terres qui étaient dans leur censive. ( Téra-je.)
TERRAGE. 8. m. Action de terrer le sucre.
TERRAIN, s. m. (Terrenum.) Espace de terre, considéré, soit par rapport à qq. ouvrage qu'on y fait ou qu'on pourrait y faire, soit par rapport à qq. action qui s'y passe. | Gagner du terrain. Avancer peu à peu dans une affaire. | Etre sur son terrain, Parler de choses que l'on connaît bien, agir dans une affaire du genre de celles dont on a l'habitude. I La piste qu'on suit dans le manège en travaillant son cheval. | La terre, par rapport à certaines qualités. | Se dit Des différentes couches de terre par rapport à leur ancienneté et à leur position. (Tè-rin.)
TERRAL. s. m. (Terra.) Vent de terre.
(Té-ral.)
TERRAQUÉ , ÉE. adj. ( Terra, aqua. ) Composé de terre et d'eau. Le globe terra- (]ué. Le globe que nous habitons. (Tè-rac-é [c m.].)
TERRASSE, s. f. (Terraceus.) Levée de terre faite de main d'homme, ordin. soutenue par de la maçonnerie, et procurant ou la commodité de la promenade ou le plaisir de la vue, dans un jardin, dans un parc , au devant d'un grand édifice , etc. | Ouvrage de maçonnerie en forme de balcon, de galerie découverte | La couverture d'un édifice, lorsqu'elle est en plate-forme. I Le devant, le premier plan des paysages. (Tèra-s«.) TERRASSEMENT. ». m. Action detnuw-
TER
porter des terres en qq. endroit, et dV* 'rôrrner un amas , que Ton ron^olide par de la uiaçountrit* ou autrement. (Tè-ra-se-tiian.)
TKRHASSER. v. a. Mettre un amas de terre derrière une muraille, pour la fortifier, et pour divers autres usages. | Jeter de foice par terré. I Consterner, abattre, faire perdre courage. | Terrasser q<jn. à force de rabons, L'accabler de raisons si fortes, qu'il n'a rien à répondre. (Tè-ra-sé.)
TFRKASSIKR. s. m. Entrepreneur de terrassements; ouvrier qui travaille à remuer, à transporter Ati terrées. (Tè-ia-sié.)
TEKKE. s. f. [Terra.) Le sol sur leqtiel nous marchons, sur lequel no>; maisons sont construites, qui produit et nourrit les végétaux. I A terre, par terre, se disent en parlant Des choses qui tombent ou qu'on jette, quoique ce soit dans une chambre, sur un parquet, sur un tapis. | Fam. , Donner du nez en terre. Echouer dans une affaire. \Raser la terre. Ramper, ne pas s'élever, 1 Se dit par rapport à l'action d'inhumer, j Se dit Des diverses natures de terre, de sol,
Îar rapport à leur état ou à leurs qualités. La terre consitlérée comme une matière ou substance particulière. | Terre argileuse dont les potiers se servent pour faire leur» ouvrages. — Terre cuite. Cette même terre façonnée en statues, en vase^, etc., et durcie au feu. I Tout le globe de terre et d'eau que nous habitons. | Être sur terre, Viire , exister. | Se dit Des diverses partie^ ou portions du globe de la terre. | L'étendue d'un pays. I Un domaine, un fonds rural, j Terre bien plantée. Terre où il y a beaucoup de plantations. | La terre qui est sur le bond de la mer. | Se dit Des habitants de la terre. | Un gT^and nombre de personne-s, par rapport au lieu et aux circonstances où l'on se trouve. | Se dit Des biens et des plaisirs de la vie présente. (Té-re.)
TKRREAIJ. s. m. Terre mêlée de fumier pourri, dont les jardiniers font des couches dans les jardins potagers. | Terre naturelle répandue partout à des profondeurs inégales, selon les différents terrains, et qu'on appelle autrement Terre franche, terre 'végétale. (Tè-rô.)
TERRETN. s. m. V. TKRRJLiir.
TERRE-ÎVEUTIER. s. m. Pêcheur qui va à la pêche des morues sur les bancs de Terre-Neuve. (Se dit Des navires qui servent à cette pêche. — Adj., Un navire terre-neuvier. (Tè-re-neu-vié.)
TER RE- NOIX. s. f. Plante omhellifère, qui croit dans les bois et les lieux humides, et qui produit une racine tuberculeuse dont le goût approche de celui de la châtaigne. (Tè-re-noua.)
TERRE-PLEIN, s. m. Surface plate et unie d'un amas de terre élevé. | Un terrain élevé que soutiennent des murailles. (Tè-repUu.)
TER
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TERREK (SE), v. pron. Se dit Df^ certains animaux. Se cacLer ftoui terre, j 5i« mettre à couvert du feu de l'ennemi par d« travaux de terre. | V. n. Déjiigne en gênerai la manière dont se logent certain! animaux en creusant la terre. (1 e-ré.)
TERRER. V. a. Mettre de la nouvelle terre au pied d'une plante. | Terrer une étoffe, La glaiser et l'enduire de terre à foulon. ( Terrer du sucre. Le blanchir en couvrant d'une terre graase le fond des formes où on le fait purger.
TERRESTRE, adj. des i g. (Terrestris.) Qui appartient à la terre, qui vient de la terre, qui tient de la nature de la terre. | Se dit par opposition à Spirituel et à ÉterneL (Te-res-tre.)
TERREUR, s. f. (Terror.) Émotion profonde causée dans l'ime par la présence, l'annonce ou la peinture d un grand mal ou d'un grand péril; épouvante, crainte violente. (Ter-reur.)
TERREUX , EUSE. adj. (Terrosus.) Mêlé de terre. | GoiU terreux. Goût de terre. | Qui est sali de terre, qui est plein de crasse et de poussière. | Ce peintre a une couleur terreuse. Sa couleur est terne, n'a pas de transparence. | Qui est couleur de terre. (Tèren; ze.)
TERRIBLE, adj. des a g. ( Terrihilis.) Qui cause de la terreur, qui est projire à donner de la terreur, j Fam., Étonnant, étrange, extraordinaire dans son genre. | C'est un terrible homme , se dit D'un homme imporiun, fatigant. (Tèr-ri-ble.)
TERRIRLFJVIENT. adv. De manière à inspirer de la terreur. | Fam., Extrêmement, excessivement. (Tèr-ri-ble- man.)
TERRIEN, lENNE. s. Celui, celle qui possède beaucoup de terres, qui est seigneur de plusieurs terres. | Grand terrien, seigneur qui possède plusieurs terres. (Tè-riin ; ié-ne.)
TERRIER, adj. m. Panier terrier. Registre contenant le dénombrement, les déclarations des particuliers qui relèvent d'une seigneurie, et le détail des droits, cens et rentes qui y sont dus. j Subst. m. Faire un nouveau terrier. (Tè-rie.)
TERRIER, s. m. Trou, cavnté dans la terre, où certains animaux se retirent.
TERRINE, s. f. [Terrenus.) Vaisseau de terre, de figure ronde, plat par en bas, et qui va toujours en s'élargissant par en haut. I Sorte de ragoût fait dans une espèce de terrine, et au 'on sert froid. (Té-ri-ne.)
TERRINEE. s. f. Plein une terrine, autant qu'il en peut tenir dans une terrine. Fam. (Té-ri-née.)
TERRIR. V. n. (Terra.) Se dit Des tortues qui , sortant de la mer en certains temps, viennent sur le rivage, et, après v avoir fait un trou dans le sable, y pondent leurs œufs, puis les recouvrent-] Am ver à ia vue d'une terre. (Ti-rir.)
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TERRITOIRE, s. m. (Territorium.) Espace, étendue de terre qui dépend d'un empire, d'une principauté, d'une ville, d'une juridiction , etc. (Tè-ri-toua-re.)
TERRITORIAL, ALE. ad>. Qui concerne, qui comprend le territoire. (Tè-rito-riaJ.)
TERROIR, s. m. (Terra.) Terre considérée par rapport à l'agriculture. | Ce vin sent le terroir. Il a une certaine odeur, goût qui vient de la qualité du terroir. ( Tèrouar.)
TERSER. V. a. r. Tercer.
TERTRE, s. m. Monticule, colline, éminence de terre dans une plaine. (Tër-tre.)
TES. pluriel de l'adj. possessif Ton, ta. r. ces mots. (Të.)
TESSON, s. ra. Débris de bouteille cassée, de pot cassé. (Tè-son.)
TEST. s. m. ( Plusieurs disent Tét. ) Écuelle ou vaisseau de terre dans lequel on fait l'opération de la coupelle en grand, et qu'on appelle aussi Scorificatoire, ou Tét à vitrifier, tét à rôtir. (Tësl.)
TEST. s. m. Enveloppe dure des mollusques testacés et cru* tacés. | L'enveloppe des tortues et Celle des tatous.
TEST. s. m. (Testis.) Mot angl. Épreuve. Le serment du Test, Acte par lequel on nie la transsubstantiation, et l'on renonce au culte de la Vierge et des saints.
TESTACÉ, ÉE. adj. (Testaceus.) Se dit Des animaux à coquille, j Subst. m. Les huîtres, les moules sont des testacés. (Tës-la-sé.)
TESTAMENT, s. m. (Testamentum.) Acte authentique par lequel on déclare ses dernières volontés. Testament olographe. Écrit tout entier de la main du testateur. [ V Ancien Testament , La Bible, les livres saints qui ont précédé la naissance de Jésos-Cbrist. | Le Nouveau Testament , Les évangiles et les épitres; les livres saints postérieurs à la naissance de Jésus-Christ : Le Nouveau Testament renferme la loi, la doctrine et la vie de Jésus-Christ. ( Tës-ta-man. )
TESTAMENTAIRE, adj. des a g. ( Testamentarius. ) Qui concerne le testament. (Testa-man-tè-re. )
TESTATEUR, TRICE. s. ( Testator. ) Celui, celle qui fait un testament. (Tës-ta-teur; tri-sse. )
TESTER. V. n. ( Testari. ) Déclarer par un acte ce que l'on veut qu'il soit exécuté après sa mort. (Tes- té.)
TESTIF. s. m. Poil de chameau. (Tës-tif.)
TESTÏMONLAL , ALE. adj. {Testimonialis.) Lettres testimoniales , Lettres qui rendent témoignage de la vie et des mœurs de qqu. ; et, Preuvos testimoniales , Preuves par témoins. (Tës-ti-mo-ni-al.)
TESTON. s. m. {Testa.) Ancienne monnaie d'argent, qui n'a plus de cours en France. (Tes-ton.)
TESTONNER. t. a. {Testa.) peigner les
Ttï
cheveux, les friser, les accommodes avec soin. (Vi.) (Tës-to-né.) TÊT. s. in. y. Tessoit.
TÈT. s. m. T. de chimie et de métallurgie. y. Test. (Tè.)
TÈT. s. m. {Testa.) Le crâne, les os qui couvTent le cerveau. (Vi.)|La partie de l'os fi'ontal d'où partent les pivots de la tête du cerf. I Têt. T. d'histoire naturelle, V. Test. (Té.).
TETANOS, s. m. ( Tétanos, gr.) Convulsion permanente d'un plus ou moins grand nombre de muscles.
TÊTARD, s. m. Nom qu'on donne au petit de la grenouille, lequel, peu de jours après qu'il est éclos , parait sous la forme d'un poisson avant la tête très-grosse et une queue mince. | Se dit T>^ saules qu'on éléle et dont on émonde les branches inférieures, de manière qu'il se forme une touffe épaisse au sommet du tronc. fTê-tar.")
TÈTE. s. f. ( Testa.) ChtS, la partie qui est le siège du cerveau et des principaux or- ;;anes des seus, et qui, dans l'homme et dans la plupart des animaux, lient au reste du corps par le cou. | Tête de mort. Tête humaine dont il ne reste que la partie osseuse. I Le crâne , la partie de la tête qui comprend le cerveau et le cervelet. | Avoir des dettes par-dessus la tête , Être accablé de dettes. | Fam., Ne savoir oit donner de la télé , Ne savoir que devenir. | Fam., La té te me fend. J'ai un très-grand mal de tête. ) Tête couronnée , empereur ou roi. | Se dit De l'esprit, de l'imagination, des différentes conformations et dispositions des organes qui servent aux opérations de l'esprit. | Cest un homme de tête , C'est un homme qui réunit la capacité à la fermeté. | Absol., C'est une tête, se dit qqfs. De qqn. qui manque dejugement, de conduite. | Avoir de la téie , Avoir du jugement et du calme. | Être opiniâtre, capricieux, j Agir de tête , payer de tête , Prendre son parti de sang-froid, avec résolution, dans uneoccasiou difficile. | Tenir tête à quelqu'un, s'opposer à lui , et lui résister. \ Avoir qqn. en tête , Avoir qqn. pour concurrent , pour adversaire. ) Individu , personne. On paye tant par tête. Les dangers que je crains pour une tête si chère. I La représentation , l'imitation d'une tête humaine par un peintre, par un sculpteur, etc. I En parlant Des monnaies et des médailles, La tête. Le côté où est l'effigie. | Chevelure. 1 Le bois ùe& cerfs. | S'applique à Diverses choses qui ont avec la tète un certain rapport de position ou de forme, j Tête-de- More, Vaisseau de cuivre étamé en dedans, qui sert dans qqs. distillations. | Tête morte. Ce qui reste d'une substance après la distillation. On dit plus souvent Caput nwrtuum. \ Le commencement d'un livre ^ d'une liste, d'une lettre, etc. | À la tête, A la première place, au premier rang. | Être à la téie des af-
'aires , Avoir la |irincipale direcMion des affaires I Corps de troupes qui avance vers(|(|. endroit. I Télés Je vin , Les premières cuvées des meilleurs vins de Champa^rne et de Bourgogne, Tête du blé , Le blé de la meilleure qualité. I TÊTE a tête. loc. adv. Seul à seul. I TiTE- A-TÊTE, siibsl., Uneconvcrsalioii, une entrevue de seul à seul. | Tête pour, tête. loc. adv. et fam. L'un devant l'autre.
TETER. V. a. {Titt/ieud , gr.) (On écrit aussi Téter.) Sucer le lait de la mamelle d'une femme ou de la femelle de qq. animal. (Té-lé.)
TÊTIÈRE, s. f. Petite coiffe de toile qu'on met aux enfants nouveau-nés. | La partie supérieure de la bride, qui passe derrière le toupet du cheval , et qui soutient le mors. Têticre de cuir d' Angleterre. Dans ce sens on dit aussi, Dessus de tête. Cette locution est peu usitée.
TETINE, s. f. Le pis de la vache ou de la truie, considéré comme bon à manger. | L'enfoncement qu'un coup de fusil ,de pistolet , fait sur une cuirasse , lorsqu'il ne la perce pas d'outre en outre,
TÉTRACORDE. s. m. (Tetrachordus.) Lyre à quatre cordes. | Une suite de quatre sons dont les deux extrêmes sonnent la quarte.
TÉTRADRACHME.s. f. (Tetradrachma.) Monnaie grecque, qui était d'argent, et qui valait quatre drachmes , ou environ trois francs soixante et dix centimes de noire monnaie, ( Té-tra-drac-me. )
TÉTRADYNAMIE. s. f, (Tettara, duiiamis , gr. ) Classe du système de Linné, qui renferme les plantes pourvues de six éiamines, dont quatre longues et deux courtes. (Té-tra-di-na-mie. )
TÉTRAÈDRE, s. m.{Tetraedron.) Corps régulier dont la surface est formée de quatre triangles égaux et équilatéraux.
TETRAGONE.adj.des2 g. (re/ra^o/2«m.) Qui a quatre angles et quatre côtés.
TÉTRALOGIE, s, î. {Tetralogia.) Nom donné à un ensemble de quatre pièces de théâtre que les poètes tragiques présentaient au concours. (îe-lra-lo-jie.)
TÉTRANDRIE.s. f. ( Tettara, anêr, gr.) Classe du système de Linné, qui renferme les plantes à quatre élamiues égales. Le houx, le cornouiller, le plantain , sont de la tétr and rie.
TÉTRARCHIE, s. f. ( Tetrarchia.) Quati'ième partie d'un État démembré.
TÉTRARQUE. s. m. {Tetra reluis.) Tiire par lequel on désignait des princes du second ordre, subordonnés à une puissance supérieure, et ainsi nommés parce que leurs États étaient censés faire à peu près la 4* portion d'un royaume démembré. ( Té-traro-e. )
TÉTRASTYLE. s. m. {Tetrasty lus. )T:iimple à quatre colonnes de front. (Té-tra- •ti-le.)
THE
TÊTU, UK. adj. {Testa. ) Opiniâtre, obstiné, qui est fort attaché ù son sens, à ses opinions, à sa volonté,
TEUTONIQUE.adj. desa g. {Teutonicus.) Qui a rapport, (jui appartient au pays des anciens Teutons. On ne l'emploie guère que dans ces deux dénominations : L'ordre teutoniijuc , ordre militaire et religieux fondé par des seigneurs allemands à l'épocpie des croisades; ti^stance teulonique. (Teu-to-nic.)
TEXTE, s. m. {Textus.) Les propres paroles d'un auteur, considérées par rapport aux notes , aux conunentaires , aux gloses qu'on a faites dessus. | Absol., Un passage de l'Écriture sainte, qu'un prédicateur prend pour sujet de son sermon, j Kam., Revenir à son texte. Revenir au sujet principal dont il est question. | En impr., Gros texte , Caractère qui est entre le gros romain et le saintauguslin ; et. Petit texte, Caraclèie qui est entre la gaillarde et la mignonne. (Tëcs-te.)
TEXTILE, adj. des 2 g. ( Textilis. ) Qui peut-être tiré, divisé en filets propres à faire un tissu. (Tëcs-ti-le. )
TEXTUAIRE. s. m. ( Textus. ) Livre où il n'y a que le texte sans commentaire. (Tëcs-tu-è-re, )
TEXTUEL, ELLE. adj. {Textus.) Qui est dans le texte d'un livre, d'une lui, d'une ordonnance, etc.; qui est cité conformément au texte. (Tëcs-tu-ël ; ë-le. )
TEXTUELLEMENT. adv. D'une manière entièrement conforme au texte. (Tecs-tu-ële-man. )
TEXTURE, s. f. {Textura.) L'état d'une chose tissue, l'action de tisser. ] La disposition, l'enirelacement des parties qui composent un corps. (Tëcs-lu-ie. )
THALER. s. m. ( Thaler, ail.) (Qqns.
écrivent Taler.) Monnaie d'Allemagne et de Pologne, qui vaut un peu moins de quatre francs. On dil qqfs. Daler. (Ta-lèr. )
THAUMATURGE, adj. et subst, {Thauma , ergon, gr.) Qui fait des miracles. (Tôma-tur-je. )
THÉ. s. m. Arbrisseau qui croit à la Chine et au Japon, et dont les feuilles, aux^iuelles on donne ce même nom, servent à faire une infusion qui se prend cljaude, | L'infusion de thé. I Espèce de collation dans la(|uelle on sert du thâ, et qui offre l'occasion de réunir, le soir, une société nombreuse. (Té.)
THÉATIN. s. m. Sorte de religieux. (Téa-tin. )
THÉÂTRAL, ALE. adj. ( rAea/ra//j, ) Qui appartient au théâtre , qui est propre au théâtre ; ou Qui ne convient guère qu'au théâtre. ( Té-à-tral. )
THÉÂTRE, s. m. {Tlieatrum.) Lieu où l'on représente des ouvrages dramatiques, où l'on donne des spectacles, | La scène, la partie élevée où les acteurs, vus de tous les points de l'enceinte , exécutent les représentations dramatiques. \ Fermer le thcdire.
io5o
THÉ
Cesser les représenta tio us pendant qq. temps. j S'applique Aux règles de la poésie dramatique , ou à La poésie dramatujue mèrue. | Coup de théâtre , Événement imprévu , quoique préparé, qui arrive dans une pièce. | Le rerueil de toutes les pièees d'tin auteur qui a travaillé pour le théâtre. | Lieu où se passent das artious remarquables, où des hommes figurent et sont, pour ainsi dire, en spectacle. ( Té-à-tre. )
1 HÉIKKE. s. f. Vase pour faire infuser le thé. (lé-ie-re. )
THF.I FORME, adj. Infusion tliéiforme , Infusion que l'on prépare comme le llié. (Téi-for-me.)
THÉISME, s. m. ( Theos , gr. ) Croyance de l'existence de Dieu. (Té-is-me. )
THEISTE, s. des a g. Celui, celle qui croit à l'existence de Dieu. (Té-is-te.)
THÈME, s. m, ( Themo.) Sujet, matière, proposition que l'on entreprend de prouver ou d'éclairrir. | Ce qu'on doune aux écoliers à traduire de la langue qu'ils savent dans celle qu'où veut leur apprendre. | La romposition de l'écolier. | Le radical primitif d'où un verbe a été tiré. | Air sur lequel on compose des variations. | La position où se trouvent les astres, par rapport au moment de la naissance de qqn. , et au lieu où il est né. ( Tè-me. )
THÉMIS. s. f. (Themls.) Nom de la déesse de la justice. Poét. , La justice même. (Ternis. )
THÉOCRATIE, s. f. {Theokratia, gr. ) Gouvernement où les chefs de la nation sont regardée comme étant les ministres de Dieu. (Te-o-cra-sie. )
THÉOCRATIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient à la théocratie , qui a le caractère delà théocratie. ( Té-o-cra-tic-e. )
THÉODIŒE. s. f. ( Theos, dikê, gr. ) Justice de Dieu. ( Té-o-di-sée. )
THÉOGONIE, s. f. (Theog-onia.) Génération des dieux. Tout systèn)e religieux imaginé dans le paganisme. | Poëme d'Hésiode. (Té-o-go-nie. )
THÉOL(KïAL. s. m. ( Theologus, ) Chanoine institué dans le chapitre d'une église cathédrale, pour enseigner la théologie, et pour prêcher en certaines occasions. ( Té-olo-gal. )
THEOLOGALE, s. f. Qualité , dignité de théoloeal. ( 1 é-o-lo-ga-le. )
THEOLOGALE, adj. f. Se dit Des vertus qui ont principalement Dieu pour objet.
THÉOLOGIE, s. f. ( Theuéogia. ) Science qui a pour objet les choses divines, les dogmes et les préceptes religieux. | Se dit Des dogmes admis dans les religioas autres que la religion chrétienne. | Doctrine théologique. I Se dit Des opinions particulières, plus ou moins reçues, parmi les écrivains ecclésiastiques. I Le recueil àe& ouvrages théologiques d*un auteur. ( Té-o-lo-]ie. )
THE
THÉOLOGIEN, s. m. {TJieolo^.) Celui qui sait la théologie, qui écrit sur la théologie. I Se dit Des étudiants en théologie. | Se dit, au fém. , D'une femme ou d'une fille qui saurait ou qui prétendrait savoir la théologie. ( Té-o-lo-jiiu. )
THÉOLOGIQL^. adj. des -i g. {Theologicus. ) Qui concerne la théologie. ( Té-o-lojic^.)
THEOLOGIQLT^ENT. adv. D'une manière ihéologique , selon les principes de la théologie, en théologieii. ( Té-o-lo-jic-eman. )
THÉORÈME, s. m. {Theorema.) Proposition d'une vérité spéculative qui se peut démontrer. (Té-o-rè-me.)
THÉORICIEN, s. m. ( Theoricus. ) Celui qui connaît les principes d'un art sans les pratiquer. (Té-o-ri-siiu. )
THÉORIE, s. f. (Theorla.) Spéculation, connaissance qui s'arrête à la simple spéculation , sans passer à la pratique. | Eu t. d'art militaire , se dit Des principes de la manœuvre. I Se dit Des leçons de tliéorie. | Députation solennelle que les Athéniens envoyaient tous les ans à Delphes et à Délos. (Té-o-rie.)
THÉORIQUE, adj. des 2 g. (Theoricus.) Qui appartient à la théorie, qui concerne la tiéorie. ( Té-o-ric-e. )
THÉORIQL'EME?rr. adv. D'une manière théorique. [ Té-o-ric-e-man. )
THERAPEUTES, s. m. pi. ( Therapeuta.) Moines du judaïsme, qui se livraient à la vie confem[)lative et uiorliCée. (Té-ra-peû-te. )
lTlfJ\APElTIQ(JE. adj. des 2 g. Qui a rapport aux thérapeutes. ( Té ra-peû-lic-e. )
THÉRAPEUTIQUE, s. f. [Therapeutice.) Partie de la médecine qui a pour objet la manière de traiter, de soigner et de guérir les maladies.
THÉRIACAL, ALE. adj. Qui contient de la thériaque, ou Qui participe des propriétés de la thériacpie. (Té-ri-a-cal.)
THÈJIIAQUE. s. f. ( r/i^riûca. )*Médicament en foruje d'opiat , dans la composition duquel il entre un grand nombre de substances , qui est stomachique, et qu'on a cru propre à guérir de la m>jrsure des auimaux venimeux. ( Té-ri-ac-e. )
THERMAL, ALE. adj. (Thermœ.) Se dit Des e^ux minérales chaudes. (Tër-mal.)
THERMaNI IQUE. adj. des 2 g. et s. m. ( Tliermantikos , gr. ) Se dit Des remèdes excitants. ( Tër-man-tic-e. )
THERMES, s. m. pL {Thermœ.) Se dit De certain^ édifices originairement destinés à l'usage des bains, mais qui plus tard devinrent de vastes palais. ( Ter- me. )
THERMIDOR, s. m. ( T/œrmce.) Le onzième mois du calendrier répubhcain. (Tërmi-dor. )
THERMOMÈTRE, s. m. (Thermos, métro n , gr. ) Instrument fait pour indiquer les degré» de la chaleur ou du froid actuel , par
THU
le moyen de la dilataliou ou de la condensation uij'é|>rouve la liqueur ou le mercure enferme dans un tube de verre. (Ter-mo-mètre. )
THKSArRISF.R. V. n. (7"/ieiaur<«.) Amasser de l'argent. (Té-zô-ri-zé. )
THHSAl RISEl R, El SK. s. et adj. Celui, celle (|ui llié-saurise. ( Tè-zô-ri-zeur ; eu-ze. )
THESE, s. f. [Tliesis.) Toute proposition ]u'ou énonce, toute que.stion cpi'on met en avant dans le discours ordinaire, avec l'inlenlion de la défendre si elle est atta(|uée. | Foute proposition , soit de philosophie, soit de théologie, soit de droit, soit de médecine, qu'on soutient publiquement darrs les écoles, dans les universités.] L'ensemble des propo sitioas, des thèses qu'on soutient, qu'on se propose de soutenir. | La dispute de^ thèses. [Grande feuille ou cahier où les propositions de celui qui doit soutenir ihese sont imprimées. ( Tè-ze. )
THESMOTHÈTE. s. m. {Thesmothetœ.) Titre qu'on donnait à Athènes aux magistrats gardiens des lois. (Tes-mo-te-te. )
THÉLRGIE. s. f. ( Tkeurgia. ) Espèce de magie par laquelle on croyait entretenir commerce avec les divinités bienfaisantes. ( Te-ur-jie. )
THÉL'RGIQl^. adj. des i g. ( Theurgicus,) Qui aj)parlient, qui a rapport à la theurgie. (lé-ur-jic-e. )
THIRAUDE. s. f. Tissu grossier fait avec du poil de \"ache, et dont on se sert pour doul)ler les tapis de pied. (Ti-bô-de. )
THLASPL s. m. ( T/u.tspi , gr. ) Plante de la famille des Crucifères, qui croît dans les terres humides et sablonneuses. ( 1 bs-pi. )
THON. s. m. [Tliunnui ) Gros poisson de mer, du genre des Scombres, dont la pé<^he est très-abondante dans la Méditerranée.
( Ton. )
THORACiriQUE ou THORACIQLTÎ. adj.
des 2 g. ( Thorax. ) Qui apparlient , qui a raj)port à la poitrine. | Canal thoraclùque , "Vaisseau qui des iniestins porte le cbyle dans la veine sous-clavière gauche. | Se dit Des médicaments qui sont propres aux maladies de poilrin€<^ et qu'on appelle aussi Pectoraux. (To-ra-chic-e, ou 1 o-ra-sic-e. )
THORAX., s. m. La capacité de la poitrine où sont enfermés le poumon et le cœur. ( To-racs. )
THROMBUS. s. m. ( Thrombos , gr. ) Petite partie giaiNSeuse qui se dèlacbe du tissu cellulaire, et vient fermer l'oiilice de la saignée et arrêter l'écoulement du sang, jusqu'à ce qu'elle ait été enlevée par la lancette du chirurgien. (Tron-bus. )
THL:ia ou THIYA. s. m. ( Thuia, gr.) Arbre de la famille des Conifères , qui se rapproche beaucoup du cyprès, el dont le feuillage aplati el toujours vert s'élève en pyramide, (lu-ia.)
THURIFÉRAIKF.. s. m. (Jhuriferarius.)