UNI
UNIFORMÉMENT, adv. D'une manière uniforme. (U-ni-for-mé-man.)
UNIFORMITÉ, s. f. ( Uniformîtas. ) Ressemblance des parties d'une chose ou de plusieurs choses entre elles. (Uni-for-mi-té.) UNEMENT. adv. Également et toujours de même sorte. | Simplement, sans façon. ( U-ni-man. )
UNION, s. f. ( Unîo. ) Jonction de deux ou de plusieurs choses ensemble. | Concorde, liaison étroite, bonne intelligence. | Absol., Le mariage. | Esprit d'union , Esprit de paix et de concorde. | La jonction de deux ou de plusieurs choses qui de leur nature étaient séparées. | Bulles d'union , Les bulles du pape qui unissent un bénéfice à un autre, ou à une communauté.] Absol. , La confédération des États-Unis de l'Amérique. | L'ensemble d'un cheval.
UNIQUE, adj. des a g. ( Unicus.) Seul.( Qui est infiniment au-dessus des autres , ^ auquel les autres ne peuvent être comparés. Se dit, par dérision, D'un homme ridicule, d'un extravagant, pour dire qu'il n'a pas son %em\i{dAAe..\ L'unique nécessité , L'affaire du salut. ( U-mc-e.)
UNIQUOIENT. adv. Exclusivement à toute autre chose. | Au-dessus de tout , préférablement à tout. ( U-nic-e-man. )
UNIR. V. a. ( Unire. ) Joindre deux ou plusieurs choses ensemble. | Unir un cheval. Le mettre ensemble, j Se dit en parlant Des personnes qui ont des liens entre elles. | Rendre égal, ôter les inégalités, j Uni, xe. part. Galop uni. Celui dans lequel la jambe de derrière suit exactement celle de devant qui entame, j Adj., Toile unie. Toile où il n'v a point de nœuds , et qui est également serrée partout. | Qui n'a aucun ornement, j Simple et sans ornements. | Égal, uniforme, j Un homme tout uni. Un homme simple et sans façon. I Uwi. adv. Uniment, également. I À l'uni, loc. adv. De niveau.
UNISEXUEL, ELLE. adj. {Unus, sexus.) Se dit Des fleurs qui ne réunissent point les deux sexes, qui n'ont que des étamines ou des pistils. ( U-ni-sec-su-ël ; ë-le. )
UNISSON, s. m. {Unus.) Accord de plusieurs voix, de plusieurs cordes, de plusieurs instruments, qui ne font entendre qu'un même ton. [ S'emploie figur. ( U-ni-son. )
UNITAIRE, s. et adj. des 2 g. ( Unitas.) Nom d'une secte qui, en admettant la révélation, ne reconnaît qu'une seule personne en Dieu. ( U-ni-te-re. )
UNITÉ, s. f. {Unitas.) Principe du nombre. I Qualité de ce qui est un. ( U-ni-té. )
UNITIF, IV E. adj. {Unitus.) P^ie unitive. État de l'âme dans l'exercice du p>ir amour. ( U-ni-tif. )
UNIVALVE. adj, des a g. {Unus, valves.) Se dit Des mollusques dont la coquille n'est composée que d'une pièce, j Subst. m. Les urùvalves et les bivalves, \ Adj. , se dit D'un
URC
pérjycarpe qai ne s'ouvre que d'un seuî côté.> ( U-ni-val-ve.)
UNIVERS, s. m. {Universits.) Le monde entier. | La terre , Une grande jiartie de la terre. | Les liabitants de la terre. (U-ni-vèr.)
UNIVERSALITÉ, s. f. Généralité, ce qui renferme les différentes espèces.] | Totalité. I La qualité d'une proposition univerifille. ( U-ni-vër-sa-li-té. )
UNIVERSAUX. s. m. pi. V. Universel, substantif.
UNIVERSEL, ELLE. adj. {Universalis.) Général, qui s'étend à tout, qui s'étend partout. ( Qui embrasse, qui renferme, qui comprend tout. | Cet homme est universel. Il a une grande étendue de connaissances.! Subst. m. (!e qu'il y a de commun dans les individus d'un même genre , d'une même espèce. En ce sens , son pluriel est Universaux. ( U-ni-vër-sël ; ë-le. )
UNIVERSELLEMENT, adv. Généralement. ( U-ni-vër-së-le-man. )
UNIVERSITAIRE, adj. des 2 g. Qui appartient à l'université. ( U-ni-vër-si-tè-re. )
UNIVERSITÉ, s. f. ( Universitas,) Corps de professeurs établi par autorité publique pour enseigner les langues , les belles-lettres , la philosophie et les sciences. ( U-ni-vërsi-té. )
UNIVOCATION. s. f. Caractère de ce qui est univoque. ( U-ni-vo-ca-sion. )
UNIVOQUE. adj. des 2 g. ( Unîvocus. ) Se dit Des noms qui s'appliquent dans le même sens à plusieurs choses , soit de même espèce , soit d'espèces différentes. ( U-nivoc-e. )
UPAS. s. m. Grand arbre de l'île de Java , qui appartient à la famille des Urticées, et d'où il découle un suc très-vénéneux.
URANE ou URANIUM, s. m. (Uranus.) Métal nouvellement découvert. ( U-ra-ne , ou U-ra-ni-o-me. )
URANOGRAPHIE. s. f. ( Ouranos , graphe, gr.) Description du ciel. ( U-ra-no-grafîe.)
URANOGRAPHIQUE. adj. des 2 g.
Qui appartient à l'uranographie. ( U-ra-nogra-fic-e. )
URANOSCOPE. s. m. ( Uranoscopus. ) Poisson de mer, ainsi nommé parce qu'il a les yeux placés au-dessus de la tête et tournés vers le ciel. ( U-ra-no-sco-pe. )
URANUS. s. m. ( Uranus. ) Planète découverte par Herschel , dont elle a porté le nom pendant qq. temps. ( U-ra-nus. ) I URATE. s. m. ( Ouron , gr. ) îîom géné-
rique des sels formés par la combinaison de I l'acide urique avec différentes bases, i URBAIN, AINE. adj. {Urbanus.) De Aille,
] de la ville. (Ur-bin; ë-ne."^
URBANITÉ, s. f. ( Urbanitas. ) Politesse que donne l'usage du monde. | La politesse des anciens Romains. ( Ur-ba-ni-té. )
URCÉOLÉ, ÉE. adj. ( Ursuolus.) Renfle
URÏ 1089
comme une petite outre , et rétréci vers \ orifice. ( Ur-sé-o-lé. \
URE. s. m. Espèce de taureau sauvage, n. autr. Aurochs.
URÉE. s. f. ( Ouron , gr. ) Substance qui colore l'urine , et qui est le radical de l'acide urique.
URETÈRE, s. m. ( Uretères. ) On appelle ainsi Les deux canaux qui portent l'urine des reins à la vessie,
URÈTRE, s. m. {Uretères.) Le canal par où sort l'urine. Qqns. écrivent Urèthre.
URGENCE, s. f. Qualité de ce qui est urgent. ( Ur-jan-se.)
URGENT, ENTE. adj. ( Urgens.) Pressant , qui ne souffre point de retardement. ( Ur-jan; an-te.)
URINAIRE. adj. des 2 g. Qui a rapport à l'urine. ( U-ri-nè-re. )
URINAL. s. m. ( Urinalis.)Yas6 à col incliné, où les malades urinent commodément. i Espèce de réservoir qu'on adapte à la verge, ans quelques cas d'incontinence d'urine , et qui reçoit ce liquide à mesure qu'il s'écoule. (U-ri-nal.)
URINE, s. f. (Urina.) Liquide excrémentitiel, ordin. d'une couleur citrine , sécrété par les reins , conduit par les uretères dans la vessie, et de là poussé dehors à des intervalles plus ou moins longs. ( U-ri-ne. )
URINER, v. n. ( Urinari.) Évacuer l'urine. ( U-ri-né. )
URINEUX, EUSE. adj. Qui est de la nature de l'urine, qui a l'odeur de l'urine fermentée. ( U-ri-neu ; ze. )
URIQUE. adj. des 2 g. {Ouron, gr. ) Se dit D'un acide produit par la combinaison de l'urée avec l'oxygène, et qui forme la plupart des calculs de la vessie. ( U-ric-e. )
URNE. s. f. (Urna.) Vase qui, chez les anciens , servait à divers usages , comme à renfermer les cendres des morts, et qui sert maintenant à recevoir les billets pour tirer au sort, etc. | Se dit Des vases sur lesquels sont appuvées les figures des dieux et des déesses , des fleuves et des fontaines. | Se dit De certains vases de porcelaine, de faïence ou d'autre matière, qui ont la forme des urnes antiques. | L'espèce de capsule qui forme la fructification des mousses , et qui ressemble ordinairement à une petite urne.
URSl'/LINES. s. f. pi. Ordre de religieuses qui suivent la règle de Sainte-Ursule. (Ur-suli-ne. )
URTICAIRE, s. f. ( Urtîca.) Éruption assez semblable à celle que produirait l'application des feuilles d'orties sur la peau. ( Urtio-è-re [c m.].)
URTICATION. s. f. ( Urtica. ) Sorte de fJagfîllation qu'on pratique avec des oi-ties, pour exciter une vive irritation à la peau. ( U!r-ti-ca-sion. )
I URTICÉES. s. f. pi. {Urtica.) Famille de 1 pla ntes dont les caractères principaux sonî
logô USU .
ceux qui apj>artien!ient à l'ortie. (Ur-ti-sée.)
US. s. m. pi. ( Vsus. ) Usages. Les règles , la pratique qu'on a coutume de suivre en qq. pays, en qq. lieu, touchant certaines matières.
USAGE, s. m. {Usjis.) Coutume, pratique reçue. | Emploi d'une chose. | L'emploi qu'on Mt des mots de la langue; et il offre deux, sens bien distincts. L'emploi des mots, tel que la coutume l'a réglé. | Le droit de se servir personnellement d'une chose dont la prc)prieté est à un autre. | Le-droit qu'ont les voisins d'une forêt ou d'un pacage d'y couper le bois qui leur est nécessaire , ou d'y mener paître leur bétail, | ïlabitude, pratique d'une chose.] Expérience d« la société, habitude d'en pratiquer les devoirs, d'en observer les usages, j Plur., Les li\Tes dont on se sert pour le service divin, comme bréviaires , rituels, diumaux , etc. ( U-za-je. )
USAGER, s. m. Celui qui a droit d'usage dans certains boij, ou dans certains pacages. ( U-za-jé. )
USANCE. s. f. Usage reçu. CVi.)lEn parlant Des lettres de change , Ter'me de trente jours. ( U-zan-se. )
USANTE, adj. f. {Usus.) Fille majeure usante et jouissante de ses droits y Fille majeure qui n'a ni père ni mère , et qui n'est sous l'autorité de personne. (U-zan-te. )
USER. V. n. ( Usus.) Faire usage de qq. cil., s'en servir. Il ne se met qu'avec la prép. De, ou a^ec En.\ En user bien, en user mal avec <ffjn., Agir bien ou mal avec lui. |Absol., En user, Agir de telle et telle manière. |V. a. Consonmier les choses dont on se sert. | Délériorex imperceptiblement les choses, en les diminuant à force de s'en servir, j Diminuer par le frottement. | Amoindrir, affaiblir, j Consumer. | Subst. m. Se dit en parlant Des choses qui durent longtemps. ( 0-zé. )
USINE, s. {.{Usus.) Établissement tel que forge , verrerie , moulin , etc. ( U-zi-ne. )
USITÉ, ÉE. adj. ( Usitatus,) Qui est en usage, qui est pratiqué communément, j Se dit Des mots et de* phrases qui sont en usage dans une langue. ( U-ii-lé. )
USQUFRAC. s. m. Liqueur. V. Scutbac.
USIENSILF^ s. m. {Ustensdia.) Se dit De toutes sorties de petits meubles servant au ménage, et principalement de Ceux qui servent à l'usage de (a cuisine. | Se dit Des divers instnimenti propres à certaias arts. (Us-tan-si-le. )
USIION. s. f. (Ustio.) Action de bililer. L'effet du cautère actuel. |F.spèce de caltcJnation pour laquelle on réduit en cendres une suLstance.
USUCAPION. I. f. ( Usucapio.) Manièi-e d'acquérir par la possession, par l'usiige. (U-iu-ca-pion.)
USUEL, FT.T.B. adj. {Usualis,) Dont en se sÊi t ordinairement. ( U-xu-ël ; ë-le. )
USUELLEMENT, adv. ( UsuaUs.) Gob
launément , à l'ordinaire. (U-/u-<-le-man.)
USUFRUCTUAJRE. adj. des a g. ( Usufructuarius. ) Qui ne donne que la faculté de jouir des fruits. ( U-zu-fruc-tu-è-re. )
USUFRUIT, s. m. (Usujruclas.) Jouissance des fruits, du revenu d'un héritage, des intérêts d'un capital , dont la propriété appartient à un autre. ( U-zu-frui. )
USUFRUITIER, 1ÈRE. s. Celui, celle quia l'usufruit.) À.à.\, , Réparations usufruitières , Celles qui sont à la charge de l'usufruitier. ( U-zu-frui-tié. )
USURAIRE, adj. des i g. {Usurarius.) Où il y a de l'usure. ( U-zu-rè-re. )
USUKAIREMENT. adv. D'une manière us ur a ire. ( U-zu-rè-re-man. )
USURE, s. f. {Usura.) Intérêt, profit qu'on exige d'un argent ou d'une marchandise prêtée, au-dessus du taux Qxé par la loi ou établi par l'usage en matière de commerce. j Rendre avec usure, Rendre, en bien ou en mal , au delà de ce qu'où a reçu. | Fam. , Le dépérissement qui arrive aux habits, aux meubler , etc. , par le long usage qu'on en fait. (Lï-zu-re.)
USURIER, 1ÈRE. s. {Usurarius.) Celui, celle qui prête à usure. | Se dit De ceux qui profitent des malheurs ou des nécessités d'au trui pour accroître leur fortune. (U-zu-rié.)
USURPATEUR, TRICE. s. {Usurpator.) Celui, celle qui par violence ou par ruse s'empare d'un bien, d'un pouvoir, d'un titre, etc., qui ne lui appartient pas. | Subst., Celui qui a usurpé une souveraineté. (U-zurpa-teur; tri-se. )
USURPATION, s. f. ( Usurpatio.) Action d'usurper, ou Le résultat de celte action. | L" usurpatipn de l'autorité souveraine. Son usurpation ne fut pas de longue durée. L'usurpation d'un titre , d'un droit. Usurpation de terrain. La chose même qui est usurpée. ( U'-zur-pa-sion. )
USURPER, v. a. ( £/ii/r;;are. ) S'emparer, par violence ou par ruse, d'un bien , d'un litre qui appartient à un autre. | Usurper la réputation , la gloire , L'obtenir sans droit légitime. | V. n. l^ous usurpez sur mes droits. Ce laboureur tàclie toujours d'usurper sur ses voisins. (U-sur-pé.)
UT. s. m. La première des notes de la gamme. | Nom du signe qui représente celte note.
UTÉRIN, INE. adj. et subst. {Ulerinuv.) Se dit Des frères et des sœurs nés de même mère, mais non pas de iiièine }>ere. | Substantivement, au pluriel, surtout en jurispiiidence. Les utérins et les consanguins \
UTÉRUS, s. m. T. lat. , synonyme de Matrice.
UTILE, adj. des a g. {Utilis.) Profitable, avantageux , qui sert à qq. ch. | Jours utiles. Les jours qui sont comptés dans les délais accordés par les lois, et dans lesquels les parties peuvent réciproquement agir en jus-
tice, j Ordre utiU , Le rang de* créanciers qui , d'après la date de leur hypothèque , seront paves sur les biens du deLileur. ( En temps iifdf , Dans le temps prescrit, déterminé. I Sulist. m. Ce qui est utile.
ITILELMENT. adv. Dune manière utile.
I Etre uttUment colloque , Être colloque en ordre utile, de telle manière qu'on sera payé de sa créanre. ( U-ti-le-nian. )
UTILISER. T. a. Tirer de l'utilité, tirer parti d'une chose. ( U-ti-li-ré. )
UTIU TÉ. s. f. ( UtUitas. ) Pro6l , avantage. ( Cela liest d'aucune utilité. Cela n'est d'aucun usage , ou Cela ne sert de rien. ( Au plur. , L'emploi des acteurs qui jouent toutes sortes de rôles de peu d'importance.
UTOPIE, s. f. {Ou, topos, gr.) Ce qui n'est en aucun lieu, nulle part; et se dit en général D'un plan de gouvernement imaginaire, où tout est parfaitement réglé pour le bonheur de chacun.
UTEE. s, f. Une des tuniques de l'cEil.
Y. s, m. La vingt-deuxième lettre de l'aljibahet, qu'on aj'pelait abusivement Z7 consoime, et que, suivant l'usage moderne, on Doiriine fé ou V.
Va. [Vadere.) Impératif du verbe Aller, employé adv. et fam. pour dire Soit, j'y consens,] Au\ jeux de la bassette , du pharaon , etc. , Sept et U ta , etc. , Sept fois la vade.
TACANCE, s. f. {Vacans.) Au plur., Le temps pendant lequel les études cessent dans les ecolei, dans les collèges. jL€ temps où les tribunaux interrompent leurs fonctions. | On dit qqfs. , au sing. , Un jour de racance. ( Ya-can-se.)
YACAXT, ANTE. adj. (racanj.) Qui n'est pas occupé, qui est à remY<Vir.\ Succession raconte, Succession que personne n'a réclamée lorsqu'elle a été ouverte, ou à laquelle on a renoncé.
YACaRME. s. m. Tumulte, grand bruit, bruit de gens qui se querellent ou qui se battent.
YACATTON. s. f. {Vacatio.) Métier, profession. (Yi.> ! Chacun des espaces de temps que des personnes publiques emploient à travailler à qq. affaire. | Au plur.. Les salaires, es honoraires qu'on paye aux gens d'affaires, aux gens de loi.j Au plur., La cessation des séances des gens de justice. | En parlant De choses non occupées, Yacance, (Ya-ca-sion.)
YACCIX. s. m. {faccinus.) Matière tirée de certaines pustules qui se forment au pis des vaches, ou de celles qui sont produites par la vaccination, et qu'on inocule pour préserver de la petite vérole. |A,dj., Le virus "Vaccin, ( Yac-«in, )
YACCINAITON. s. f. Action de vacciner.
( Yac-si-na-sion. )
VACCINE, s. f. {Vaccinus.) Maladie pro-