‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 678 sur 712 · YEN · texte numérisé non relu

YEN

vénérable. Une assemblée vénérable. Cest ■ :n homme vénérable par son âge et par son mérite. Air vénérable , figure vénérable. Lieu, monument vénérable , qui est consacré par la religion ou qui réveille de grands souvenirs. Titre d'honneur qu'on donne aux prêtres et aux docteurs en tbéologie, dans les acies publics.

VÉNÉRATION, s. f. ( Veneratio.) Respect qu'on a pour les choses saintes; honneur qu'on rend aux choses saunes, | L'estime respectueuse qu'on a pour ceitaines personnes. ( Vé-né-ra-sion. )

VÉNÉRER. V. a. (Venerare.) Porter honneur, révérer. | Se dit en parlant Des personnes pour qui l'on a une estime respectueuse.

VÉNERIE, s. f. ( Venari.)Vart de chasser avec des chiens courants à toutes sortes de bêtes, et principalement aux bêtes fauves. ( Entendre bien la vénerie. Cet auteur a écrit suit la vénerie. Terme de vénerie Tout ce qui concerne l'art de la vénerie, et Le corps des officiers qui sont attachés à ce service chez le roi. | Le lieu destiné à loger les officiers et tout l'équipage de la vénerie du roi.

VENETTE. s. f. Peur , inquiétude , alarme Avoir la venette. Avoir peur. Pop. (Venë-te,)

VENEUR, s. m. (Venari.) Celui qui est chargé de faire chasser les chiens courants. ( Grand veneur. Celui qui commande à toute la vénerie du roi.

VENGEANCE, s. f. (Vîndicare.) Action par laquelle on se venge, ou par laquelle on punit, I Le désir de se venger. (Van-jan-se.) VENGER. V. a. {Vindicare.) Tirer raisou, tirer satisfaction de qq. injui%. de qq. acte coupable. (Van-jé.)

VENGEUR, GERESSE. s. et adj. Se dk De celui, de celle qui venge, qui punit. (Vanjeur; e-rë-se.)

VÉNIAT. s, m. T, lat. Ordre donné par le juge supérieur à un juge inférieur de venir se présenter en personne pour rendre compte de sa conduite. (Vé-ni-a-te.)

VÉNIEL, ELLE, adj. (Venialis.) Qui peut être pardonné. (Vé-ni-ël ; ë-le.)

VÉNIELLEMENT, adv. Pécher véniellement, Faire une faute légère. (Vé-ni-ë-lC' man.)

VENI-MECUM. s. m. V. Tade mecum, VENIMEUX, EUSE. adj. (Venenum.) Qui a du venin. Vénéneux. Se dit Des animaux. I Se dit Des choses que l'on croît infectées du venin de qq. animal. (Ve-nimeu ; ze.)

VENIN, s. m, (VenenumJ) Sorte de poison. I Le principe et l'action des maladies contagieuses. | Rancune, haine cachée, malignité. I C'est un homme sans venin , Il n'a point de rancune, point de malignité. |

VEN

Ce qui est contraire à la doctrine de

l'Église.

VEMR. V. n. {Venire.) {Je viens, il vient ; nous venons, ils viennent. Je venais. Je vins. Je suis venu. Je viendrai. Je viendrais, riens, venez. Que je vienne. Que je vinsse, tenant.) Se transporter d'un lieu à un autre dans lequel est, était, ou sera celui qui parle ou à qui l'on parle, ou dans lequel se suppose celui qui parle. | Se dit Du mouvenieni qui se fait d'un lieu éloigné à un lieu plus proche de celui qui parle; et Du mouvement qui se fait d'uu lieu éloigné au lieu où est celui qu'on fait parler. | Arriver au lieu où est celui qui parle. | Se dit Du mouvement qui se fait d'un lieu proche à un lieu éloigné. | Je le verrai venir. Je verrai ce qu'il fera, quel e^t son dessein, j Laisser venir, voir venir. Attendre, ne se pas presser. I Paire venir qqn.. Le mander, lui donner ordre ou avis pour qu'il vienne. | Fenir de faire une chose. Avoir fait une chose depuis très-peu d'instants. | Faire venir qq. ch.. Donner ordre ou commission pour qu'une chose soit envoyée d'un lieu qcq. au lieu où l'on est, | Au jeu de la paume , Laissez-moi venir ce coup-là , Laissez-le-moi jouer. I Laissez-moi venir cette main. Laissezmoi faire cette levée. [ Se dit Des choses qui arrivent fortuitement, par accident, inopinérr.ent. | Vienne une maladie, etc., Qu'il arrive une maladie, etc. | Se dit De ce que l'esprit conçoit, imagine, ou se rappelle. | Arriver par succession, par qq. hasard, échoir. | Succéder, arriver suivant l'ordre des choses. | Être issu , être sorti. 1 Ce mot vient de tel autre, Il en est dérivé. | Naître, croître, être produit. | Venir bien, Profiter, croître comme il faut, réussir. | Se dit Des choses liquides qu'on tire d'un vaisseau où elles étaient contenues. | Procéder , émaner. | Monter, s'élever. | S'emploie avec ia prép. J. En venir aux mains. Commencer à se battre. | // en faut venir là, se dit De la mort et De tout ce qu'on regarde comme nécessaire, comme inévitable; — De ce qu'on regarde comme jilus expédient. | Venir à une succession , Hériter. | Venir à compte. Compter, j Venir à , Être approprié à la chose, à la personne, lui convenir. | Venir à rien. Diminuer beaucoup, se réduire presque à rien. | Qu'il y vienne. Qu'il s'en avise, qu'il ait cette hardiesse. | Suivi de la prép. J, se construit avec toutes sortes de verbes à l'infinitif, comme Venir à faire, venir à dire, etc., pour marquer ce qu'une action a d'inattendu, de fortuit, ou pour exprimer le dernier terme d'une gradation, etc. | Subst. m. L'aller et le venir. | À venir. loc. adv. Qui doit venir, qui doit arriver. | Venu, ue. part. Être bien venu partout. Être bien reçu partout. | Cet homme est nouveau venu. Il est nouvellement arrivé. | Sybst, m. Un nouveau venu, Un homme

VEN

qui vient d'arriver ou d'être admis dans un* société. Fém., Une nouvelle venue,

VKÎVT. s. m. (Venlus.) Mouvement plus ou moins rapide de l'air, suivant une direction déterminée. ( Vents souterrains , Vents qui se forment dans le,s concavités de la terre. I Moulin à vent. Moulin que le vent fait mouvoir. I Vent de terre , Vent qui vient de la terre, et oui souffle la nuit. | Le vent des prospérités, de l'adversité , La fortune favorable ou défavorable. | j4voir le dessus du vent, Avoir l'avantage sur qqn. | Vent fait , Vent qui ne varie plus, et qui paraît devoir durer. I Vent frais. Vent médiocrement fort, et bon pour faire route. | Aller sehm le vent , Régler sa navigation sur le vent. | Fam., S'acconmioder au temps. | Chasser au vent, aller dans le vent. Aller contre le vent. | L'air agité par qq. moyen particulier. | Instruments à vent, Les instruments de musique dont le son est formé par l'air qu'on y introduit. | Fusil à vent. Espèce de fusil où l'air, comprimé dans la crosse, fait le même effet que la poudre dans les autres fusils. | L'air ou plutôt le gaz retenu dans le corps de l'homme ou de^ animaux. | Pop., Respiration, souffle, haleine. I L'odeur qu'une bête laisse dans les heux où elle a été, où elle a passé. | L'odeur qui vient des émanations d'un corps. ( Fam. , Avoir vent de aq. ck.j En recevoir qq. avis. j Vanité. (Van.)

VENTAIL. s. m. {Venlus.) Partie inférieure de l'ouverture d'un casque, d'un heaume. (Van-tall [11 m.].)

VENTE, s. f. (Vendere.) Contrat par lequel une chose est aliénée moyennant un prix. I Mettre une chose en vente , Déclarer, faire savoir qu'on veut la vendre. | Ce livre est en vente , On le vend actuellement à ceux qui veulent l'acheter, il vient d'être publié. I La place publique où l'on vend des marchandises. | Se dit Des différentes coupes qui se font dans un bois, dans une forêt, en des tentps réglés. | Asseoir les ventes. Marquer le bois qui doit être coupé. | La partie d'une forêt ou d'un bois qui vient d'être coupée. I Vider, nettoyer les ventes , Enlever le bois qui est coupé. | Jeunes ventes , Les ventes où le bois coupé conunence à revenir, à repousser. | Au plur. , La redevance qui était due au seigneur de fief pour la vente d'un héritage compris dans sa censive.

(Van-te.)

VENTER. V. n. ( Ventuj. ) Faire vent. | Se construit avec le mot Fent, et signifie Souffler. (Van-té.)

VENTEUX , EUSE. adj. (Ventosus.) Qui est sujet aux vents. | Qui cause des vents dans le corps. | Colique venteuse, Colique causée par des vents. (Van-teu ; ze.)

VENTILATEUR, s. m. {Ventilator.) Machine qui sert à renouveler l'air dans un lieu fermé, tel qu'une salle de spectacle, j d'hôpital , une mine , etc. | Se dit De cer-

iioo VEN

laines machines de rotation destinées à produire un courant d'air continu, pour alimenter le feu d'un fourneau sans le secours d'une cheminée. (Van-ti-Ia-teur.)

VENTILATION, s. f. (refiti/atio.) Action de renouveler l'air au moyen de ventilateurs. (Van-ti-la-sion.)

VENTILAllON. 8. f. (Ventilatio,) Action de ventiler.

VENTILER. V. a. {Ventilare.) Estimer, évaluer une ou plusieurs portions d'un tout vendu, non pas quant à la valeur réelle, mais relativement au prix total. | Discuter une affaire , agiter , débattre une question avant que d'en délibérer en forme. (Vanti-lé.)

VENTOUER. s. m. (Fentus.) Oiseau bon ventotiery Celui qui résiste au vent. (Vanto-lié.)

VENTÔSE, s. m. {Ventosus.) Le sixième mois du calendrier républicain. (Van-tô-ze.)

VENTOSITÉ. s. f. {Fentositas.) Amas de vents dans le corps de l'homme ou des animaux. (Van-tô-zi-té.)

VENTOUSE, s. f. Instrument de chirurgie : vaisseau de verre , de cuivre , d'argent , etc. , arrondi , qu'on applique sur la peau, et dans la capacité duquel on fait le vide, afin de soulever la peau et de produire une irritation locale. I Se dit De certains organes dont qqs. animaux aquatiques sont pourvus , et à l'aide desquels ils s'attachent aux différents corps , ou sucent en faisant le vide. | Ouverture pratiquée dans un conduit, pour donner passage à l'air par le moyen d'un tuyau. (Vaii-tou-ze.)

VENTOUSER. v. a. Appliquer des ventouses à un malade. (Van-tou-zé.)

VENTRAL, ALE. adj. {Ventralîs.) Qui appartient au ventre, qui s'y trouve placé. (Van-tral.)

VENTRE, s. m. {Venter.) La capacité du corps de l'homme et des animaux où sont les intestins. | Le bas-centre , La partie inférieure du ventre, à laquelle tiennent les parties sexuelles, j Le petit ventre , L'estomac. (Vi.) I Ce cheval va ventre à terre , Il court avec une grande vitesse. | Marcher , passer sur le ventre à qqn. , Le terrasser ; Parvenir malgré lui à ce qu'on veut. | Être sujet à son ventre^ Se laisser aller à la gourmandise. | La partie inférieure du corps qui est sous les côtes. I En parlant Des femmes et des femelles des animaux, La partie où se forment et se nourrissent les enfants, les petits de l'animal. [ Se dit Des trois grandes capacités qui contiennent les viscères. | Ce cheval n'a point de ventre , Il est serré des flancs. Cette muraille fait le ventre. Elle bombe , elle menace ruine. (Van-tre.)

VENTRÉE, s. f. {Venter.) Portée, tous les petits que les femelles d'animaux font en une fois. (Van-trée.)

VENTRICULE, s. m. {Ventriculus.) Se

VER

dit De certaines capacités qui sont dans la corps , et principalement de Celles du cerveau et du cœur. | Absol., L'estomac de certains animaux. (Van-tri-cu-le [c m.].)

VENTRIÈRE, s. f. {Venter.) Longe de cuir, glande sangle qu'on passe sous le ventre d'un cheval de carrosse pour empêcher que le harnais ne tourne , et pour tenir les traits en tel état qu'ils ne puissent ni monter trop haut ni incommoder le ventre du cheval. On dit plus ordin. Sous-ventrière. | La sangle dont on se sert pour soulever des chevaux quand on veut les embarquer ou les tenir suspendus. (Van-triè-re.)

VENTRILOQUE, adj. des a g. {P'entriloquus.) Se dit D'une personne qui, ayant la voix sourde et caverneuse , semble parler du ventre. | Se dit De certaines personnes qui ont la faculté de parler et de se faire entendre sans remuer les lèvTes, et de modifier tellement leur voix , qu'elle semble ne pas venir d'eux. (Van-tri-loc-e.)

VENTROUILLER (SE), v. pron. Se vautrer dans la boue. (Van-trou-Ue [11 m.].)

VENTRU, UE. adj. et subst. {Ventrosus.) Qui a un gros ventre, une grosse panse. Fam. (Van-tru.)

VENUE, s. f. {Venire.) Arrivée. | La venue du Messie, Son premier avènement. // est d'une belle venue, se dit D'un jeune arbre grand et droit , ou D'un jeune homme grand et bien fait. | Être tout d'une venue ^ se dit D'un homme grand , mal fait ; et D'une taille longue, droite, qui n'est marquée ni aux épaules ni aux hanches. | Au jeu de quilles , Le coup qui se joue en poussant , en jetant la boule de l'endroit dont on est convenu.

VÉNUS, s. f. {Venus.) Nom d'une divinité des païens, qu'on supposait être la mère de l'Amour et la déesse de la beauté. | Une femme d'une grande beauté.

VÉNUS, s. f. {Venus.) Une des sept planètes, la plus proche du soleil après Mercure. I (Vi.) Le cuivre. — Vitriol ae Vénus, Vitriol bleu ou de cuivre (sulfate de cuivre). L'acétate de cuivre porte souvent encore le de nom Cristaux de Vénus.

VÊPRE. s. m. {Vesper.) Le soir, la fin du jour. (Vi.)

VÊPRES, s. f. pi. {Vesper.) Cette partie des heures de l'office divin qu'on disait autrefois sur le soir, et qu'on dit maintenant pour l'ordinaire à deux ou trois heures après midi. (Vê-pre.)

VER. s. m. ( Vermis. ) Animal à sang blanc, qui est long, rampant, et qui n'a ni enveloppe cornée ni membres articulés. ( Ver luisant. Genre d'insecte qui jette une lueur dans l'obscurité. | Ver à soie , Espèce de chenille qui fait la soie. C'est la chenille d'un papillon que les entomologistes appellent Bombyx. \ Ver solitaire , Ver intestinal, plat comme un ruban fort long, et annelé.

VER

>si Ténl

Le remords qui tourmente continuellement le coupable, ou Un chagrin dont la cause est cachée. (Vèr.)

VÉRACITÉ, s. f. {Veracitas.) Attachement constant à la vérité. | Attribut de la Divinité qui signifie que Dieu ne peut jamais tromper. (Vé-ra-si-té.)

VERBAL, ALE. adj. Qui vient du verbe. | Qui n'est que de vive voix , et non par écrit. (Vër-bal.)

VERBALEMENT, adv. De vive voix, et non par écrit. (Vër-ba-le-man.)

VERBALISER, v. n. Dire des raisons ou des faits pour les faire mettre dans un procès-verbal. I Dresser un procès - verbal. | Fam. et vi. , Faire de grands discours inutiles et qui n'aboutissent à rien. (Vër-bali-zé.)

VERBE, s. m. {Verbum.) Partie d'oraison qui exprime, soit une action faite ou reçue par le sujet, soit simplement l'état ou la qualité du sujet , et qui se conjugue par personnes, par nombres, par temps et par modes. (Vër-be.)

VERBE, s. m. {Verbum.) Parole, ton de voix. Avoir le verbe haut y Avoir une voix fort élevée; Décider avec hauteur, parler avec présomption. Para.

VERBE, s. m. {Verbum.) La seconde personne de la sainte Trinité.

VER RÉRATION, s. f. {Verberatio.) Se dit en parlant De l'air frappé qui produit le son. ("Vi.) (Vër-bé-ra-sion.)

VERBEUX , EUSE. ( Verbosus. ) Qui abonde en paroles, diffus. (Vër-ben; ze.)

VERRIAGE. s. m. {P erbum.) Abondance de paroles qui ne disent presque rien, qui contiennent peu de sens. Fam. (Vërbi-a-je.)

VERBIAGER. v. n. Employer beaucoup de paroles pour dire peu de chose. Fam. (Vër-bi-a-jé.)

VERBIAGEUR, EUSE. s. Celui, celle qui emploie beaucoup de paroles pour dire peu de chose. Fam. (Vër-bi-a-jeur; eu-ze.)

VERBOSITÉ, s. f. Caractère, défaut de ce qui est verbeux. (Vër-bo-zi-té.)

VER-COQUIN, s. m. Sorte de ver, de chenille de vigne. | Sorte de frénésie ou de vertige qui atteint certains animaux, et qui est attribuée à la présence , dans le cerveau , d'un ver auquel on donne le même nom.

( Fam. , Fantaisie , caprice. ( Vèr-coc-in

VERD. adj. V. Vert.

VERDÂTRE. adj. des 2 g. Qui tire sur le yert. (Ver-dâ-tre.)

VERDÉE. s. f. Sorte de petit vin blanc de Toscane, dont la couleur tire sur le vert. (Vër-dée.)

VERDELET, ETTE. adj. Diminutif de vert. Du wn verdelet. Du vin qui est un peu vert , qui a une petite pointe d'acide.

VER

IIOI

I Fam., Cet homme est encore un peu ver^ delet, se dit D'un vieillard qui a encore de la vigueur. (Vër-de-lë; è-te.)

VERDEREE. s. f. Étendue de bois qui était soumise à la juridiction d'un verdier. j La juridiction même. (Vër-de-rie.)

VERDET. s. m. {Virldis.) Sel de cuivre impur et de couleur verdâtre, dont la préparation en grand forme une branche importante de commerce. (Vër-dë.)

VERDEUR, s. f. {Viridis.) L'humeur, la sève qui est dans le bois lorsqu'il n'est pas mort, ou qu'il n'est pas encore sec. | L'acidité du vin. I La jeunesse et la vigueur des hommes. | Âcreté des paroles. (Ver-denr.)

VERDIER. s. m. {Viridarius.) Officier qui était établi pour commander aux gardes d'une forêt éloignée des maîtrises. (Vër-dié.)

VERDIER. s. m. {Viridarius.) Oiseau du genre des Moineaux, dont le plumage est vert.

VERDIR, v. a. ( Viridis. ) Donner une couleur verte, peindre en vert. | V. n. Devenir vert. I Se dit Du cuivre, quand il se couvre de vert-de-gris (Vër-dir.)

VERDOYANT, ANTE. adj. Qui verdoie.

I Couleur 'Verdoyante, Tirant sur le vert. (Vër-doua-ian.)

VERDOYER, v. n. Devenir vert. (Vërdoua-ié.)

VERDURE, s. f. {Viridis.) I^ couleur verte que présentent les herbes, les plantes, les feuilles des arbres, surtout au printem|)s. I Se dit Des herbes, des plantes, et des feuilles mêmes. | Se dit Des plantes potagères dont on mange les feuilles, comme persil, oseille, etc. | Tenture de tapisserie qui représente principalement des arbres. (Vër-du-re.)

VERDURIER. s. m. {Viridis.) Celui qui a soin de fournir les salades dans les maisons royales. (Vër-du-rié.)

VÉREUX, EUSE. adj. {Vermis.) Se dit Des fruits dans lesquels se trouvent des vers. ( Se dit D'une personne ou d'une chose fortement suspecte, d'un vice essentiel et caché. I Fam., Son cas est -véreux, Il a une mauvaise affaire, son affaire est mauvaise. (Vé-reu ; ze.)

VERGE, s. f. {Virga.) Petite baguette longue et flexible. | Grand morceau de baleine , qui est garni d'argent par les bouts , et que le bedeau porte à la main dans l'église, quand il est en fonction. |La baguette, ordin. garnie d'ivoire, que portaient les huissiers appelés Huissiers à -verge. \ Verge de fer, verge de cuivre , Longue tringle de fer, de cuivre. 1 La verge du balancier. Le long pivot sur lequel se meut le balancier, et qui a deux petites saillies plates où engrène la roue de rencontre. | Verge-d'or, Plante radiée qui porte un long épi de fleurs jaunes, j Mesure dont on se servait pour mesurer les terres. Certaine mesure pour les

VER

étoffes. I Au pîur., se dit De plusieurs menus brins de bouleau , de genêt , d'osier, etc., avec lesquels ou fouette , on fustige. Poignée de verges. On le fit battre de verges. Fan e passer (jcjn. par les verges , Le faire passer eulre deux rangs de soldats qui sont ai niés (le verges ou baguettes d'osier, dont ils frappent sur les épaules nues de celui qui passe, j Se dit, fig., Des peines et des afflictions dont Dieu se sert pour punir les liomrne>. I Vu anneau sans chaton ( Vi. ) j

TERGÉ , ÉE. adj. ( Virgatus. ) Se du D'une étoffe oîi se trouvent qqs. fils d'une soie plus grossière que le reste , ou d'une teinture soit plus forte, soit plus faible. (Vër-jé.)

VERC/ÉE. «. f. L'étendue d'une verge carrée. (Vi.) (Vër-jée.)

YERGHR. s. m. {Hridis.) Lieu planté d'arbres fruitiers. (Vër-jé.)

VERGER. V. a. (J^irga.) Mesurer une étoffe, une toile avecla verge; jauger avec la verge.

VERGETER. v. a. Nettoyer avec une vergette. I Teint vergeté. Teint où il paraît de petites raies de différentes couleurs. (Vërje-té.)

VERGETIER. s. m. Artisan qui fait et qui vend des vergettes, des décrottoires, etc. (Vër-jp^tié.)

VERGETTES. s. f. pi. ( rirga. ) Époussette, brosse composée de soie de cochon, de sanglier, ou de menus brins de bruyère attachés ensemble, et servant à nettoyer des habits , des étoffes , etc. (Vër-jë-te.)

VERGEURE. s. f. {f^irga.) Se dit Des fils de laiton attachés en long sur la forme où l'on coule le papier. | «Les raies que font ces fils, et qui sont marquées sur la feuille de papier. (Vër-ju-re.)

VERGLAS, s. m. Glace mince étendue sur la terre, sur le pavé, et foruiée par une petite pluie qui se gèle au moment où elle tombe. (Vër-glà.)

VERGNE. s. m. Arbre. F. Auwe. (Vèr-ne [n m.].)

VERGOGNE, s. f. {Verecundia.) Honte.

Fam. (Vër-go-«e [n m.].)

VERGUE, s. f. {( irga.) Pièce de bois longue et ronde, qui est attachée en travers des mâts d'un navire pour en soutenir les voiles. (Vërg-e.)

VÉRICLE. s. f. (ritrium.) Se dit Des pierres fausses , contrefaites avec du verre ou du cristal,

VÉRIDICIT^. s. f. Caractère de vérité dans un discours , dans un témoignage. | Se dit Du narrateur, du témoin même. (Vé-ridi-si-té.)

VÉRIDIQIJE. adj. des 2 g. {Veridicus.) Qui aime à dire la vérité, qui a l'habitude de la dire. (Vé-ri-dic-e.)

VÉRIFICATEUR, s. m. Celui qui est ccm- (ols pour vérifier des ouvrages , des devis ,

VER

etc., pour examiner s'ils soHt tels qu'ils doivent être, ou tels qu'on les a déclarés.

VF.RIFTCATION. s. f. Action de vérifier. I La vérification d'un édit. L'enregistrement d'un édit par le parlement. ( Vé-ri-fi-casion.)

VÉRIFIER, v. a. (rerus, facere.) Exami- ' ner, rechercher si une chose est vraie , si i elle est telle qu'elle doit être ou qu'on l'a déj clarée. | Vérifier un édit en parlement , L'en- {registrer. | Faire voir la vérité, l'exactitude d'une chose, d'une proposition, d'une assertion.

VÉRIN, s. m. Machine composée d'une vis et d'un écrou, par le moyen de laquelle on élève de très-grands fardeaux.

VÉRINE. s. f. Nom de la meilleure espèce de tabac que l'on cultive en Amérique.

VÉRINE. s. f. Lampe de fer à cul rond, qu'on suspend au - dessus du compas de route dans l'habitacle, pour éclairer le timonier pendant la nuit.

VÉRITABLE, adj. des des 2 g. {Veritas.) Vrai, en tant que Vrai est opposé à Falsifié, à Contrefait. | Un véritable ami. Un ami effectif, un ami solide. | Qui contient vérité, qui est conforme à la vérité, j Être véritable dans ses paroles , Dire toujours la vérité. I Réel. | Bon, excellent dans son genre.

VÉRITABLEMENT, adv. Conformément à la vérité. | Réellement, de faiL | Adv. d'acquiescement. À la vérité. (Vé-ri-ta-bleman.)

VÉRITÉ, s. f. {Veritas.) Qualité de ce qui est vrai ; conformité de l'idée avec son objet, d'un récit, d'une relation avec un fait, de ce que l'on dit avec ce que l'on pense. | Fam., Dire à qqn. ses vérités, Dire librement à qqn. ses défauts , ses vices , ses fautes. I Se dit par opposition à Fausse opinion, à Erreur. | Axiome, principe certain, maxime constante. | La sincérité, la bonne foi. I L'imitation, l'expression fidèle de la nature. | Ei» vérité, loc. adv. Certainement, assurément, de bonne foi, | À la vérité. loc. adv. Elle se dit Lorsqu'on avoue qq. ch., qu'on explique ou qu'on restreint aussitôt.

VERJUS, s. m. Le suc acide qu'on tire des raisins qui ne sont pas mûrs. 1* Le raisin qu'on cueille encore vert. Certaine espèce de raisin qui n'est pas bon à faire du vin, et dont les grains, longs et gros, ont la peau fort dure. | Ce n'est que du verjus , se dit D'un vin qui est trop vert. (Vër-ju.)

VERJLTÉ, ÉE. adj. Où l'on a mis du verjus. I Qui a une pointe d'acide comme le verjus. (Ver-ju-té.)

VERMEIL, EILLE. adj. {VermiUum.) Qui est d'un rouge un peu plus foncé que l'incarnai. I £/«e plaie vermeille. Celle dont les chairs sont d'un rouge vif, ne sont point livides, (Vër-mell ; ë-Ue [11 m.].)

VERMEIL, s. m. Argent doré.

VER

TERMICELLE ou VERMICEL. s. m.

{TermiceUi , it.) Espèce de pâte en forme de vers longs et menus, dont on fait des potages. ( Le potage fait a»ec cette pâte. (Vér-mi-che-le , ou Vër-mi-së-le.)

7ERMICELLIER. s. m. Celui qui fabrique, qui vend du vermicelle, des macaronis , et autres pâtes semblables. (Vër-mi-së- Ué.)

VERMICULAIRE. adj. des a g. {Vermicu/us.) Qui a qq. rapport aux vers, qiji leur ressemble à qq. égards ( Vèr-mi-cu-lè-re [c m.J.)

VERMICULE, ÉE. adj. {Fermicuhtus.) Se dit Des ouvrages travaillés de manière qu'ils représentent des traces de vers. (Yër-mi-cu-lé [c-m.].)

YERMICULURES. s. f. pi. {Vermicidus.) Travail qui représente des traces de vers. (Yër-mi-cu-lu-re [c m.].)

TERMIFORME. adj. des i g. {Fermis, fomia.) Se dit De certains muscles qui ont la forme d'un ver. (Yër-mi-for-me.)

VERMIFUGE, adj. des a g. et s. m.

{Vermis y fugare.) Se dit Des remèdes pro-

Î)res à faire mourir les vers engendrés dans e corps humain , ou à les en chasser. (Vërmi-fu-je.)

VERMILLER. v. n. (Fermis.) Se dit Des sangliers qui fouillent la terre avec leur boutoir, pour y chercher des vers , des oignons ou des racines. (Yër-mi-llé [11 m.].)

VERMILLON, s. m. {Vermilium.) Minéral d'une couleur rouge fort vive, qui est une combinaison naturelle de soufre et de mercure; n. autr. Cinabre. \ Cette couleur vive et éclatante qui se tire soit du vermillon de mine, soit du vermillon artificiel. | La couleur vermeille des joues et des lèvres. (Vër-mi-llon [Il m.].)

YERMILLONNER. v. a. Enduire, peindre de vermillon. (Yër-mi-Ho-né [11 m.].)

YERMILLONNER. v. n. T. employé pour le blaireau dans la même acception que Vemdller pour le sanglier.

YERMINE. s. f. coll. {rermls.) Toute sorte d'insectes malpropres , nuisibles et incommodes , comme sont les poux , les puces , les punaises , etc. | Toute sorte de gens de mauvaise vie, de garnements dangereux ou incommodes pour la société. (Yër-mi-ne.)

YERMINEUX, EUSE. adj. {rerminosus.) Se dit Des maladies causées ou entretenues par des vers intestinaux. (Yër-mi-neu ; ze.)

YERMISSEAU. s. m. {Fermis.) Petit ver de terre. (Yër-mi-sô.)

YERMOULER (SE), v. pron. {Fermiculari.) Être piqué des vers. | Ykrmoulu, ue, part. Se dit Du bois, du papier, etc., quand il est percé en plusieurs endroits par les vers. (Yër-mou-lé.)

VERMOULURE, s. f. {Fermiculari.) La trace q[ue les vers laissent dans ce qu'ils ont

VER

rongé. I La poudre qui sort des trous faits par les vers. (Vèr-niou-rii-re.)

YKRMOUT. s. m. Vin dans lequel on a mêlé de l'absinthe. (Vër-niou.)

VER N AL, ALE. adj. (rernaiis.) Qui appartierit au printemps. (Vër-nal.)

VERNE, s. m. Arbre. ^. Aowe.

VERNIR, v. a. Enduire de vernis. (Yër nir.)

VERNIS, .s. m. (Ferntx.) Espèce d'enduit liquide dont on couxre la surface des corps pour la rendre lisse et luisante, ou pour les préserver de l'action de l'air et de l'humidité, j ternis du Japon, Arbrisseau commun en Asie et en Amérique, et qui fournil un suc laiteux dont les Japonais font leur vernis. | Ce qui donne une apparence, une couleur favorable ou défavorable. | Enduit composé de substances vitrifiables , dont on couvre des vases de terre et la porcelaine. (Vër-ni.)

VERNISSER. V. a. Vernir. (Vër-ni-sé.)

VERNISSEUR. s. m. Artisan qui fait des vernis , ou qui les emploie. (Vër-ni-seur.)

VERNISSURE. s. f. Application du vernis. CVër-ni-»u-re.)

VÉROLE, s. t. Maladie qui se communique le plus ordinairement par le contact avec une personne infectée du même mal. | I Petite 'Vérole. Maladie qui se manilesle par une éruption de boutons pustuleux , la plupart déprimés à leur centre, et qui laissent ordin. de petits creux dans la peau après la guérisou. Les médecins nomment cette maladie Variole.

VÉROLIQUE. adj. des 2 g. Appartenant à la vérole. ( Vé-ro-lic-e. )

VÉRON. s. m. Petit poisson de rivière, F. Vairon.

VÉRONIQUE, s. f. Genre de plantes qui comprend un grand nombre d'espèces , la plupart à fleurs bleues. ( Vé-ro-nic-e. )

VERRAT, s. m. ( Ferres. ) Pourceau.

Jeune 'verrat. Fieux 'verrat. Pop. // écume comme un 'verrat , se dit d'un homme qui écume de colère. (Vè-ra. )

VERRE, s. m. (Firritin.) Corps transparent et fragile, prodtrrt par la fhsion d'un mélange de sable et d'alcah ou de chaux, ou d'oxyde de plomb. | Châssis de 'verre. Garni de carreaux de verre. | Une sorte de vase à boire, fait de verre, |La liqiLeur que contient ou peut contenir un verre ordinaire. (Vè-re.)

VERRKE. s. f. Plein un verre. (Yè-rée.)

VERRERIE, s. f. Lieu où l'on fait le verre, les ouvrages de verre. | L'art de faire du verre. I Toute sorte d'ouvrages de verre. (Vè-rerie.)

VERRIER, s. m. {Fitrarius.) Ouvrier qui fait du verre et des ouvrages de verre. Adj,, Gentilhomme 'verrier ^ Gentilhomme qui ti"availlait en verrerie. | Celui qui vend des ouvrages de verre. Acheter des ouvrages de •verre chez un verrier. (Vi.) On dit mainte'

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VER

nant Faïencier, \ Ustensile de ménage , ordin. fait d'osier , dans lequel on range les verres à boire, les carafes, etc. (Vè-rié.)

VERRIÈRE, s. f. Ustensile de table , espèce de cuvette remplie d'eau , dans laquelle on place les verres. (Vè-riè-re.)

VERMÈRE ou VERRINE. s. f. Morceau de verre qu'on met au devant des châsses , des reliquaires , ou devant des tableaux , pour les conserver. (Vi.) (Vè-riè-re, ou Vërri-ne.)

VERROTERIE, s. f. Menue marchandise de verre , comme grains , bagues, patenôtres, etc. (Vè-ro-te-rie.)

VERROU, s. m. {Veru.) Pièce de fer plate ou cylindrique, qu'on applique à une porte, afin de pouvoir la fermer, et qui va et vient entre deux crampons. ( Tenir qqn. sous le verrou , Le tenir enfermé. (Vè-rou.)

VERROUILLER, v. a. Fermer un verrou.

j Pron., Se verrouiller, S'enfermer au verrou. (Vé-rou-llé [11 m.].)

VERRUE, s. f. {Verriicra.) Poireau, sorte de petite tumeur qui se forme à la surface du corps , surtout au visage et aux mains, et qui paraît due à l'épaississement de l'épiderme. (Vè-rue.)

VERS. s. m. {Versus.') Assemblage de mots mesurés et cadencés selon certaines règles fixes et déterminées. | f^ers blancs. Vers non rimes , dans les langues où la rime est en usage. (Vèr.)

VERS. Prép. de lieu servant à désigner à peu près Un certain côté , un certain endroit, iBue certaine situation. | Envoyé vers tel prince d'Allemagne, Ministre auprès de tel prince d'Allemagne. I Prép. de temps, Environ.

VERSANT, ANTE. adj. Qui verse facilement, qui est sujet à verser. (Vër-san.)

VERSANT, s. m. La pente d'un des côtés d'une chaîne de montagnes.

VERSATILE, adj. des 2 g. {Versatilis.) Qui est sujet à tourner, à changer. (Vër-sati-le.)

VERSATILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est versatile. (Vër-sa-ti-li-té.)

VERSE (À), loc. adv. {Versare.) Il pleut à 'verse , Il pleut abondamment. (Vër-se.)

VERSE, adj. m. {Versare.) Le sinus verse d'un angle, La partie du rayon du cercle qui est comprise entre l'arc et le pied du sinus.

VERSEAU, s. m. {Versare, aqua.) L'un des douze signes du zodiaque, qui répond au mois de janvier. (Vër-sô.)

VERSEMENT, s. m. Action de verser de l'argent dans une caisse. (Vër-se-man.)

VERSER. V. a. {Versare.) Épancher, répandre , transvaser. | Absol. , Mettre du vin ou qq. autre boisson dans un verre. ) Verser des larmes. Pleurer. | Verser le mépris sur qqn, , En parler de manière à le rendre méprisable ou ridicule. | Se dit en parlant Des espèces d'or et d'argent, des sommes, des

VER

fonds qu'on apporte à une caisse, qu'on y vient déposer. ( V. n. et a. Se dit D'un carrosse, d'une charrette, et de toute autre voiture , lorsque par accident elle tombe sur le côté. En ce sens , il est neutre. ) V. n. Se dit Des blés sur pied , lorsque la pluie ou le vent les couche, j Versé , ée. adj. Exercé , expérimenié. (Vër-sé.)

VERSET, s. m. {Versus.) Petite section composée ordin. de deux ou trois lignes , et contenant le plus souvent un sens complet. I Se dit aussi de Qqs. paroles tirées ordin. de l'Écriture, et suivies qqfs. d'un répons, qu'on dit , qu'on chante dans l'office de l'Église. I Le signe d'imprimerie qui sert à marquer les versets, et qui a la forme d'un V barré {j^). (Vër-së.)

VERSICULES ou VERSICULETS. s. m.

pi. {Versiculus.) Diminutif de Vers. Fam. (Vër-si-cu-le , ou Vër-si-cu-lë [c m.].)

VERSIFICATEUR, s. m. {Versificator.) Celui qui fait des vers. Celui qui a plus de facilité pour la construction du vers qu'il n'a de génie et d'invention. (Vër-si-.)

VERSIFICATION, s. f. {Versifîcatio.) Art de faire les vers ; manière de tourner les vers. (Vër-si-fî-ca-sion.)

VERSIFIER. V. n. {Versificare.) Faire des vers. (Vër-si-fi-é.)

VERSION, s. f. {Versio.) Interprétation, traduction d'une langue en une autre. ( Se dit Des traductions que les écoliers font dans les collèges d'une langue ancienne en leur propre langue, j Fam. , La manière de raconter un fait. (Vër-sion.)

VERSO, s. m. T. lat. La seconde page, le revers d'un feuillet. (Vër-sô.)

VERSTE. s. f. Mesure itinéraire de Russie , qui vaut cinq cents toises. (Vërs-te.)

VERT , ERTE. adj. {Viridis.) Qui est de la couleur des herbes et des feuilles des arbres. I Se dit Des arbres, des plantes qui ont encore qq. sève. | Fam. , // est encore vert, se dit D'un homme âgé qui a encore de la vigueur. | Se dit Du bois qui n'a pas encore perdu son humidité naturelle depuis qu'il est coupé, j Pierres vertes , Pierres fraîchement tirées de la carrière. Cuir vert. Cuir qui n'a pas été corroyé. 1 Morue verte , Morue qui n'a pas été séchée. ( Qui n'est pas encore dans la maturité requise. | Vin vert. Vin qui n'est pas encore assez mûr , assez ^fait. I Pois iierts , Pois nouveaux. (Vëi*. Vër-te.)

^'ÏRT. s. m. La couleur verte , la couleur des herbes et des feuilles des arbres. | Vert de montagne, Terre verte, colorée par le cuivre. I Se dit Des herbes qu'on fait mauger vertes aux chevaux dans le printemps. | Jouet au vert. Jouer, dans le mois de mai, à une sorte de jeu où l'on est obligé, sous de certaines peines, d'avoir toujours sur soi quelques feuilles de vert cueillies le jour même, et où chacun tâche de surprendre son cora-

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pagiion dans un temps où il n'a point de vert. Prendre qqn. sans vert, Le prendre au dépourvu. | L'acidité du vin qui n'est pas encore bien mûr.

VERT-DE-GRIS. s. m. Sorte de rouille ferte produite par un sel qui se forme à la surface des objets de cuivre, lorsqu'on néglige de les nettoyer, et surtout lorsqu'ils demeurent qq. temps exposés à l'action réunie de l'air et des acides. | Composé d'oxyde de cuivre et d'acide acétique produit par l'action du cuivre sur le marc de raisin. ( Vër-de-gri. )

YERTÉBRAL, ALE. adj. Qui a rapport aux vertèbres. (Yër-té-bral.)

VERTÈBRE, s. f. {^ertebra.) Un des os qui, s'articulant les uns avec les autres, composent réfjine du dos , chez l'homme et chez un grand nombre d'animaux. (Vër-tè-bre.)

VERTÉBRÉ , ÉE. adj. {Fertebratus.) Se dit Des animaux qui ont des vertèbres , par opposition à ceux qui n'en ont pas, tels que les mollusques, les vers, etc. (Vër-té-bré.)

VERTEMENT, adv. {Viridis.) Avec fermeté, avec vigueur. (Vër-te-man.)

VERTICAL, ALE. adj. {Vertex.) Perpendiculaire au plan de l'horizon. (Vër-ti-cal.)

VERTICALEMENT, adv. Perpendiculairement au plan de l'horizon. ( Vër-ti-ca-leman.)

VERTICILLE. s. m. {Verticillum.) Assemblage de fleurs et de feuilles disposées circulairemen* autour d'un même point de la tige. (Vër-ti-si-Ue [11 m.].)

VERTICILLE, ÉE. adj. {VerticUlum.) Qui forme des anneaux. ( Vër-ti-si-llé [11 m.].) ^

VERTIGE, s. m. (Vertigo.) Tournoiement de tête, indisposition dans laquelle il semble à ceux qui en sont atteints que toutes choses tournent autour d'eux, ou qu'ils tournent eux-mêmes. | Égarement de sens , folie mon entanée. | Esprit de vertige. Esprit d'erreur, de folie, d'égarement. (Vër-ti-je.)

VERTIGINEUX, EUSE. adj. {Vertiginosus.) Qui a des vertiges , qui est sujet aux Tertiges. (Vër-ti-ji-neu ; ze.)

VERTIGO. s. m. {Veriigo.) Caprice, fantaisie. Fam. I Maladie des chevaux. (Vër-ti-

VERTU, s. f. (Firtus.) Disposition ferme, constante, de l'âme, qui porte à faire le bien et à fuir le mal. | Se dit Des dispositions particulières propres â telle ou telle espèce de devoirs ou de bonnes actions. | Les personnes vertueuses. | Chasteté , pudicité. | Qualité qui rend propre à produire un certain effet, qui donne la force de produire qq. effet. | Au plur., Nom d'un des ordres de la hiérarchie céleste. I En vertu, loc. prép. Eu conséquence, à cause du droit, du pouvoir.

(Vër-tu.)

VERTUEUSEMENT, adv. D'une manière vraitipiise. (Vër-tu-€u-ze-maDu)

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VERTUEUX, EUSE. adj. {Virtuosus.) Qui a de la vertu. | Se dit De ce qui est inspiré par la vertu. ( Cette femme est vertueuse. Elle est chaste. (Vër-tu-eu; ze.)

VERTUGADIN. s. m. I spèce de bourrelet que les dames portaient jadis au-dessous de leur corps de robe. (Vër-lu-ga-din.)

VERVE, s. f. Chaleur d'imagination qui anime le poëte, l'orateur, l'artiste, dans la composition de leurs ouvrages. | Fam. , Caprice, bizarrerie, fantaisie. (Vër-ve.)

VERVEINE, s. f. {Ferbena.) Plante odorante, de la famille des Labiées, que les anciens employaient dans les cérémonies religieuses et dans les conjurations magiques. (Vër-vë-ne.)

VERVELLE. s. f. Espèce d'anneau qu'on met au pied d'un oiseau de fauconnerie, et sur lequel on grave le nom ou les armes de celui à qui l'oiseau appartient. (Vër-vë-le.) VER VEUX. s. m. {Ferriculum.) Sorte de filet à prendre du poisson. (Vër-veû.)

VÉSANIE. s. f. (Fesania.) Nom générique sous lequel plusieurs médecins comprennent les différentes espèces d'aliénations mentales.

VESCE. s. f. (Ficia.) Plante à fourrage , de la famille des Légumineuses , dont le grain est rond. |Le graiti même. (Vë-se.)

VÉSICAL, ALE. adj. (Fesica.) Qui a rapport à la vessie. (Vé-zi-cal.)

VESICATOIRE. adj.desag. et s.m. (^^ ùca.) Qui fait venir des ampoules, qui détermine le soulèvement de l'épiderme. | La plaie causée par l'application du vésicaioire. // a un vésicatoire au bras. Panser, supprimer un vésicatoire. Son vésicatoire ne rend plus. ( Ve-zi-ca-toua-re. )

VÉSICULE, s. f. ( Fesicula. ) Sac membraneux, semblable à une petite vessie. (Vézi-cu-le [cm.].)

VESOU. s. m. Le suc liquide qui sort de la canneà sucre écrasée parle moulin. (Ve-zou.) VESPÉRIE. s. f. (Fespera.) Le dernier acte de théologie ou de médecine que soutenait autrefois un licencié avant de prendre le bonnet de docteur. | Fam., Réprimande. (Vës-pé-rie. )

VESPÉRISER. V. a. Réprimander qqn.

// l'a terriblement vespérisé. S'il y retourne, il sera vespérisé. Il a vieilli. ( Vës-péri-zé. )

VESrÉTRO. s. m. Sorte de ratafia, auquel on attribue un grand nombre de propriétés , et qui est surtout employé comme stomachique et carminatif. (Vës-pé-trô. )

VESSE. s. f. Vent d'une odeur désagréable. I Fesse-de-loup, ou Fesse-loup , Sorte de champiguon qui n'est plein que de vent et de poussière. (Vè-se. ) ^

VESSER. s. n. Lâcher une vesse. (Vè-se.) VESSIE, s. f. {Vesica.) Sac ou réservoir membraneux, servant à recevoir et à contenir l'urine. I Cette partie tirée du corps de

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