BAI
lente et profonde. | Fi g., S'en{r'ou\Tir, être mal joint. | N'èti-e pas assez tendu, (Bâ-Ué [Um.].)
BAIIXER. V. a. Donner, livrer. (Vi.)
BAILLERESSE, s. f. Celle qui baiUe à ferme. (Inus.) (Ba-!le-rë-se [U m.].)
BAILLET. adj. m. Il se dit D'un "cheval qui a le poil roux tirant sur le blanc. Clieval balllet. (Ba-llë [U m.].)
BAILLEUL. s. m. Celui qui fait profession de remettre les memibres démis , et de raccommoder les os rompus. (Vi.) (Ba-lleul [Um.].)
BAILLELTl. s. m. Celui qui bâille, qui est sujet à bâiller souvent. (Bâ-lîeur [11 m.].)
BAILLEUR, s. m. Celui qui baille à ferme ou à loyer. | Bailleur de fonds , Celui qui fournit de l'argent.
BAILLI, s. m. Officier royal d'épée, au nom duquel la justice se rendait dans l'étendue d'un certain ressort, et qui avait droit de commander la noblesse de son district. | Officier royal de robe longue, qjû rendait la justice dans l'étendue d'ijn certain ressort , et dont les appellations ressortissaient au parlement, j Officier de robe longue, qui rendait la justice au nom d'un seigneur. | Dans l'ordre de Malte, Chevalier revêtu d'une dignité qui le met au-dessus des commandeurs, et qui lui donne le privilège de porter la grand'croix. | En Allemagne et en Suisse, Magistrat préposé à l'exécution des lois. (Ba-Ui [U m.].)
BAILLIAGE, s. m. Tribunal composé de juges qui rendaient la justice au nom du bailli. I L'étendue de pays qui était sous la Juridiction d'un bailli. | La maison dans laquelle le bailli ou son lieutenant rendaient la justice. ( Partie de territoire dont Tadministration est confiée à un bailli. (BalUa-je [11 m.].)
BAILLL\GER, ÈRE. adj. Qui est propre à un bailliage. (Ba-Uia-jé [U m.].)
BAILLIYE. s. f. La femme d'un bailli.
(Ba-lli-ve [11 m.].)
BÂILLON, s. m. Morceau de bois, de fer, etc., qu'on met de force entre les mâchoires d'une personne pour l'empêcher de parler et de crier, ou dans la gueule d'un animal. (Bâ-llon [U m.].)
BÂILLONNER, v. a. Mettre un bâillon.
I Bâillonner une porte, La fermer en dehors avec une pièce de bois. (Bâ-l!o-né [U m.].)
BAIN. s. m. {Balneum.) Immersion et séjour du corps dans qq. fluide. Le liquide dans lequel on se plonge. | Demi-bain, Celui où l'on ne se baigne que jusqu'à la ceinture. | Une baignoire. | Fond de bain. Linge dont on revêt l'intérieur d'une baignoire. I Au plur., L'appartement destiné pour se baigner. | Établissement public où l'on prend des bains. | Eaux naturellement chaudes, où l'on va se baigner. \ L'ordre
BAL
du Bain , Ordre de chevalerie en Angleterre, institué par Richard II. | Cuve où il y a de l'eau et des drogues pour la teinture. | Toute substance par l'intermédiaire de laquelle on chauffe un vase. Bain-marie, Eau chaude. (Bin.)..
baïonnette, s, f. Arme pointue qui s'ajuste au bout du fusil. ( Bario-në-te.)
BAIOQUE. s. f. Petite monnaie des États romains , qui vaut un peu plus de cinq centimes de France. (Ba-ioc-e.)
BAIRAMou BEIRAM. s. m. {Beîram, turc. ) Fête solennelle chez les Turcs , à la fin du Ramadan.
BAISEMAIN, s. m. Hommage que le vassal rendait au seigneur du fief en lui baisant la main. | Cérémonie usitée dans qq. coiu-s , qui consiste à baiser la main du prince. | Au plur., Civilités, recommandations. I Fém., À belles baisemains, Avec empressement et reconnaissance. (Bè-ze-min.)
B AISEMENT, s. m. Action de baiser.
(Bè-ze-man.)
BAISER, v. a. (Basicre.) Appliquer sa bouche sur le visage, sur les lèvres d'une personne , sur qq. ch., par amitié , par amour, par civilité , par respect. | Fig. et fam., Se dit des choses qui se touchent, qui sont en contact. | Fig. et fam., Baiser les mains à qqu.. Lui faire ses compliments. (Bë-zé.)
BAISER, s. m. Action de celui qui baise.
BAISEUR , EUSE. adj. Celui , celle qui se plaît à baiser. Fam. (Bë-zeur; ze.)
BAISOTTER. v. a. Diminutif et fréquentatif de Baiser, Fam. (Bë-zo-té.)
BAISSE, s. f. {Bassus.) Diminution de prix, de valeur. (Bè-se.)
BAISSER, v. a. Abaisser, mettre plus bas. I Rendre plus bas. | Fig. et fam. , Baisser l'oreille, Paraître découragé , mortifié. | Baisser la main à un cheval , Pousser son cheval à toute bride. | Pron,, S'abaisser. | Aller en diminuant de hauteur. | Fig., Diminuer, S'affaiblir. | Tête BAISSÉE, loc. adv. et fig. Se dit de ceux qui s'exposent au péril audacieusement ; — Qui se portent à qq. ch. avec ardeur, sans rien examiner. (Bè-sé.)
BAISSIÈRE. s. f. Le reste du vin quand il approche de la lie. (Bè-siè-re.)
BAISURE. s. f. L'endroit par lequel uo pain en a touché un autre dans le four. (Bèzu-re.)
BAJOIRE, s. f. Médaille ou monnaie empreinte de deux têtes affrontées ou superposées. (Ti.) (Ba-joua-re.)
BAJOUE, s. f. Partie de la tête du cochon qui s'étend depuis l'œil jusqu'à la mâchoire.
BAL. s. m. {Ballare.) Réunion, assemblée où l'on danse.
BALADIN, s. m. Un danseur de théâtre.
Un farceur de place. | Homme qui , par des bouffonneries, s'efforce de faire rire. | On dit qqf, , dans ce sens, au fém., Une baladine.
BAL
BALADINAGE. s. m. Plaisanterie bouffonne et de mauvais goût. Fam. (Ba-Ia-dina-je.)
BALAFKE. s. f. ( Mala-fracta. ) Blessure longue, faite au visage par une arme tranchante. ( La cicatrice qm reste quand la blessure est guérie.
BALAFRER, v. a. Blesser en faisant une balafre.
BALAI, s. m. ( Betuîa, ) Ustensile qui sert à nettoyer , à pousser les ordures hors du lieu où elles sont. | Prov. et fig. , Rôtir le ialai, Passer sa vie dans qq. emploi de peu de considération ; — Dans le désordre. | La queue des oiseaux ; — Le bout de la queue des chiens. (Ba-lë.)
BALAIS, adj. m. ( Belascia. ^ Rubis balais. Sorte de rubis de couleur de vm paillet. f Bale.)
BALANCE, s. f. {Bilanx.) Instrument dont on se sert pour peser, composé de deux bassins suspendus à un fléau. | Fig., Mettre dans la balance^ Mettre en parallèle. | Mettre en balance, Peser dans son esprit le pour et le contre. | Fig., Être en balance, Être en suspens. | Fig., L'équilibre des États, La pondération des pouvoirs politiques. | Le chiffre qui représente la différence de compte entre le débiteur et le créancier. | L'action d'arrêter , à une certaine époque , les écritures d'une maison de commerce , pour qu'elle se rende compte de sa situation. | Constellation zodiacale qui , vers le temps d'Hipparque, coïncidait avec l'équinoxe d'automne. Signe dont le commencement répond à ce même équinoxe , dans le zodiaque mobile. (Ba-lcin-se.)
BALANCÉ, s. m. Pas de danse où le corps se balance d'un pied sur l'autre en temps égaux. (Ba-lan-sé.)
BALANCELLE. s. f. Embarcation napolitaine à un mât, gréée d'une voile à antenne , et montant de dix-huit à vingt avirons. (Ba-lan-së-le.)
BALANCEMENT, s. m. Mouvement par lequel un corps penche alternativement d'un côté et de l'autre. (Ba-lan-se-man.)
BALANCER, v. a. Tenir en équilibre. | Mouvoir un corps de manière qu'il penche tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. | Fig., Faire l'examen et la comparaison de choses opposées. I Compenser une chose par une autre. ( Empêcher de prévaloir, égaler en importance. I V. n. Exécuter le pas qu'on nomme Balancé. \ Hésiter. (Ba-lan-sé.)
BALANCIER, s. m. Pièce qui a un mouvement d'oscillation, et qui sert à régler le mouvement général de toutes les pièces d'une machine. | Machine avec laquelle on frappe les monnaies et les médailles. | Long bâton qui sert aux danseurs de corde à se tenir en équilibre. (Ba-lan-sié.)
BALANCIER, s. m. Artisan qui fait et vend des poids et des balances.
BAL
BALANCINE. s. f. Cordage qui soutient une vergue. (Ba-lan-si-ne.)
BALANÇOIRE, s. f. Pièce de bois mise en équilibre sur un point d'appui élevé, et sur laquelle se balancent deux personnes placées aux deux bouts. | Escarpolette. (Ba-lansoua-re.)
BALANDRAN ou BALANDRAS. s. m.
( Balandrana, b. 1.) Espèce de manteau. (Yi.)
BALANDRE. s. f. Sorte de bâtiment de mer.
BALAUSTE. s. f. (Balaustum.) Fleur desséchée du grenadier. (Ba-lôs-te.)
BALAUSTIER. s. m. Nom du gienadier sauvage. (Ba-lôs-tié.)
BALAYAGE, s. m. Action de balayer.
(Ba-lë-ia-je.)
BAI.AYER. V. a. ( Se conj. c. Pxyer. ) Nettoyer un lieu. | Oter les ordures ou autre chose avec le balai. | Traîner à terre. | Fig,, Balayer la plaine , etc., Enchâsser les enn«>mis. (Ba-lë-ié.)
BALAYEUR, EUSE. s. Celui, celle qui balaye. (Ba-lë-ieur ; ze.)
BALAYURES, s. f. pi. Les ordures qui ont été amassées avec le balai. | Balayures de mer. Les plantes marines et les menus débris que la mer jette sur ses bords. (Ba-lë-iu-re.;>
BALBUTIEMENT, s. m. Action de balbutier. (Bal-bu-sî-man.)
BALBUTIER, v. n. {Balbutire.)VTonoTicer avec peine les lettres B et L. | Articuler imparfaitement les mots , hésiter en parlant. ( Fig. , Parler sur qq. sujet confusément. (Balbu-si-é.)
BALCON, s. m. (Balcone, it.) Saillie sur la façade d'un bâtiment , soutenue par des colonnes ou des consoles , et entourée d'une balustrade. | Ouvrage de serrurerie qu'on met à une fenêtre pour servir d'ornement et d'appui. | Petite galerie placée près du théâtre, de chaque côté de l'avant-scène.
BALDAQUIN, s. m. ( Baldacchino , it. ) Ou\Tage de sculpture ou d'architecture , fait en forme de dais, et qui sert de couronnement à un trône , à un autel. | Sorte de dais garni d'étoffe , qu'on suspend au-dessus d'un ht , et auquel tiennent les rideaux. ( Baldac-in [c m.].)
bAlE. s. f. T. de Botan. V. Balle.
BALEINE, s. f. {Balœna.) Mammifère de l'ordre des Cétacés, le plus grand des animaux, qui a la forme extérieure d'un poisson, et qu'on pêche dans les mers du Nord. | Blanc de baleine, Matière grasse , concrète , blanche et cristalline. ) Fanon de la baleine, dont on fait la monture des parapluies, etc. | La Baleine , Constellation de l'hémisphère austral. (Ba-lë-ne.)
BALEINÉ, ÉE. adj. Garni de baleine. (Balë-né.)
BALEINEAU, s. m. Le petit de la baleine. (Ba-lë-nô.)
BALEINIER, s. m. et adj. Navire équipé
BAL
l>our faii-e la pioche de In haleine. (Ba-lë-nié.)
BALÈVRE. s. f. {Labra.) Lèvre inférieure (Vi.) I L'excédant d'une pierre sur une autre, près d'un joint , dans la douelle d'une voûte ou dans le parement d'un mur, | Éclat près d'un joint, occasionné dans la pierre par une trop grande pression.
BAlI. s. m. V. PÂLI.
BALISAGE, s. m. Action de baliser. (Ea- E-za-je.)
BALISE, s. f. Fruit du balisier. (Ba-U-ze.)
BAXISE. s. f. ( Palus, ) Perche, etc. , surmontée d'un petit baril , qu'on plante à l'entrée des ports , etc. , pour indiquer les endroits où il y a du péril. | L'espace qu'on laisse le long des ^i^ières pour le halage des bateaux.
BALISER, V. a. Indiquer par des balises les hauts-fonds et les passes. (Ba-li-zé.)
BALISEUR. s, m. Celui qui veille à ce que les riverains laissent un certain espace sur le bord des rivières pour le chemin de halage, (Ba-li-zeur.)
BALISIER, s, m. Genre de plantes, originaires des Indes, dont plusieurs espèces sont cultivées à cause de la beauté de leurs feuilles et de leurs fleurs. (Ba-li-zié,)
3ALISTE. s, f, (Balista.) Machine de guerre qui servait à lancer des traits , des pierres, etc, | Genre de poissons , vifs , agiles , remarquables par l'espèce de cuirasse à compartiments dont leur corps est revêtu.
BALISTIQUE, s. f. Art de calculer le jet des projectiles. (Ba-lis-tic-e.)
BILIVAGE, s. m. Choix et marque des baliveaux, (Ba-li-va-je,)
BALIVEAU, s. m. (rallui.) Arbre qu'on réserve, lors de la coupe d'un bois taillis , ^n qu'il puisse devenir arbre de haute futaie. (Ba-li-vô.)
BALIVERNE, s. f. Sornette, occupation futile. Fam. (Ba-li-vër-ne.)
BAUVERNER. v. n. S'occuper de balivernes. Fam, (Ba-li-vër-né.)
BALLADE, s, f. {Ballein, gr,) Ancienne poésie française, composée de couplets faits 6ur les mêmes rimes , et se terminant tous par le même vers. La ballade est composée de trois couplets et d'un ern'ol. Une jolie ballade. Une vieille ballade. (Ba-la-de.)
BALLANT, adj. m. ^ller as bras ballants, Mai'cher en laissant aUer ses bras suivant le mouvement de son corps. (Ba-lan.)
BALLE, s. f, {Palla, gr,) Petite pelote ronde, faite de matière élastique, recouverte de drap ou de peau , et servant à jouer à la paume. j Couper la balle, L& frapper avec la raquette inclinée, | Jouer à la balle. Se renvoyer une balle l'un à l'autre à l'aide seulement de la main. | Fig, et pop.. Enfant de la balle. Enfant d'un maître de jeu de paume; Toute personne élevée dans la profession de son père. | Petite boule de plomb dont on charge certaines
BAL
armes à feu , comme fusils , pistolets , etc. (Ba-le.)
BALLE, s, f, {Palla , gr.) Gros paquet de marchandises , lié de cordes , et enveloppé de grosse toile. | Marchandises de balle , Celles que vendent les marchands forains appelés Porteballes, | Fig. et fam.. Un rimeur de balle, etc. , un mauvais poëte , etc.
BALLE, s, f. Instrument avec lequel on applique l'encre sur les caractères, j Charger les balles , Prendre de l'encre et la distribuer sur la peau des deux balles.
BALLE, s. f. ( Palea. ) L'espèce de calice qui renferme les organes sexuels des graminées.
BALLER. V. n. {Ballare.) Danser. (Vi.)| Se dit De certaines salutations qui se faisaient au chœur par le grand chantre, etc. (Ba-lé.)
BALLET, s. m. Danse figurée, exécutée par plusieurs personnes sur un théâtre. | Pièce de théâtre où l'action n'est représentée que par les gestes et les attitudes des danseurs. (Ba-lë,)
BALLON, s. m. {Balleîn , gr.) Vessie enflée d'air , et recouverte de cuir , dont on se sert pour jouer, en se la renvoyant avec le poing, j Ballon d'essai , Petit ballon qu'on lance pour connaître la direction du vent. Petit ouvrage d'esprit donné par un auteur pour pressentir le goût du public, | Grand vase de verre de forme sphérique destiné à recevoir et condenser des fluides. | Bâtiment à plusieurs rames dont on se sert pom* na- \iguer sur les fleuves et les mers du pays de Siam, (Ba-lon.)
BALLONNÉ, ÉE, adj. Gonflé comme un ballon , distendu. (Ba-lo-né,)
BALLONNEMENT, s. m. État de l'abdomen lorsqu'il est ballonné. (Ba-lo-ne-man.)
BALLONNIER. s. m. Celui qui fait , qui vend des ballons à jouer. (Ba-lo-nié.)
BALLOT, s. m. Petite balle de marchandises, I Fig, et fam,. Cela fait bien votre ballot. Voilà votre wai fait. (Ba-lô.)
BALLOTIN. s, m. Petit ballot. (Ba-lo-tin,)
BALLOTTADE, s. m. Air relevé, saut dans lequel le cheval , ayant les quatre jambes en l'air et à la même hauteur , présente les fers des pieds de derrière sans détacher la ruade, (Ba-lo-ta-de,)
BALLOTTAGE, s, m. Action de ballotter deux candidats, (Ba-lo-ta-je.)
BALLOTTE, s. f. Petite balle dont on se sert pour donner des suffrages ou pour tirer au sort. (Vi.) (Ba-lo-te.)
BALLOTTE, s. f. Plante labiée, nommée aussi Marrube noir.
BALLOTTEMENT, s. m. Action de ballotter. (Ba-lo-te-man.)
BALLOTLER. v. a. Agiter en divers sens, en des sens contraires, j V. n. Remuer, éprouver des secousses. I Se renvoyer la balle, jouer sans faire de partie réglée, | Fig,, Ballotter une affaire, La discuter. | Se servir de bal-
(ottes pour donner les suffrages ou pour tirer au sort. (Vi.) | Aller au scrutin pour décider lequel l'emportera de deux compétiteurs qui ont eu le plus de voix dans un scrutin précédent. (Ba-lo-té.)
BALOURD, OURDE. s. ( Balordo, it. ) Se dit fam. D'une personne gi-ossière et stupide. (Ba-lour.)
BALOURDISE, s. f. Chose faite ou dite sans esprit , ou mal à propos, ] Le caractère d'un balourd. (Ba-lour-di-ze.)
BALSAMIER. s. m. V. Bacmikr.
BALSAIMINE. s. f. ( Balsamina, ) Plante qu'on cultive dans les jardins , à cause de la beauté de sa fleur, et dont les capsules, quand on en froisse l'extrémité , lancent les graines qu'elles renferment. (Bal-za-mi-ne.)
BALSAMIQUE, adj. des 2 g. et subst. {Balsamurn.) Qui a une qualité analogue à celle du baume. (Bal-za-mic-e.)
BALSAMITE. s. f. Plante. F. Tanaisie.
BALUSTRADE, s. f. {Balaustrata , it. ) Rangée de plusieurs balustres portant une tablette d'appui. | Toute sorte de clôture qui est à jour et à hauteur d'appui.
BALUSTRE. s. m. ( Balaustro, it. ) Sorte de petit pilier façonné. | Un assemblage de plusieurs balustres servant de clôture.
BALUSTRER. v. a. Entourer d'une balustrade.
BALZAN, adj. m. ( Balzano , it. ) Se dit D'un cheval noir ou bai , qui a des marques blanches aux pieds.
BALZANE, s. f. {Balzana, it.) Marque blanche aux pieds d'un cheval.
BAMBIN, s. m. ( Bambino , it. ) Petit garçon. Fam. (Ban-bin.)
BAMBOCHADE. s. f. ( Bambocciata , it. ) Genre de peinture qui a pour objet la nature commune et grossière. | Tableau de ce genre. (Ban-bo-cha-de.)
BAMBOCHE, s. f. ( Bamboccio, it. ) Marionnette plus grande que les marionnettes ordinaires. | Personne mal faite et de petite taille. I Partie de plaisir et même de débauche où l'on se livre à la grosse gaieté. (Ban-bo-che.)
BAMBOCHE, s. f. Jeune tige de bambou, dont on fait des cannes.
BAMBOCHEUR , EUSE. Celui , ceUe qui a l'habitude de faire des bamboches. (Banbo-cheur; ze.)
BAMBOU, s. m. ( Bambou, ind. ) Espèce de roseau dont la tige s'élève à plus de soixante pieds , et qui croît dans les Indes. | La canne même de roseau de bambou. (Ban-bou.)
BAN. s. m. {Bannus.) Mandement public, pour ordonner ou défendre qq. ch. ; — pour avertir. ] Convocation que le prince faisait de la noblesse pour le servir à la guerre. | Le corps même de la noblesse qui pouvait être ainsi convoquée. | Le ban et l'arrièreban , La division en deux classes de la population virile d'un pays : l'une , composée des
habitants les plus valides , prend les armes en certaines occasions ; et l'autre , formée des plus âgés , ne se lève que dans les grands périls de l'Etat. | Exil , bannissement.
BANAL, ALE. adj. {Bannus.) Se disait Des choses à l'usage desquelles le seigneur de fief était en possession d'assujettir ses vassaux. I Fig., Qui est à la disposition de tout le monde, j Qui est extrêmement commun , trivial.
BANALITÉ, s. f. Droit qu'avait un seigneur d'assujettir ses vassaux à moudre à son moulin.
BANANE, s. f. Fruit du bananier : ils sont gros et longs comme des concombres, et disposés par régimes.
BANANIER, s. m. Genre de plantes dont plusieurs espèces sont cultivées dans les deux Indes. (Ba-ua-nié.)
BANC. s. m. {Bancus.) Long siège où plusieurs personnes peuvent s'asseoir ensemble. I Fig., Être sur les bancs, Suivre ou commencer à suivre les cours d'une faculté ; Être ou entrer au collège. | Banc de f œuvre, Place qui est réservée , dans les églises , aux marguilliers et aux officiers de la fabrique. | Le grand banc , se disait , fig. , Du corps des présidents à mortier du parlement. | Banc du roi, en Angleterre , Cour souveraine où anciennement le roi siégeait en personne. | Banc d^Hippocrate , Espèce de bois de lit dont on se servait autrefois pour réduire les luxations et les fractures. | Roche d'une certaine étendue . cachée sous l'eau, ou Grand amas de sable. I Banc de poisson , Grande quantité de poissons de la même espèce , réunis pour frayer. | Banc de pierre. Chaque assise naturelle de pierre , dans une carrière. (Ban.)
BANCAL , ALE. adj. et subst. Qui a les jambes tortues.
BANCO, adj. Sert à distinguer les valeurs en banque des valeurs courantes.
BANCROCHE. adj. et s. des 2 g. Bancal ; Rachitique. Fam.
BANDAGE, s. m. Application méthodique des pièces destinées à maintenir un appareil sur une partie du corps. | La bande même dont on entoure quelque partie du corps. | Bande d'acier élastique , courbée en arc , garnie à son extrémité d'une ou deux pelotes , et qu'on attache avec une courroie autour des reins pour contenir les hernies ou descentes. I Bande de fer ou d'autre métal. (Ban-da-je.) BANDAGISTE. s. m. Ouvrier qui fait les bandages. (Ban-da-jis-te.)
BANDE, s. f. {Pannus.) Lien plat et large, pour envelopper qq. ch. | Morceau d'étoffe qui a plus de longueur que de largeur. [ En archit.. Membre plat et uni qui a peu de saillie. I Une des pièces de l'écu , laquelle va du haut de la partie droite au bas de la partie gauche. | Chose plus longue que large. | Bandes de Jupiter, Bandes obscures qui ti-al versent le disque de Jupiter, et qui sont
toutes parallèles entre elles et à réquateur de la planète. | Côté intériem- d'un billard, qui estjrembourré.
BANDE, s. f. {Banda ^ it.) Troupe , compagnie. I Les bandes françaises^ espagnoles ^ L'ancienne infanterie française, espagnole, j Parti , ligue. | Faire bande à part^ Se séparer de ceux avec lesquels on était en société.
BANDEAU, s. m. Bande qui sert à ceindlre le front et la tète. | Morceau d'étoffe en plusieurs doubles qu'on met sur les yeux de qqn. pour l'empêcher de voir. | Fig., L'espèce d'aveuglement moral qui nait d'une passion, etc. | Bande en saillie sur le nu du mur autour d'une baie de porte ou de fenêtre. (Ban-dô.)
BANDELETTE, s. f. Petite bande. | Petite bande dont les prêtres païens se ceignaient le front , ou qui servait à orner les victimes. | Petite moulure plate et unie, plus étroite encore que la plate-bande, (Ban-delë-te.)
BANDER. V. a. Lier et serrer avec une bande. | Mettre un bandeau sur les yeux. | Tendre qq. ch. avec effort, j Bander une balle , Pousser dans les filets , avec la raquette, une balle qui roule sur le pavé. | Poser les pierres d'une voûte, j Pron. et fig., Se roidir opiniâtrement contre qqn. | V. n.. Être tendu. | Couvrir de bandes. T. de blas.
BANDEREAU. s. m. Cordon qui sert à porter une trompette en bandoubère. (Bande-rô.)
BANDEROLE, s. f. Petit étendard , en forme de guidon , que l'on met pour ornement à diverses choses. | La pièce de buffleterie, l'espèce de baudrier auquel est attachée la giberne d'un soldat. | La bretelle d'un fusil.
BANDIÈRE. s. f. Bannière , pavois. (Vi.) ) Le front de bandière d'un camp, La ligne des étendards et des drapeaux à la tête des corps campés.
BANDIT, s. m. ( Bandito , it. ) Malfaiteur vagabond. Homme sans aveu. (Ban-di.)
BANDOULIER. s. m. Brigand qui vole dans les montagnes. (Ban-dou-lié.)
BANDOULIERE, s. î. {Bandoliero , it.) Large bande de cuir qui passait de l'épaule gauche sous le bras droit. | Large baudrier de cuir ou d'étoffe. | Porter en bandoulière, En sautoir, derrière le dos.
BANDURE. s. f. Plante des Indes dont les feuilles sont terminées par un vase rempli d'une eau limpide et agréable à boire.
BANIANS, s. m. pi. Idolâtres des Indes orientales , qui croient à la métempsycose. (Ba-ni-an.)
BANLIEUE, s. f. ( Banleuca , b. L ) Une certaine étendue de pays qui est autour d'une ville , et qui en dépend.
BANNE, s. f. {Pannus.) Grosse toile servant à couvrir les marchandises qui sont
dans les bateaux , etc. j Grosse toile qu'on tend sur un bateau , pour se garantir de la chaleur ou de la pluie. | Tente que les marchands placent au devant de leurs boutiques. I Grande manne faite communément de branches d'osier. Dimin., Banneau^ et Bannette. (Ba-ne.)
BANNEAU. s. m. r. Fart, précédent,
BANNER. V. a. Couvrir qq. ch. avec une banne. (Ba-né.)
BANNERET. adj. m. et subst. Qui a assez de vassaux pour en fofmer une compagnie et pour lever bannière. (Ba-ne-rë.)
BANNETON. s. m. Coffre percé qui sert à conserver le poisson dans l'eau. (Bane-ton.)
BANNETTE. s. f. r. Banne. (Ba-në-te.)
BANNIÈRE, s. f. ( Pannus. ) Étendard.
L'enseigne que le seigneur de fief avait droit de porter à la guerre, j Fig. et fam.. Parti. I Pavillon qui indique à quelle nation appartient le bâtiment qui l'arbore. | Sorte d'étendard que l'on porte aux processions , et qui sert à distinguer une paroisse ou une confrérie. (Ba-niè-re.)
BANNIR. V. a. (Bannire.) Condamner une personne à sortir d'un pays. | Expul ser, éloigner, exclure. | Éloigner de son âme , de son souvenir. | Banni, subst. Rappeler des bannis. (Ba-nir.)
BANNISSABLE. adj. des 2 g. Qui doit être banni. (Ba-ni-sa-ble.)
BANNISSEMENT, s. m. Peine infamante qui consiste à être banni. (Ba-ni-se-man.)
BANQUE, s. f. ( Banco, it. ) Commerce qui consiste à ouvrir des crédits , à recevoir des fonds à intérêt , à échanger des effets , ou à les escompter avec des espèces , moyennant une prime. | Caisse commune , ou publique, où les particuliers déposent leur argent pour en tirer un intérêt , avec faculté de le reprendre à leur volonté. | Chez les imprimeurs. Payement qui se fait aux ouvriers , chaque semaine. | Jeu oîi une seule personne joue contre plusieurs ; La somme que celui qui tient le jeu a devant soi.(Banc-e.)
BANQUEROUTE, s. f. {Bancarotta , it.) Cessation de payement et de commerce de la part d'un négociant , pour cause d'insolvabiUté réelle ou feinte. | Fig. et fam. , Faire banqueroute , Frustrer ses créanciers , Manquer à une promesse faite. (Banc-e-rou-te.)
BANQUEROUTIER, ÈRE. s. Celui, celle qui a fait banqueroute. (Banc-e-routié.)
BANQUET, s. m. {Banquetto, it.) Festin, repas magnifique. | Le banquet des élus , La joie de la béatitude céleste. | Le sacré banquet, La sainte communion. (Banc-ë.)
BANQUETER, v. n. Faire bonne chère.
Fam. (Banc-e-té.)
BANQUETTE, s. f. Banc rembourré, sans dossier. | Petite élévation ou large degré de pierre , etc., sur lequel on monte pour ti-
BAR
rer par-dessus le parapet d'un bastion ou le revers d'une tranchée. | Petit chemin pour les piétons , élevé de qq. pouces an-dessus de la voie où passent les voitures. [ L'appui d'une fenêtre , lorsqu'il ne s'élève qu'à hauteur de siège et qu'il est surmonté d'un appui de fer. | Pcdissade taillée à hauteur d'appui , entre les arbres d'une contre - allée, (Banc-ë-te.)
BANQUIER, s. m. ( Banchiere , it. ) Celui qui fait le commerce de banque. | Celui qui tient le jeu contre tous ceux qui veulent jouer avec lui. (Banc-ié [c m.].)
BANQUISE, s. f. Amas considérable de glaces flottantes qui forment une sorte de banc, et gênent la navigation. (Banc-i-ze [c m.].)
BANS. s. m. pi. Lits des chiens. (Ban.)
BANVIN. s. m. Droit qu'avait un seigneur de vendre le vin de son cru , à l'exclusion de tout autre, dans sa paroisse. | La proclamation qui indiquait le jour où les particuliers pourraient vendie leur vin nouveau.
BAOBAB, s. m. Arbre d'Afrique qui est le plus grand des végétaux connus.
BAPTÊME, s. m. (Bapdsmiis.) Celui des sept sacremcnis de l'Église par lequel on est fait chrétien, et qi;i consiste ordinairement à verser de l'eau sur la tête en prononçant les paroles sacramentelles. | Le baptême d'une cloche , Cérémonie religieuse par laquelle on bénit et on nomme une cloche. \Baptême du tropique, de la ligne. Cérémonie burlesque qui consiste à mouiller d'eau ceux qui passent pour la première fois le tropique. (Ba-tê-me.)
BAPTISER, v. a. {Baptlzare.) Conférer le baptême. ( Se dit qqf. Des seules cérémonies qui accompagnent le baptême. | Baptiser qqn.. Lui donner un sobriquet, j Fig. et fam., Baptiser son wn, Y mettre de l'eau. (Ba-ti-zé.)
BAPTIS1VL4.L , ALE. adj. Qui appartient au baptême; que donne le baptême. (Ba-tismal. )
BAPTISTAIRE. adj. m. Registre baptistaire. Le registre où l'on inscrit les noms de ceux qu'on baptise. | Extrait baptistaire, Extrait de ce registre, qui indique l'époque où une personne a été baptisée et les noms qu'elle a reçus au baptême. (Ea-tis-tè-re.)
BAPTISTÈRE, s. m. (Baptisterium.) Petit édifice bâti auprès des cathédrales pour y administrer le baptême, et qui renfermait un ou plusieurs autels. (Ba-tis-tè-re.)
BAQUET, s. m. Petit envier de bois qui a les bords fort bas. | Baquet magnétique , Appareil employé par les premiers magnétiseurs. (Bac ë [c m.].)
BARAGOUIN, s. m. Langage corrompu et ininîelligible. | Langue qu'on n'entend pas. Fam.
BARAGOUINAGE, s. m. Manière de par-
BAR 75
1er qui rend ce qu'une personne dit peu facile à comprendre. (Ba-ra-goui-na-je.)
BARAGOUINER, v. n. Altérer les mots d'une langue en parlant. | V. act. Mai articuler.
BARAGOUINEUR, EUSE. s. Celui, ceUe qui baragouine. ( — eu-ze.)
BARAQUE, s. f. {Baracca , es^.) Hutte que fout les soldats en campagne pour se mettre à couvert lorsqu'ils n'ont pas de tentes. I Abri que les pécheurs se construisent à la hâte en revenant de la pêche. | Mauvaise échoppe de bois. | P'am. , Maison mal bâtie et de chétive apparence. (Ba-rac-e.)
BARAQUER. v. a. et pron. Faire des baraques. (Ba-rac-é.)
BARATERIE, s. f. Fraude commise dans un équipage, au préjudice soit des armateurs, soit des assureurs.
BARATTE, s. f. (Barridus., b. 1.) Appareil dont on se sert pour battre le beurre. -(Bara-te. )
BARATTER, v. a. Agiter du lait dans une baratte pour faire du beurre. (Ba-ra-té.)
BARBACANE. s. f. {Barâaccane, it.) Petite ouverture verticale pratiquée dans le» murs des châteaux et des forteresses. | Ouverture au mur d'une terrasse pour l'écoulement des eaux.
BARBARE, adj. des 2 g. (Barbarus.) Cruel, inhumain. | Fig. , Sauvage, grossier. | Impropre, contraire à l'usage ou à l'analogie. ] Qui choque l'oreille, j Subst., Cruel, inhumain. I Homme grossier, ignorant, privé de civilisation.
BARBAREMENT. adv. D'une façon barbare. (Bar-ba-re-man.)
BARBARESQUE. adj. des 2 ^.(BarbarescOy it.) Qui appartient aux peuples de Barbarie. I Subst., Ces peuples mêmes. (Bar-ba-rësc-e.\
BARBARIE, s. f. Cruauté, inhumanité, f Acte de barbarie. | Manque de civilisation. I L'état d'un art avant qu'il ait été soumis aux règles du goût et de la raison.
BARBARISME, s. m. {Barbarismus.) Faute de langage qui consiste , soit à se servir de mots forgés ou altérés, soit à se servir de locutions choquantes et extraordinaires.
BARBE, s. f. (Barba.) Poil du menton et des joues. | Fig. et fam., Une Jeune barbe , Un jeune honmie. — Une barbe grise. Un vieillard. | Fig. et fam., Faire la barbe à qqn. , L'emporter sur lui. | Longs poils que certains animaux ont sous la mâchoire inférieure ou de chaque côté du museau, de. \ Barbe-decapucin , Chicorée sauvage étiolée, j Bai'beûte-?72o/«e. Plante parasite, cjui pousse des tige rougeâtres fort déliées et dépourvues de feuilles, nom. autr. Cuscute. | harbe-de Jupiter, Petit arbrisseau garni de feuilles argentées et soyeuses. | Barbe-de bouc , ?->à\<,\ï\i $a\iyB^Q. I Barbe-de-chcvre , Espèce de spirée, qui a de petites fleurs blanches à l'extrémité de ses tiges. | Barbe-de-renard, Espèce d'astra-
76 BAR
gale épineux d'où il découle de la gomme adragant. | Au plur., Bandes de toile ou de dentelle qui pendent à certaines coiffures de femme. | Petites inégalités qui restent à certains ou>Tages de métal , et qu'on enlève.
BARBE, s. m. et adj. des a g. Cheval de eette partie de la côte d'Afrique qu'on appelle Barbarie.
BARBEAU, s. m. (Barbus.) Poisson d'eau douce , qui a quatre barbillons. | Plante qui vient dans les blés , et qui porte des fleurs bleues. | Bleu barbeau, Espèce de bleu clair. (Bar-bô.)
BARBELÉ, ÉE. adj. Qui est garni de dents ou de pointes.
BARBERIE. s. f. L'art de raser et de coiffer. (Vi.) j Lieu où l'on faisait la barbe.
BARBET , ETTE. s. et adj. Chien à poil long et frisé, qui va à l'eau. (Bar-bë ; ë-te.)
BARBETTE, s. f. et adj. Batterie d'où l'on tire le canon à découvert. (Bar-bë-te.)
BARBETER. v. n. Se dit d'une voile qui oat, s'agite et ondule, parce que le vent n'y donne pas bien. On dit aussi Barboter, et plus souvent Fasier. (Bar-bë-ié.)
BARBICHON. s. m. Dim. de Barbet.
BARBIER, s. m. Celui dont le métier est de faire la barbe. (Bar-bié.)
BARBIFIER. v. a. Faire la barbe. Fam.
(Bar-bi-fi-é.)
BARBILLON, s. m. Dim de Barbeau et de Barbe. \èiXi plur., Replis membraneux de la bouche du cheval , du bœuf , placés sous la langue et destinés à faciliter les mouvements de cet organe. (Bar-bi-llon [11 m.],)
BARBON, s. m. ( Barba. ) Fam. et par dénigr. , Un vieillard.
BARi OTE. s. f. Nom de la lotte et de la loche.
BARBOTER, v. n. Exprime le mouvement et le bruit que certains oiseaux aquatiques font avec leur bec quand ils cherchent leur nourriture dans l'eau ou dans la bourbe. {Marcher dans une eau bourbeuse.
BARBOTEUR. s. m. Le canard domestique.
BARBOTEUSE, s. f. Femme ou fille de mauvaise vie. (Bas.) ( Bar-bo-teu-ze. )
BARBOTINE. s, f. Santoline , qui est la graine de l'armoise de Judée.
BARBOUILLAGE, s. m. Enduit de couleur , fait grossièrement à la brosse. | Mauvaise peinture, j Écriture mal formée. | Fig. , Discours confus , embrouillé. Fam. ( Barbou-lla-je [ Il m. j. )
BARBOUILLER, v. a. {Barbula.) Sa- Jir, souiller, | Pron., Se barbouiller le visage. j Fig. et fam,, Barbouiller du papier. Écrire. j Peindre grossièrement avec une brosse. | Abs., Ecrire d'une manière indéchiffrable , ou Peindre mal. | Fig. et fam., Prononcer mal, d'une manière peu distincte. | Exprimer ses idées d'une manière confuse. 1 Bar-
BAR
bouiller un -écit , L'embrouiller. ( Barbou-llé [Il m.],)
BARBOUILLEUR, s. m. Artisan qui peinl grossièrement avec la brosse des murailles , etc. I Mauvais peintre. | Fig. et fam. , Un barbouilleur , Un mauvais écrivain. [ Fig. et fam. , Bavard dont les paroles sont confuses, inintelligibles. ( Bar-bou-Ueur [11 m,].
BARBU, UE. adj. Qui a de la barbe. |Se dit des touffes de poils.
BARBU, s. m. Genre d'oiseaux grimpeurs qui habitent la zone torride , et qui vivent en société.
BARBUE, s. f. Poisson de mer plat, nommé aussi Carrelet.
BARCALON. s. m. Premier ministre de Siam.
BARCAROLLE. s. f. ( Barcaruola , it. ) Chanson italienne , que chantent les gondoliers. ( Bar-ca-ro-le. )
BARCELONNETTE, s. f. Lit d'enfant, monté sur deux pieds en forme de croissants. ( Bar-se-lo-në-te. )
BARD. s. m. {Bahre, ail.) Machine à bras propre à transporter des pierres , etc. ( Bar. )
BARD ANE. s. f. {Bardana.) Plante à fleurs composées , dont le calice est formé de folioles crochus, et qui croît le long des chemins.
BARDE, s. f, ( Barda , it. ) Ancienne armure , faite de lames de fer , pour couvrir le poitrail et les flancs d'un cheval. | Tranche de lard fort mince , dont on enveloppe les chapons , etc. , au lieu de les larder.
BARDE, s. m. ( Bardus. ) Poëte , chez les anciens Celtes, | Poëte héroïque et lyrique.
BARDEAU, s. m. ( Barda , it. ) Petit ais mince et court. ( Bar-dô, )
BARDELLE, s. f. ( Barda , it. ) Selle faite de grosse toile piquée de bourre. (Bardë-le. )
BARDER. V. a. Couvrir un cheval de l'es pèce d'armure appelée Barde. | Envelopper de bardes de lard, | Charger des pierres, etc, sur un bîu*d.
BARDEUR. s, m. Celui qui porte le bard,
BARDIS. s. m. Séparation de planches qu'on fait à fond de cale , dans un navire de commerce, (Bar-di,)
BARDIT. s. m. Chant de guerre des anciens Germains.
BARDOT, s. m. ( Bnrdus. ) Petit mulet qui marche à la t('te des autres , et qui porte le muletier avec ses provisions, j Fig, et fam, , Homme sur qui les autres se déchargent de leur tâche, ou qu'ils prennent pour sujet de leurs plaisanteries, (Bar-dô.)
BARÉGE. s. m. Étoffe de laine, légère et non croisée, qui sert à faire des ohâles, etc. ( Ba-ré-je. )
BARGUIGNAGE. s, m. Hésitation. Fam.
(Barg-i-/ia-je [g et n m.].)
BAR
BARGUIGNER, v. n. {Barcaniare. b. 1.) Avoir de la peine à se déterminer. Fam. (Barg-i-//c [g et n m.].)
BARGUIGNEUR , EUSE. s. Celui, celle qui barguigne. Fam. ( Barg-i-neur ; ze [g et nm.].)
BARIGEL. s. m. ( Bardgcllo , it. ) Nom du chef des archers ou sbires , à Rome. ( Ba-ri-jël. )
BARIL, s. m. {Barils, it. ) Petit tonneau. ( Ba-ri. )
BARILLET, s. m. Petit baril; Petite boîte ou petit bijou en forme de baril. | Boîte cylindrique qui renferme le grand ressort d'une montre ou d'une pendule. ( Bari-llë [11 m.]. )
BARIOLAGE, s. m. Assemblage de diverses couleurs mises sans règle. Famil.
( Ba-ri-o-la-je. )
BARIOLER. V. a. {Variolare , b. 1. ) Peindre de diverses couleurs , d'une manière bizarre. Fam. ( Bariolé , ée. adj. Qui est de diverses couleurs mal assorties ou fort tranchantes.
BARLONG, ONGUE. adj. (^Longiis.) Qui a la figure d'un carré long, mais irrégulier et défectueux. | Qui a le défaut d'être plus long d'un côté que de l'autre. (Bar- Ion , ong-e. )
BARNABITE. s. m. ( Barnabiti , it. ) Clerc régulier de la congrégation de Saint- Paul.
BARNACHE. s. f. Oiseau de passage qui est une espèce d'oie sauvage.
BAROMÈTRE, s. m. {Baros, metron, gr. ) -Instrument qui mesure la pression de l'atmosphère, et ainsi les changements de temps.
BAROMÉTRIQUE, adj. des 2 g. Qui a rapport au baromètre. ( Ba-ro-mé-tric-e. )
BARON, s. m. ( Baro , b. 1. ) Grand seigneur du royaume. |Tout gentilhomme possédant une terre avec titre de baronnie. | Titre de noblesse conféré par le roi.
BARONNAGE. s. m. Qualité de baron.
( Ba-ro-na-je. )
BARONNE, s. f. Femme noble possédant une baronnie; ou La femme d'un baron.
( Ba-ro-ne. )
BARONNET, adj. m. et subst. Titre affecté, en Angleterre, à un ordre de chevalerie que le roi confère , et qui se transmet aux enfants mâles du titulaire. ( Ba-ro-në. )
BARONNIE. s. f. Seigneurie qui donne au possesseur le titre de baron. ( Ba-ro-nie. )
BAROQUE, adj. des a g. Irrégulier , bizarre. I Perles baroques , qui ne sont pas bien rondes. ( Ba-roc. )
BARQUE, s. f. ( Barca. ) Petit bâtiment pour aller sur l'eau. | Se dit De la nacelle dans laquelle les anciens poètes supposaient qu'après la mort les âmes ti'aversaient le Styx. ( Barc-e. )
BARQlTEROI,LE. s. f. Petit bâtiment
BAR
sans mât qui ne va jamais en haute mer. (Barc-e-ro-le.)
BARRAGE, s. m. Barrière qui ferme un chemin, une rivière. [ Barrière qu'on ne peut passer qu'en payant un droit de péage, j Droit que l'on pd)e au barrage. ( Ba-ra-je. )
BARRAGER. s. m. Celui qui reçoit le droit de barrage. ( Ba-ra-jé. )
BARRE, s. f. {Fara. ) Pièce de bois, de fer , etc. , étroite et longue. | Pièce de fer longue et carrée qui se pose , dans le foyer, en travers des chenets. | Pièce de bois transversale qui serre et soutient les fonds d'un tonneau par le milieu. | Longue pièce de bois ronde qu'on suspend horizontalement à deux cordes , pour séparer les chevaux , dans les écuries. | Petite barrière qui ferme l'entrée de l'enceinte où siègent les membres d'un tribunal, d'une assemblée politique. | Fig. , Trait de plume , etc. , que l'on fait pour annuler, ou souligner, etc. | Se dit Des premiers exercices que l'on fait faire aux écoliers pour leur apprendre l'écriture. | Une des pièces de l'écu , laquelle va du haut de la partie gauche au bas de la partie droite. | Amas de sable qui barre l'entrée d'une rivière ou d'un port. | Lame que la marée montante pousse impétueusement devant elle. I Au plur. , Jeu de course entre des écoliers qui se partagent en deux camps opposés. — Barres forcées , Celles où l'on ne délivre point les prisonniers. |Fig. et fam.. Partir de barres^ Faire une première démarche. I Partie de la mâchoire du cheval sur laquelle le mors appuie. ( Ba-re. )
BARREAU, s. m. Barre de bois ou de fer qui sert de clôture. | Les barreaux d'une chaise. Les petits bâtons qui servent à maintenir les montants d'une chaise. | Fig. , L'enceinte réservée où se mettent les avocats pour plaider. | La plaidoirie ; la profession d'avocat. | L'ordre , le corps des avocats. ( Ba-rô. )
BARRER, v. a. Fermer avec une barre par derrière. | Fermer , obstruer. | Garnir , fortifier d'une barre. | Tirer un trait de plume sur qq. écrit pour le biffer. | Dents barrées , Dents molaires dont les racines sont écartées ou tortueuses. ( Ba-ré. )
BARRETTE, s. f. ( Berretta , it. ) Espèce de petit bonnet plat. | Le bonnet carré rouge que portent les cardinaux. ( Ba-rë-te. )
BARRICADE, s. f. Retranchement qu'on fait avec des barriques remplies de terre , avec des pavés , etc. ( Ba-ri-ca-de. )
BARRICADER, v. a. Faire des barricades. ( Pron. , Opposer au devant de soi tout ce que l'on peut pour faire obstacle à l'ennemi. | Fig. et fam. , S'enfermer pour ne voir personne. ( Ba-ri-ca-dé. )
BARRIÈRE, s. f. Assemblage de plusieurs pièces de bois servant à fermer un passage. I Bureau garni de barrières, étaJjli aux portes des Ailles pour percevoir les droits
BAS
d'entrée. | Porte d'entrée de la ville, j L'enceinte fermée de barrières où se faisaient les joutes , etc. | Ce qui sert de borne et de défense naturelle à un État. | Fig. , Empêchement , obstacle. ( Ba-ri-è-re. )
BARRIQUE, s. f. ( Barica. ) Sorte de futaille ou de tonneau. I Mesure de vin, d'eau-de-vie , etc. , qui tient le quart d'un tonneau. ( Ba-ric-e. )
BARTAVELLE, s. f. Espèce de grosse perdrix rouge. ( Bar-ta-vë-le. )
BARYTE, s. f. ( Barutés , gr. ) Substance métallique , solide , poreuse , d'une couleur grise et d'une saveur caustique. ( Ba-ri-te. )
BARYTON, s. m. et adj. ( BanUonos , gr, ) Sorte de voix entre la basse-taille et le second ténor. | Qui se conjugue sans contraction. (Ba-ri-ton.)
BAS, BASSE, adj. {Bassus,h. 1.) Qui a peu de hauteur. | Basse marée , basse mer , Le moment où la mer est vers la fin de son reflux. I Chose située au-dessous d'autres. | Ce bas monde , Ce monde où nous vivons. I Places basses , Les casemates et les flancs de bastions. | Les Pays-Bas , La Belgique et la Hollande. | La basse Seine ^ Toute la partie de la Seine qui est au-dessous de Paris , en allant vers la mer. | Baissé. | Fam. , Faire main-basse , Piller , prendre. | Tuer. | Critiquer sans ménagement. 1 Grave, par opposition à Aigu. | Fig. , Inférieur , moindre, subalterne. | Maître des basses œuvres , Vidangeur, | Le Bas-Empire , L'empire romain à son temps de décadence. | Qui est de moindre valeur, de moindre prix. | En bas âge , Dans un âge fort tendre. | Yil et méprisable. ( Qui est sans courage, sans élévation, j Ignoble , trivial. | Subst. , La partie inférieure de certaines choses. | Les sons graves. I Adv. , Dans la partie basse , dans la partie inférieure. | Mettre pavillon bas , Baisser le pavillon ; figur, , Céder , se rendre, | Absol. , Mettre bas , Faire un petit , des petits. I Ce cerf a mis bas. Son bois est tombé. 1 Plus bas. Ci-dessous, ci-après. | Très-mal. j Adv., D'un ton bas, ou Dans un ton bas. | À BAS. loc. prép. et adv. Se jeter à bas du lit. \ Mettre à bas. Renverser, abattre. | À bas. Descendez de là. — Cri d'improbation. | En BAS. loc. adv. Dans le lieu qui est plus bas , qui est au-dessous, j En bas de , Au bas de. j Par bas. loc. adv. Dans le bas. j Là-bas. loc. adv. Indique Un lieu moins élevé que celui où l'on est , Un lieu plus ou moins éloigné. |Ici-BAS. loc. adv. En ce monde. (Bâ; bâ-se.)
BAS. s. m. (Bassus.) Vêtement qui sert à couvTir le pied et la jambe. (Bà.)
BASALTE, s. m. (Basaltus.) Roche volcanique très-dure et vitrifiable. (Ba-zal-te.)
BASALTIQUE, adj. des a g. Formé de basalte, (Ba-zal-tic-e.)
BASANE, s. f. (Bisus.) Peau de mouton
BAS
préparée qui sert à coun-ir les Um-cs , etc. (Ba-za-ne.)
BASANÉ, ÉE. adj. Noirâtre, hâlé. Teint basané, (Ba-za-né.)
BAS-BORD. s. m. r. Bâbord.
BASCULE, s. f. {Bassus, culeus.) Pièce de bois soutenue par le milieu de manière qu'en pesant sur l'un des bouts on fait lever l'autre, | Jeu où deux personnes , étant chacune sur le bout d'une pièce de bois mise en équilibre, s'amusent à se balancer,
BAS-DESSUS, s. m. Voix plus basse que le dessus ordinaire, (Bâ-de-su,)
BASE. s. f. (Basis.) Toute chose sur laquelie un corps est assis. | Ce qui soutient le fût de la colonne. | La surface sur laquelle on conçoit que certains corps solides sont appuyés. I Le côté du triangle opposé à l'angle qui est regardé comme le sommet. | Toute matière qui a la propriété de s'unir aux acides, et de les neutraliser. | Ce qui entre comme ingrédient principal dans un mélange. ) Fig., Ce qui est le principe, la donnée fondamentale d'un chose. | Appui, soutien. (Ba-ze.)
BASELLE. s. f. Genre de plantes exotiques, à tige grimpante et à feuilles charnues, que l'on mange, aux Indes, comme nos épinards. (Ba-zë-îe.)
BAS-FOND. s. m. Terrain bas et enfoncé I Endroit de la mer où il y a peu d'eau. I Élévation au fond de la mer , par-dessus laquelle tout bâtiment peut passer, et qu'on ne trouve qu'au moyen de la sonde. (Bâ-fon.)
EASILAIRE. adj. des 2 g. Se dit Dei parties qui concourent à former la base d'autres parties, ou qui sont placées à cette base. (Bazi-lè-re.)
BASILIC, s. m. (Basilicus.) Sorte de lézard, reptile de l'ordre des Sauriens, auquel on attribuait anciennement la faculté de tuer par son seul regaixi.
BASILIC, s. m. {Basilicum.) Herbe odoriférante qu'on met dans les ragoûts (Ba-zi-lic.)
BASILICON ou BASnjCUlM. s. m, {Basilicum.) Onguent supuralif, ( Ba-zi-U-con ; ou Ba-zi-li-co-me.)
BASILIQUE, s, f. {Basilica.) La demeure d'un roi. Chez les Romains, Édifice public où l'on rendait la justice , et où les marchands s'assemblaient pour traiter d'affaires, j Église principale, construite selon le plan des an ciennes basiliques. (Ba-zi-lic-e.)
BASILIQUE, adj. et s. f. Qui monte \f long de la partie interne de l'os du bras jas qu'à l'axillaire.
BASILIQLŒS. s. f. pi. Code rédigé en grec par ordre des empereurs Basile le IMa cédonien et Léon le Philosophe, au 9* siècle (Ba-zi-lic-e.)
BAS IN, s, m. Étoffe croisée dont la chaîn* est de fil et la trame de coton. (Ba-zin.)
BASOCHE, s, f. Juridiction ([ih était
BAS
tenue par les clercs des procureurs du parleiuenl de Paris. (15a-zo-che.)
BASQUE, s. f. (rasco.) Pan d'habit, partie découpée et tombante de certains vêtements. (Basc-e.)
BASQUE, s. m. {Vasco.) Nom de nation. | Yasa., Courir comme un Basque^ Courir fort vite.
BASQUINE. s. f. {Vcuquina, esp.) Jupon des femmes espagnoles, (Basc-i-ne [c m.].)
BAS-RELIEF, s. m. Ou\Tage de sculpture où les objets représentés ont peu de saillie et sont en partie engagés dans le bloc, (Bâre-liëf.)
BASSE, s. f. Celle des parties qui ne fait entendre que les sons les plus graves des accords. I Basse contrainte. Celle dont le chant, borné à un petit nombre de mesures, ne fait entendre qu'une même phrase, qu'elle recommence toujours, I Genre de voix propre à chanter la partie de basse. ( Instrument à cordes en forme de grand violon, jAu plur., Grosses cordes de certains instiuments, (Bâ-se.)
BASSE, s, f. Endroit où il y a peu de hauteur d'eau et où se trouve caché un petit banc de sable, etc.
BASSE-CONTRE, s. f. Sorte de voix qui a le même timbre que la basse-taille , avec moins d'étendue à l'aigu, et davantage au grave. | La partie de chant que ia bassecontre exécute.
BASSE-COUR. s. f. Cour d'une ferme, 4'une maison, où l'on entasse le fumier, et où l'on nourrit la volaille, etc.
BASSE-FOSSE, s. f. Voyez Fosse.
BASSEMENT, adv. D'une manière basse.
Fi g. (Ba-se-man.)
BASSESSE, s. f. Vice. qui porte à.. des sentiments, à àes procédés indignes d'un honnête homme, ou d'un homme de cœur.
I Sentiment, action qui marque la bassesse d'âme. ( Basse naissance, condition très obscure. I Trivialité ignoble, choquante. (Basë-se.)
BASSET, s. m. Chien de chasse qui a les jambes fort courtes. | Fam., Petit homme dont les jambes et les cuisses sont trop courtes pour sa taille. (Ba-së.)
BASSE -TAILLE, s. f. La voix qui est entre le second ténor et celle qui ne fait entendre que les sons graves de l'harmonie, ( Genre de voix propre à chanter la basse. (Bâ-se-ta-Ile [11 m.],)
BASSE-TAILLE, s. f. Bas-relief.
BASSETTE. s. f. Jeu de hasard qui se joue avec des cartes, espèce de pharaon. (Ba-së-te,)
BASSIN, s. m. {Baccinm^ b.l.) Grand plat creux, de forme ronde ou ovale. | Plat où l'on reçoit les offrandes à la messe, | Prov,, fig. et bass. , Cracher au bassin^ Contribuer à quelque dépense. ( Pièce d'eau , bordée de pierre ou de marbre. | Le lieu où les bâ-
RAS 79
timents jettent l'ancre. | Grande enceinte pratiquée dans un port à marée , et fermée par des portes ou des vannes. I Vaste plaine entourée de montagnes ou de collines élevées. | Grande cavité osseuse qui forme la paroi inférieure de l'abdomen, (Ba-sin.)
BASSINE, s, f. Bassin large et profond dont on se sert pour y faire chauffer, etc, , diverses substances. (Ba-si-ne,)
BASSINER. V, a. Cliauffer avec une bassinoire. I Humecter, fomenter en mouillant avec une liqueur tiède ou chaude. (Ba-si-né,)
BASSINET, s, m. {Bacinetum, h. L) Petite pièce creuse de la platine d'une arme à feu, dans laquelle on met l'amorce. | Chapeau de fer que portaient les hommes d'armes. I Cavité dans laquelle aboutissent tous les entonnoirs du rein, j Renoncule à longs jets rampants. (Ba-si-në,)
BASSINOIRE, s. f. Bassin à manche, servant à chauffer le lit. (Ba-si-noua-re,)
BASSON, s. m. Instrument de musique à vent, qui, dans les orchestres, sert à exécuter des parties de basse, I Musicien qui joue de cet instrument. (Ba-son.)
BASTANT, ANTE, adj. {Bastare, it.) Qui suffit. (Bas-tan.)
BASTE. s. m. L'as de treffle, aux jeux de l'hombre, du quadrille, etc.
BASTER. V. n. {Bastare, it.) Suffire. (Yi.) Baste pour cela, ou Baste, Passe pour cela, j // dit cela: baste! il n en fera rien.
BASTERNE. s, f. {Basterna.) Char attelé de bœufs, en usage chez d'anciens peuples du Nord. (Bas-lër-ne.)
BASTIDE, s. f, {Bastita, it.) Dans le midi de la France, petite maison de campagne.
BASTILLE, s. f, {Bastum, b, I.) Construction passagère ou permanente, qu'on élevait soit pour fortifier une place, soit pour l'assiéger. I Château fort flanqué de plusieurs tours rapprochées , construit à Paris , sous Charles V et Charles VI, et démoli par le peuple en 1789. (Bas-ti-lte [11 m.].)
BASTILLE, EE. adj. Qui a des créneaux renversés et tournés vers la pointe de l'écu. (Bas-ti-llc [Il m,].)
BASTINGAGE, s. m. Parapet qu'on forme autour du pont supérieur d'un vaisseau, avec les hamacs de l'équipage, pour se garantir de la mousqueterie. L'action de former ce retranchement. | Filets tendus verticalement sur le vibord , et destinés à recevoir les hamacs dont on forme le bastingage. (Bas-tin-ga-je.)
BASTINGUE. s. f. Toile matelassée dont on se servait pour le bastingage. (Bas-ting-e.y
BASTINGUER (SE), v. pron. Faire un bastingage. TBas-ting-é.)
BASTION, s, m. (Bastione, it.) Ouvrage qui fait partie de l'enceinte du corps d'une place: il présente en saillie deux flancs et deux faces, et tient dus deux côtés à la courtine.
8o BAT
BÂSTIONNÉ, ÉE. adj. Qui a des bastions. (Bas-ti-o-né.)
BASTONNADE, s. f. {Baslum,h.\.) Coups de bâton. Fam. (Bas-to-na-de.)
BASTRINGUE, s. m. Bal de guinguette.
(Bas-tring-e.)
BASTUDE. s. f. Filet pour pêcher dans les étangs salés.
BAS- VENTRE, s. m. La partie inférieure du ventre. (Bâ-van-tre.)
BAT. s. m. Queue de poisson. Le poisson est mesuré entre œil et bat. (Bat.)
BÂT. s. m. {Bastum, h. 1.) Selle pour les bêtes de somme. |Fig. et^fam. , Chemlde bdt, Sot, lourdaud. Homme chargé de la grosse besogne que les autres refusent. (Bâ.)
BATACLAN, s. m. Attirail, équipage embarrassant.
BATAILLE, s. f. {Batuere.) Combat général de deux armées. | L'ordre dans lequel on range une armée pour se disposer au combat. | L'ordre dans lequel est disposée une. troupe déployée. | Corps de bataille, Partie de l'armée qui est entre les deux ailes. ) Fig. et fam., Cheval de bataille. Chose dont qqn. s'appuie le plus fortement. | La représentation d'une bataille en peinture ou en sculpture.] Espèce de jeu de cartes, qui est le plus simple de tous. (Ba-ta-Ue [11 m.].)
BATAILLER, v. n. Donner bataille. Fig. | Contester. (Vi.) (Ba-ta-llé[ll m.].)
BATAILLEUR, EUSE. adj. Qui aime à batailler, à disputer. (Ba-ta-Ueur; ze [11 m.].)
BATAILLON, s. m. Troupe composée de plusieurs compagnies, et faisant partie d'un régiment. | Au plur.. Armée. | Fam., Un grand nombre. (Ba-ta-llon [11 m.].)
BÂTARD, ARDE. adj. Qui n'est pas de la véritable espèce, et qui en est une dégénération. I Subst. Bâtarde, Écriture penchée, à jambages pleins et à liaisons arrondies. [Adj. et subst. Enfant né hors mariage. (Bâ-tar.)
BATARDEAU. s. m. Digue faite de pieux, d'ais et de terre, pour détourner un cours d'eau. (Ba-tar-dô.)
BÂTARD 1ÈRE. s. f. Plant d'arbres greffés qu'on élève dans des pépinières.
BÂTARDISE, s. f. État de celui qui est bâtard. (Bâ-tar-di-ze.)
BATAVIQUE. adj. f. V. Larme.
BATEAU, s. m. {Batellus, b. I.) Espèce de barque dont on se sert ordinairement pour les nxières.] Bateau de loch, Le morceau de bois plat et triangulaue qui forme le loch. ( Bateau de sel, etc., Chargé de sel, etc. | Bateau volant. L'espèce de nacelle qu'on attache aU' dessous d'un aérostat. | La menuiserie d'un corps de carrosse. (Ba-tô.)
BATELAGE. s. m. Métier ou tour de bateleur. I Allées et venues de bateaux chargeant ou déchargeant des bâtiments. (Ba-teîa-je.)
BATELÉE. s. f. La charge d'un bateau.
{Ba-te-lé.)