‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 84 sur 712 · BAT · texte numérisé non relu

BAT

BAI'ONNIER, s. m. Celui qui a en dépôt le bâton d'une confrérie. (Bâ-to-nié.)

BÂTONNISTE. s. m. Celui qui sait jouer d'il bâton. (Bâ-to-nis-te.)

BATRACIENS, s. m. lil {Batrachos, gr.) Ordre de reptiles à corps nu qui subissent plusieurs métamorphoses dans le cours de leur vie, et chez lesquels la respiration est soumise à la volonté. (Ba-tra-si-in.)

BATTAGE, s. m. Action de battre le blé. (Ba-ta-je.)

BATTANT, s. m. Marteau en forme de massue, qui frappe de côté et d'autre dans l'intérieur d'une cloche, quand on la met en branle. [Chaque partie d'une porte qui s'ouvre en aeux. | Le battant d'un pavillon, Sa longueur. (Ba-tan.) »

BATTANT, ANTE. adj. Qui bat. | Metier battant. Métier à ourdir qui est actuellement en activité. | Porte battante , Porte qui se referme d'elle-même ; Châssis. | Pluie battante. Forte pluie.

BATTANT-L'OEIL, s. m. Bonnet de femme, coiffure négligée. (Ba-tan-leu// [11 m.].)

BAITE. s. f. Plateau de bois fixé obliquement à l'extrémité d'un long manche , et dont on se sçrt pour aplanir la terre. | Petit banc sur lequel les blanchisseuses battent et savonnent le linge. | Le sabre de bois dont se sert Arlequin. (Ba-te.)

BATELLEMENT. s. m. Double rang de tuiles qui termine un toit par en bas. (Batë-le-man.)

BATTEMENT, s m. Action de battre.

I Mouvement en l'air que l'on fait d'une jambe tandis que le corps est posé sur l'autre. (Ba-te-man.)

BATTERIE, s, f. Querelle où il y a des coups donnés. | Ouvrage où l'on place un certain nombre de pièces pour tirer ; Ces pièces mêmes. | Fig. et fam. , Dresser ses batteries, Prendre ses mesures pour faire réussir un projet. Une forte batterie. \ Compagnie d'artillerie, et son matériel. | Batterie électrique. Assemblage de plusieurs bouteilles de Leyde. | Pièce d'acier qui couvre le bassinet des armes à feu portatives. | Batterie de cuisine , Les ustensiles qui servent à la cuisine. | Manière de battre le tambour. I Manière de jouer sur la guitare, qui consiste à battre les cordes avec les doigts, f Suite d'arpèges à notes détachées. (Bate-rie.)

BATTEUR, s. m. Celui qui aime à battre, à frapper. Fam. , Un batteur de gens. \ Ouvrier qui bat qq. ch. | Fam., iïa^^eur dépavé, Fainéant qui passe son temps à courir les rues. I Batteurs d'estrade , Gens détachés d'une troupe pour aller à la découverte. | Uomme employé à battre le bois ou les remises pour en faire sortir le gibier. (Bateur.)

BATTOIR, s. m. Palette à manche. [ Grosse palette de Lois, à manche rond et court, avec

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laquelle on bat le linge lessivé. (Ba-touar.)

BATTOLOGIE. s. f. {/jattologia.) Répétition inutile d'une même chose. (Ba-to-Io-jie.)

BATTRE. V. a. (Batuere.) {Je bats, il bat; nous battons, ils battent. Je battais. Je battis. Je battrai. Je battrais. Bats. Battant. Battu.) Frapper, donner des coups pour faire du mal. | Prov. et fig. , Battre le chien devant le lion. Faire une réprimande à qqn. devant une personne plus considérable, afin qu'elle se l'applique. | Prov. et fig., Battre le chien devant le loup , Feindre d'être désunis pour mieux tromper qqn. | Vaincre. I Mener battant, Poursuivre, presser son adversaire. | Battre en brèche , Tirer avec de l'artillerie contre une muraille, et d'assez près pour y faire brèche. | Frapper sur certaines choses avec divers instruments. | Battre l'or, l'argent, etc., Réduire ces métaux en feuilles très-minces. | Battre monnaie, Fabriquer de la monnaie. | Fig. et fam., ^pitre monnaie , Se procurer de l'argent. | Battre la terre , La rendre unie avec une batte. I Battre le tambour, battre la caisse , Donner un signal en frappant sur le tambour avec les baguettes, | Battre la mesure , Marquer la mesure par des mouvements égaux. | Fam., Battre le fer, Tirer souvent des armes. | Fam. , Battre le pavé , Aller par les rues , sans but déterminé, sans occupation sérieuse. I Fig. et fam., Battre la campagne, Divaguer. I Fig. Et pop. , Se battre l'œil de qq. ch.. S'en moquer. | Les vagues battent ce rocher. Elles viennent s'y briser. ] Agiter fortement. | Battre les cartes. Les mêler. | Pron. , Cornbattre. j Se battre à la perche , S'agiter sur la perche. | V. n. Être agité. I V. n. Fig. et fam. , Ne battre que d'une aile , Avoir beaucoup perdu de sa vigueur, Être mal dans ses affaires. | Le soleil bat,. Il darde. | Le tambour bat , On bat le tambour. | Tambour battant. Au son du tambour. | Fig. et fam.. Sans aucun ménagement. [ Battre en retraite. Se retirer du combat en bon ordre. | Fig. et fam.. Battre froid. Traiter avec froideur. | Avoir les yeux battus , Avoir le tour des yeux noir et comme meurtri. | Chemin battu. Chemin fort fréquenté. (Ba-tre.)

BATTUE, s. f. Action de plusieurs personnes qui battent les bois avec grand bruit pour en faire sortir les loups , etc. | Bruit que produit le pied du cheval , en frappant sur le sol , dans la marche. ( Ba-tue. )

BATTURE. s. f. Dorure qui se fait avec du miel , de l'eau de colle et du vinaigre. (Ba-tu-re. )

BAU. s. m. Poutre posée dans le sens de la largeur du bâtiment pour soutenir les ponts. (Bô.)

BAUD. s. m. Chien courant originaire de Barbarie, et qui chasse le cerf. (Bô.)

BAUDET, s. m. Âne. | Fig. , Un homme stupide. (Bô-dë.)

BAV

BAUDIR. V. a. Exciter du cor et de la voix. (Bô-dir.)

BAUDRIER, s. m. {Baldrellus, b. 1.) Bande qui pend en écharpe, et qui sert à porter le sabre ou Tépée. (Bô-dri-é.)

BAUDRUCHE, s. f. {Baldringum, b. 1.) Pellicule de boyau de bœuf , qui sert aux batteurs d'or. (Bô-dru-che.)

BAUGE, s. f. Lieu fangeux où le sanglier se retire. | Mortier fait de terre grasse, mêlée de paille. (Bô-je.)

BAUGUE ou BAUQUE. s. f. Mélange de plantes marines que la mer Méditerranée rejette sur ses côtes. (Bog-e; ouBoc-e.)

BAUME, s. m. (Balsamum.) Substance résineuse et odorante qui coule de certains végétaux. I Médicament composé, qui s'emploie à l'extérieur, et qui a une odeur balsamique. | Baume, se dit , figurément, De ce qui adoucit les peines. | Plante odoriférante plus connue sous le nom de Menthe. (Bô-me.)

BAUMIER. s. m. Arbre qui donne du baume, celui qui fournit le baume de Judée. (Bômié.)

BAUQUE. s. f. F. Batjgue.

BATARD, ARDE. adj. et subst. {Babiis.) Qui parle sans mesure ou sans discrétion. (Ba-var.)

BAYARDAGE. s. m. Action de bavarder.

) Discours insignifiant et prolixe. (Ba-varda-je. )

BAYARDER. v. n. Parler excessivement de choses vaines et frivoles. | Parler de choses qu'on devrait tenir secrètes. | Fam.

BAYARDERIE. s. f. Défaut du bavard.

J Bavaidage.

BAYAROISE. s. f. Infusion de thé où l'on met du sirop de capillaire au lieu de sucre. (Ba-va-roua-ze.)

BAYE. s. f. {Sabus.) Salive épaisse et visqueuse qui découle de la bouche. | Salive écumeuse que jettent certains animaux.

BAYER, v. n. Jeter de la bave.

BAYETTE. s. f. Petite pièce de toile qu'on attache sur la poitrine des petits enfants pour recevoir k bave. (Ba-vë-te.)

BA YEUSE, s. f. Poisson de mer qui est couvert d'une sorte de bave. (Ba-veu-ze.)

BAVEUX, EUSE. adj. Qui bave. (Baveu; ze.)

BAYOCHÉ , ÉE. adj. Il se dit Des traits de burin qui ne sont pas nets, etc.

BAYOCHER. v. n. Imprimer d'une manière peu nette.

BAYOCHURE. s. f. Défaut de ce qui est bavoché.

BAYOIS. s. m. Tableau qui contenait l'évaluation des droits seigneuriaux suivant le prix courant des espèces. (Ba-voua.)

BAYOLET. s. m. Coiffure villageoise. (Bavo-lë.)

BAYURE. Sw f. Petite trace que les joints

BEA

des pièces d'un moule laissent sur l'objet moulé.

BAYADÈRE. s. f. {Balladera, port.) Femme, dans l'Inde, dont la profession est de danser devant les temples ou pagodes. (Baia-dè-re.)

BAYART. s. m. Sorte de bard en usage dans les ports. (Ba-iar.)

BAYER. V. n. (Se conj. c. Payer.) Tenir la bouche ouverte en regardant long-temps. | Fig., Bayer aux corneilles, Regarder en l'air niaisement. Fam. (Bè-ié.)

BAYEUR, EUSE. s. Celui, celle qui regarde niaisement. Fam. (Yi.) (Bè-ieur ; ze.)

BAYONNETTE. F. Baïonnette.

BAZAR, s. m. {Bazar, ai*.) Marché public en Orient. | A Paris , Lieu couvert où sont réunis des marchands tenant boutique.

BDELLIUM. s. m. (Bdellium.) Gommerésine qui vient du Levant et des Indes orientales. (Bdé-ho-me.)

BÉANT, AWTE. adj. verbal. Qui présente une grande ouverture.

béat;, ATE. subst. et adj. (Beatus:) Dévot , ou Qui fait le dévot. Fam. | Homme qui, dans une partie, est exempt de jouer avec les autres , et de payer sa part. (Yi.) (Bé-a.)

BÉATIFICATION, s. f. Acte par lequel le pape , après la mort^-d'une personne, déclare qu'elle est au nombre des bienheureux. (Bé-a-ti-fi-ca-sion.)

BÉATIFIER, v. a. {Beatificare.) Mettre au nombre des bienheureuj. | Rendre heu^ reux. Fam,

BÉATIFIQUE. adj. Qui rend heureux.

La vue que les élus ont de Dieu dans le ciel. (Bé-a-ti-fic-e.)

BÉATILLES. s. f. pi. Menues choses délicates que l'on met dans les pâtés, etc. (Bé-a-ti-Ue [11 m.].)

BÉATITUDE, s. f. {Beatitudo.) Bonheur.

La félicité dont les élus jouissent dans le ciel.

BEAU ou BEL, BELLE, adj. {Bellus.) Qui plaît aux yeux et fait naître l'admiration. {Bel s'emploie devant tout subst., au sing. , commençant par une voyelle , excepté dans Philippe le Bel, Charles le Bel.) I Le beau sexe, Le sexe féminin. | Se dit D'un air pur et d'un ciel serein I Les beaux jours , Le bel âge, la jeunesse. I Se dit De tout ce qui plaît au sens de la vue ou au sens de l'ouïe, de tout ce qui fait éprouver un plaisir mêlé, d'admiration. I Fam., Le beau monde, La société la plus brillante. | Adv., Ce chevalporte beau , Il porte bien sa tête. | Se dit De l'esprit et de ses conceptions. | Un bel esprit. Un homme dont l'esprit est orné de connaissances agréables. Qui a des prétentions à l'esprit. | Noble, élevé, généreux. | Glorieux, honorable. | Bienséant, honnête. | Bon, heureux , favorable , avantageux. 1 Au jeu de paume, Donner beau, Jouer la balle de ma-

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