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verneuse. C’est là une description schématique qui ne répond pas à la réalité des faits.
En effet, la cloison intersinusale, mince lamelle osseuse, est souvent déviée dans sa moitié postérieure ; . tantôt elle bombe latératement dans la cavité d’un si-nus, tantôt elle va s'attacher verticalement à la gouttière caverneuse, « réduisant ainsi l’un des sinus à une cavité très étroite, n'ayant de rapports importants qu'avec le sinus caverneux correspondant » (1).
Dans sa partie antérieure, au contraite, la cloison intersinusale occupe une situation médiane assez fixe, ce qui semblerait faire croire qu’elle est une partie aberrante de la cloison nasale.
Quand un sinus vient à se développer excessivement aux dépens de son congénère, il adopte les rapports de ce dernier et répond à la fois aux deux nerfs optiques el aux deux gouttières caverneuses, et on s'explique ainsi qu’une sinusite sphénoïdale gauche, comme dans
le cas de Caubet et Drault (2), ait provoqué du côté de l'œil droit, de l’exophthalmie, du myosis, une diminu-
tion de l’acuité visuelle et des douleurs très accusées, à la pression sur.le globe.
La cloison supérieure ou crânienne du sinus n'est pas lisse, elle présente des reliefs dûs au canal optique, à la gouttière carotidienne et qui sont comme l'expression sinusale du nerf optique et de l’artère carotide.
(1) Sieur et Jacob. Anatomie des fosses nasales. (2) Caubet et Drault. Annales des maladies de l'oreille, août 1899, p. 211.
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La paroi externe ou caverneuse forme également un relief correspondant au sinus caverneux.
Les lamelles osseuses qui séparent le sinus caverneux, la earotide et le nerf optique d’une part, de la cavité -sphénoïdale d'autre part, est tellement mince, qu’on s'explique aisément les symptômes oculaires, au cours . des sphénoïdites.
La paroi antérieure, elle aussi, est rarement plane, mais plus souvent mamelonnée par les cellules ethmoiïdales postérieures qui s’avancent jusque dans l’intérieur du sinus, parfois jusqu’au contact de l’apophyse basilaire, surplombant ainsi le sinus sphénoïdal plus petit, écrasé, et loin alors du plancher du crâne.
La cloison intersinusale est loin d’être la seule, l’uni-
que, on en trouve d’autres, verticales comme elle, d’autres plus ou moins transversales. Il en résulte des reces-
sus plus ou moins profonds, où le pus s’accumule pour s'en évacuer mal, à l'abri des pansements et de la curette.
Rapports.
A. Face supérieure.
Elleest lisse et unie sur sa face endosinusale qui forme une convexité inférieure; elleest, au contraire, très accidentée sur sa face supérieure ou crânienne. Cette dernière fait suite en arrière à la lame criblée de l’ethmoïde, elle loge d'avant en arrière :
1° Les deux nerfs olfactifs encadrés par les parties infero-internes des deux lobes frontaux.
2° Le chiasma des nerfs optiques qui repose sur la partie antérieure du corps pituitaire et non sur la gouttiére optique.
3° Le corps pituitaire entouré des deux sinus coronaires.
Le chiasma présente donc des rapports éloignés avec le sinus, par interposition du corps pituitaire et des deux feuillets dure-mériens, ce qui explique qu'il est touché tardivement et rarement dans les suppurations sinu-
sales.
B. Parot externe.
Elle forme dans sa moitié supérieure une gouttière longitudinale destinée à loger le sinus caverneux, dans