TRES— RECONNAISSANT ET TRES-FILIAL
Dfi LA PART DE LlUTEUR
APPKOBATION
de Sa Grandeur Mgr Deohamps, Archevêque
de Maliues.
Les pièces contenues dans ces volumes étaient déjà en grande partie répandues, avant qu'on en fît un Eecueil. C'est en parlant d'un bon nombre d'entre elles, non réunies alors comme elles le sont ici, que la Civiltà cattolica, publiée à Florence par les Pères de la Compagnie de Jésus, disait avec raison, en décembre 187 1 : Alcune, per quéllo che a ma consta, paiano indurre autorità, e concm'dano ira di loro (Série vm, vol. IV, quad. 515, p. 529). La savante Eevue est encore revenue plus tard sur ce sujet et, dans plusieurs articles de judicieuse critique (vol. vi, quad. 523, 526), elle a démontré la valeur, la portée et l'harmonie de plusieurs de ces prédictions. A côté de celleslà, il en est d'autres, il est vrai, dont l'authenticité est controversée entre les écrivains catholiques. Cependant, comme l'éditeur de ce Eecueil déclare être
parfaitement soumis aux décrets d'Urbain VIII sur les
Lettre adressée à TAuteur de la part de Mgr R»S8, Svêque de Strasbourg.
Strasbourg, le 31 octobre 1870.
Monsieur le Curé,
Monseigneur a reçu votre lettre. Il se serait fait un plaisir de vous écrire lui-même, si la maladie ne le retenait sur son lit de souffrances. Comme Sa Grandeur m'a chargé de vous répondre, je m'empresse de vous transmettre, Monsieur le Curé, les quelques observations que Monseigneur m'a communiquées de vive voix, tant sur les questions que vous adressez à Sa Grandeur, dans votre lettre, que sur la manière dont vous avez eiposé les prophéties ' de la S. Mère Marie- Alphonse.
Monseigneur a fortement applaudi à. la pensée que vous avez eue de recueillir les différentes prophéties bien avérées, faites au sujet des grands événements de l'Église et de la Chrétienté au dix-neuvième siècle.
ï Dans la première e'dition.
Notre siècle a besoin de savoir que Dieu dirige tous les événements de ce inonde par sa divine Providence et que, s^il veut bien faire connaître ses desseins à rhumanitéj c^est aux âmçs humbles qu^il les révèle.
Le Prélat S approuvé la manière dont vous avez exposé les prophéties de la Mère Marie-Âlphonse. Sa Grandeur trouve que ce que vous avez dit sur ces révélations, peut sufiBre pour le moment.
Monseigneur se propose, en effet, lorsque le temps le lui permettra, de livrer lui-même plus tard au public les prophéties de la Mère Marie-Âlphonse, avec toutes les explications désirables. En effet, comme vous le dites si bien, à Tor de ces révélations Notre-Seigneur a permis que le plomb se mêlât. De plus, dans cette question, Monseigneur a rencontré de nombreux désapprobateurs qui croyaient que Sa Grandeur ajoutait foi, purement et simplement, à toutes les révélations de la Mère Marie- Alphonse, tandis que le but de Monseigneur était de mettre à répreuve ce qu^elle disait, pour former plus tard son jugement sur cette question.
Veuillez agréer etc.
KiTTI, Secrétaire particulier de Mgr l*ÉvO(iu«.'.
Lettre cl« Mgr Pie, Êyêqne de Poitiers.
Poitiers j le 29 octobre 1871
Monsieur Tabbé,
Je vous remercie de l'envoi que vous m'avez fait de vos deux éditions ' des Voix Prophétiques.
La première l^pitre aux Thessaloniciens a posé la r^le en cette matière : « Ne méprisez pas les prophé- € ties : éprouvez tout; retenez ce qui est bon, »
Ces paroles serviront de flambeau à vos lecteurs; et, là où le discernement ne leur semblera pas possible, îlg attendront la lumière qui jaillira des événements.
Croyez, Monsieur l'abbé, à mon sincère dévouement
en N.-S.
t L'E., Ev. de Poitiers,
1 La seconde et la troisième
Lettre d'Approbation de Mgr Vibert, Êvêque de Saint- Jean-de-Manrienne.
J^aint-Jean-de-Maurioniie, le 8 novembre 1^72,
Monsieur,
J'ai lu en partie et fait lire en entier votre ouvrage intitulé: Les Voix prophétiques '.L'appréciation qui m^est communiquée, concordant de tout point avec la mienne, je suis heureux, Monsieur, de donner à votre travail l'approbation qu'il mérite, c'est-k-dire mon approbation sans réserve.
En rassemblant les Voix éparses le long des âges, vous avez fourni la preuve la plus convaincante de la permanence de l'esprit de prophétie dans l'Église et, par là, vous avez fait mieux qu'une œuvre d'érudition curieuse, vous avez fait un acte de courage, et produit une œuvre véritablement utile.
Oui, il faut du courage pour affirmer le surnaturel, quoiqu'il déborde de toute part, en face d'un siècle saturé de matérialisme, qui nie obstinément tout ce qu'il ne palpe pas avec les mains ; il faut du courage, parce qu'il faut braver l'impopularité, non pas seule-
I La quatrièiiie cditiuii.
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ment Fimpopalarité de la science athée, c^est peu, mais Impopularité autrement dangereuse de la foi craintive, qui tremble pour Dieu au moindre signe de son apparition dans les choses d'ici bas.
Vous avez donné, en outre, une leçon à la sagesse contemporaine, si profondément infatuée de sa suffisance, qui croit pouvoir se passer de Dieu dans la conduite de ses destinées, parce qu'elle a réalisé quelques progrès dans l'ordre des sciences physiques. Vous l'avez fait en lui montrant que ces progrès n'ont pas évincé Dieu de la création qu'il a faite, que la création reste soumise aux lois qu'il a posées, et que le sort des nations dépend de tout autre chose que des découvertes de l'esprit humain
Il y a une belle démonstration de la vérité catholique dans cet exposé des récompenses ou des châtiments, annoncés longtemps d'avance. Dieu prouve, par ces prophéties, que tout est soumis k son gouvernement et, pour que la preuve soit plus complète, il ne se sert presque toujours, pour annoncer les plus grands événements, que de ceux qui sont petits et sans valeur selon le monde, Bevelasti ea parvulis.
Mais, sur le terrain même du surnaturel, vous aviez à craindre deux écueils, et vous les avez sagement évités. S'il y a péril à étouffer, par trop de défiance, l'inspiration d'En-Haut, noUte extinguere spiritum^ il y a péril aussi à, tout admettre sans discernement, probate spirUus si ex Dec sint
Vous avez, a ce qu'il me paraît, pratiqué ces conseils de la prudence chrétienne. Une critique judicieuse a présidé au choix de vos autorités. Vous ne citez dans votre livre que des prédictions faites par des saints ou par des personnes dont la vertu est une première recommandation de leur témoignage. S^il en est qui ne peuvent se prévaloir d'un aveu connu, elles sont en possession d^une notoriété acquise, et l'histoire qui les a trouvées véridiques dans le passé, justifie la confiance qu'on leur accorde pour l'avenir.
Est-ce à. dire que toutes ces prophéties aient intrinsèquement la même valeur que celles qui nous viennent des Livres-Saints ou qui sont confirmées par l'autorité de l'Église. Non, et vous avez trop nettement établi la différence, pour qu'il soit besoin dlnsister. Vous ne ne leur accordez que le poids qui leur est donné par de grandes probabilités.
C'est pourquoi je loue la pensée de votre œuvre ;
J'en loue l'exécution ;
J'en loue surtout l'onction et la piété.
Vous avez su répandre partout le parfum de la bonne doctrine bien capable de relever les courages, de fortifier les volontés, et de porter à la pratique des vertus.
Agréez, je vous prie, l'assurance bien cordiale do mâchante estime et de mon .sincère attachement en
t; François-Marie, Éveque
Lettre de Mgr Marinelli, ancien Êyêqne de Santorin, Évoque de Soliei portant ipprobation de la cinquième édition.
(Traduite de l'italien.)
Syra, en Grèce, en la Fête de toutJ les Saints, 1872.
DOLCISSIMO CONFRATELLO,
Je pense que ma lettre du 24 octobre dernier vous est maintenant parvenue... Je vous confirme pleinement aujourd'hui mon humble jugement sur votre estimable livre, après avoir heureusement reçu, par le moyen du très-digne oflScier de marine, M. C***, votre lettre du 2 octobre avec les deux Tomes non encore complets des Voix Proplietiques, cinquième édition. Je vous en remercie de tout cœur, et vous prie de me faire parvenir, dès qu'elles seront imprimées, les feuilles qui manquent encore pour parachever l'un et l'autre volume.
J'ai parcouru et examiné cette cinquième édition ; je la trouve irréprochable et en progrès sur les précédentes: quant à l'ordre et à la méthode, elle est plus belle
et plus raisonnée ; sous le rapport des matières, elle est plus riche et plus abondante. Pour l'œuvre en ellemême, je vous bénis et vous félicite de tout mon cœur, car vous nous oflSrez une vraie encyclopédie de signes, d'apparitions et de prédictions touchant notre époque et les temps modernes. C'est aussi un véritable arsenal de nouvelles preuves de fait, preuves très-convaincantes et inattaquables, contre les grossiers matérialistes et les ignominieux incrédules de nos jours, ces ennemis aussi acharnés qu'aveugles et ridicules de toute relation avec le monde surnaturel. « Animcdis < homo non percipit ea quœ sant spiritus DeL » Ils n'ont pas honte d'accorder une foi aveugle aux supercheries criminelles du magnétisme animal et aux exploits diaboliques du spiritisme, et après cela ils s'obstinent à ne point voir, dans le gouvernement paternel de la société humaine et de la Sainte-Église, la main providentielle du Tout-Puissant! L'Église de Dieu, parce qu'elle est toujours sainte, sera toujours décorée, ornée et pourvue abondamment des dons divins, particulièrement de miracles et de prophéties, qui sont les témoignages authentiques de la vraie sainteté de l'Épouse de Jésus-Christ. Votre beau recueil de tant de signes, apparitions et prévisions prophétiques présente ainsi une preuve de plus, admirable et sans réplique de la divinité de l'Église. Par ce travail vous avez donc bien mérité de l'É-
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glisd et, fils dévoué, vous Tavez bien consolée dans la trè8-amâ:e persécution qu'elle ne cesse d'endurer de la part de tant deses enfimts dénaturés. De plus, tous
avez pénétré dans les vues sublimes et paternelles de raimable providence de Dieu. Dans Timmense amour qnll porte à son Église qui estTœuvre de ses mains, et aux hommes qui la plupart du temps sont ingrats,mais n^e& restent pas moins ses créatures, il a daigné prédire et annoncer aux mortels, par la bouche deses prophètes depuis le commencement du monde et dans tout l'Ancien Testament, vraie figure et type de son %lise sous le Nouveau Testament, les vicissitudes de la Sainte-Église, les tribulations et les maux qui, h, toutes les époques et surtout vers la fin des temps, devaient frapper et opprimer le monde, afin de tenir les hommes en éveil contre Satan et ses émissaires, et de les disposer à prévenir, dans la pénitence et l'humilité, les coups suspendus par la justice divine sur la tête des lûéchants. C'est aussi par une particulière providence î^ieDieu a voulu faire précéder, en tous temps, les Scandes catastrophes du monde et les grandes tribulations de l'Église de signesprécurseurs et de prédictions, parce que les coups prévus d'avance sont moins terribles ^ supporter, dit saint Grégoire-le-Grand.Quesi en ces derniers temps le Ciel multiplie d'une manière extraordinaire les signes, prodiges , apparitions, prédictions^ et miracles, au point que, s'il m'est permis de
parler ainsi, du télégraphe céleste il ne cesse de partir, jour et nuit, des dépêches de plus en plus pressantes et menaçantes k Tadresse du monde pervers, pour secouer les pécheurs et les réveiller de la profonde léthargie de rincrédulité, de la sensualité et de l'abrutissement où ils sont plongés, « sur ge qui dormis^ . < et illumindbit te Ghristus^ et pour leur faire com-
< prendre par cette surabondance de signes et par Tépouvantable précipitation de grands et graves événements, que la fin du monde n'est plus loin, < juxta est
< dies perditioniSj et adesse festinant te^npora : > vous , en disposant dans votre précieuse collection des Voix Prophétiques, comme dans une batterie bien ordonnée et formidable, toutes les armes de la stratégie céleste, pour seconder les plans de la divine Providence, vous avez bien et noblement mérité de l'Église, de la société, des justes et des pécheurs.
•Recevez donc, ô prêtre de Dieu, notre très-cher confrère et collègue dans les combats du Seigneur, recevez nos bénédictions, nos sincères félicitations , nos encouragements paternels, notre cordiale gratitude et notre pleine approbation, avec réserve toutefois, pour les faits que vous citez, du jugement en dernier ressort de l'infaillible autorité du Souverain-Pontife et de la Sainte-Église, et laissant k chacun de ces faits toute la force probante dont ils sont susceptibles de leur nature. Je prie le Très-Haut de bénir abondam-
ment Tantenr et son onvrage : Touvrage, afin qn'il atteigne de plus en plus à la perfection, qu'il continue k rendre gloire à Dieu et à procurer le salut du prochain ; Tauteur bien méritant, afin quMl soit homme fort et armé pour les combats du Seigneur^ vir fortis et prœUetttrprœlia Doniini.
Encore ime fois, que Dieu vous bénisse, vous conserve, vous rende heureux dans le temps et dans Tétemité ! Je vous étreins affectueusement sur mon cœur, vous bénis avec toute Teffusion de ma tendresse et suis, en Notre-Seigneur,
Sempre vestro affecionetissimo, Nicolas-Adolphe Marinelli, Évêqiie de Solie.
DÉCLAEATION DE L'AUTEUR.
Conformément aux décrets du Saint-Siège Apostolique, formulés par le Pape Urbain VIII, de glorieuse mémoire, nous déclarons, en ce qui concerne les personnages vénérables et les signes, apparitions et prédictions, ainsi que tous les faits siimaturels dont il est question dans ces Voix Prophétiques et sur lesquels l'Église ne s'est pas encore prononcée, que nous n'entendons donner k toutes et chacune de nos appréciations jqu'une valeur purement humaine et privée, laissant au lecteur, autant qu'il lui appartient, pleine liberté de jugement et, par dessus tout, nous soumettant, en tout ce que de droit, aux décisions de notre Mère la Sainte-Église.
De même, ce qu'à Dieu ne plaise, s'il nous était arrivé d'émettre à notre insu, dans l'une ou l'autre de ces pages, un fait, une idée ou un sentiment contraire à la vérité ou à la saine doctrine, nous réprouvons d'avance toute erreur de ce genre, étant bien résolu d'en faire disparaître la trace, conformément à la volonté des supérieurs, ainsi que nous l'avons du reste déjà pratiqué pour quelques faits dont le caractère surnaturel nous a été, depuis, démontré comme improbable.