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Vol. 3

En passant sur la rive gauche du Danube , l’Archiduc n’avait pas renoncé à se réunir à Wartensleben. Le séjour de Moreau sur le champ de bataille de iNeresheim, et la marche de Jourdan dans la vallée de la Pegnitz, favorisèrent l’exécution de ses desseins , en éloignant de nouveau les deux armées françaises. Les instructions qu’il donna à Wartensleben., portaient de tenir aussi long-temps que possible à Amberg , d’où une grande route conduit par Neumarkt, à Neuburg et Ingolstadt:

il devait se replier ensuite sur les rives escarpées de la Naab ; et dans le cas où il serait forcé de les abandonner, se retirer à Ratisbonne, à couvert par le défilé de cette rivière : un faible corps seulement avait ordre de continuer sa retraite directement vers les frontières de Bohème. L’Archiduc épiant l'occasion de se réunir à son lieutenant se décida à longer la rive droite du Danube avec une partie de l'armée, renforcée des troupes arrivées à ïngolstadt, de l'intérieur de l’Autriche : le tout formait 28 bataillons et 56 escadrons, c'est-à-dire, environ 28 mille hommes.

Les troupes composant ce gros détachement étaient celles qu'on voit portées au tableau cicontre.

Une petite armée de 26 bataillons et 4 6 escadrons, formant 3o, 288 combattans ,non compris le corps de Condé , resta sous le commandement de Latour , répartie sur le Lech et dans le Vorarlberg, afin d’en imposer à l’ennemi, et de lui faire prendre le change sur les opérations ultérieures.

Lorsque l’Arcliiduc se mit en marche, il dut craindre, suivant tous les rapports, que Wartensleben, malgré. ses ordres, n’eût déjà commencé sa retraite en Bohème. Dans cette hypothèse, il ne lui restait plus d’autre parti à

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