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CHAPITRE VI

Ions dans la place , qui a un bon rempart , Y aPPuya sa gauche, et prit position sur le Galgenberg. Sztarray le suivit par Kitzingen , avec i3 bataillons et 17 escadrons, et campa sur les hauteurs de Repperndorf, cjue Lichtenstein couvrit avec 3 bataillons et 16 escadrons, places à Bibergan , Euerfeld et Erfeldorf. Leurs avant-posies occupaient Seeligenstadt et Rot' tenhof , et se liaient par la gauche à ceux de Hotze.

L’Archiduc conduisit une colonne de 12 bataillons et 26 escadrons à Ober-Schwarzach; Kray une seconde de i3 bataillons et4i escadrons à Geroldshofen. Elsnitz occupa avec 5 bataillons et 17 escadrons, Hassfurth etKloster- Thérèse, sur la rive droite du Mein, et observa l’armée française sur la route de Schweinfurt.

Jourdan informé par ses partis de l’arrivée des Autrichiens sous Würzburg , résolut de faire une nouvelle tentative pour reprendre sa meilleure ligne de communication; mais il nç le put , sans risquer une affaire générale. En effet, les environs de cette ville offrent sous tous les l’apports un bon champ de bataille, par la facilité qu’ont toutes les armes d’y manoeuvrer.

Le Mein forme dans son cours, de Schwein* furt à Gmünden , un grand coude vers le midi. Le plateau le pl us remarquable qui se trouve au milieu de cet espace, court à peu de distance de la rivière , près de Schweinfurt et de Diebacb; se prolonge ensuite en s'élargissant , et forme une croupe doucement inclinée , très-propre aux manoeuvres de la cavalerie. A l’est de ce plateau , surgissent des ruisseaux peu considérables et d’un cours très-borné , qui serpentent dans des vallées peu profondes. La Werra pi’end sa source à l’ouest , non loin de Schweinfurt , et se creuse un lit tortueux dans des défilés difficiles , pour se rendre dans le Mein, entre Carolstadt et Gmünden: elle est presque inabordable , attendu que la forêt de Grarnschatz , qui n’est percée d’aucune route , la borde , depuis Arnstein jusqu'à Erbbausen et Mainbrunn. Les courans qui tombent du versant occidental du plateau dont on vient de parler ont peu d’eau, mais leur cours est plus étendu , et leurs lits encaissés , forment des défilés extrêmement difficiles, attendu que nombre de villages se trouvent dans les vallées où ils coulent, et que leurs l'ives sont bordées de vignobles. Parmi ces derniers , on en distingue deux. L’un part de Diebach , arrose Ober-Bleichfeld et Uuter-Bleichfeld , à côté de

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