MONTE NUOVO
Plusieurs savants prétendent que cette montagiic nouvelle (Monte-Nuovo), qui se dressa au mois de septembre 1538 sur les bords de la mer de Baïa, et dont l'apparition fut accompagnée de terribles phénomènes volcaniques, renferme un noyau solide. Suivant eux, cette partie du sol aurait été soulevée en masse et se | serait ensuite ouverte pour lancer en l'air les cendres et les pierres qui ont achevé la formation du cône. Pour
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d'autres, le Monto-Nuovo tout entier est le résultat des déjections du cratère.
D'après la description d'un témoin oculaire, Francisco del Nero, la terre se gonfla jusqu'à Former une colline, et cette circonstance rappelle le soulèvement formidable du Jorullo, dont le plateau mexicain a été le théâtre. Mais on a pu objecter que, dans ce cas, les murailles et
Fig. 61. — Monts Haoyo. Bain de Balï
les colonnes du temple d'Apollon, qui se trouvent près de la base de la montagne, n'auraient pu rester, ainsi qu'on l'a constaté, parfaitement verticales. Il est d'ailleurs certain que l'explosion volcanique fut accompagnée d'une élévation du niveau général de la baie defiaïa. Sur les falaises voisines de Pouzzoles., une Uçps. iW4s«.
remplie de coquillages marins, à 11 mètres au-dessus du niveau actuel, le montre avec évidence.
La preuve de ce soulèvement se trouve aussi dans le retrait de la mer à une assez grande distance du rivage , fait affirnié par plusieurs témoins, entre autres par le savant Porzio, dont nous citons l'intéressant récit. « Cette région fut agitée pendant près de deux ans par de violents tremblements de terre, au point qu'il n'y resta aucune maison intacte, aucun édifice qui ne fût menacé d'une ruine prochaine et inévitable. Mais le cinquième et le quatrième jour avant les calendes d'octobre , la terre trembla sans relâche, nuit et jour. La mer se retira d'environ deux cents pas ; sur la plage à sec les habitants prirent une multitude de poissons et remarquèrent des eaux douces jaillissantes. Enfin, le troisième jour, une grande portion de terrain, comprise entre le pied du Monte Barbaro et la mer, parut se soulever et prendre la forme d'une montagne naissante. Le même jour, à la seconde heure de la nuit, ce terrain soulevé se transforma en cratère, vomit avec de grandes convulsions des torrents de feu, des scories, des pierres et des cendres. »