‹ Voltaire à Ferney; sa correspondance avec la Duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et notes historiques entièrement inéditesChapitre 4 sur 95 · A M. LE MARQUIS D'OSSIN · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS D'OSSIN

AMBASSADEUR DB PIUXCB KX K5PAG>B.

16 juillet 1770, au château <le Feruey (par Lyon).

Monsieur ,

J'ai Thonneur d'envoyer à Votre Excellence le tarif des prix de la manufacture de Ferney, entreprise par les sieurs Dufour et Céret.

J'obéis aux ordres qu'elle a bien voulu me donner. On fait actuellement dans cette fabrique une montre à répétition fort belle, avec le portrait de M. le comte d'Aranda, et une autre avec le portrait de M. le duc de Choiseul.

Si Votre Excellence en veut quelques-unes pour elle dans ce goût, la compagnie est à vos ordres, et certainement, vous et vos amis, vous achèteriez un grand tiers meilleur marché tout ce que la fabrique vous fournirait-.

M. le duc de Choiseul a acheté les six premières montres faites à Ferney; il peut certifier ce que j'ai l'honneur de vous dire.

Les émigrants qui ont établi cette manufacture sont des gens de la probité desquels je réponds. J'ose vous demander encore une fois votre protection pour eux en Espagne, où ils comptent faire leur plus grand commerce.

J'ai Thonneur d'être, avec beaucoup de respect et

de reconnaissance, monsieur, de Votre Excellence, le très-humble et très-obéissant serviteur.

(A cette lettre étaient joints un prospectus des ouvriers horlogers et des vers au ministre réformateur de l'Espagne, le comte d'Aranda. (A. F.)

Dufour, Céret et compagnie, entrepreneurs de la fabrique des montres à Ferney, près de Versoix, route de Lyon, avertissent qu'ils travaillent en toutes sortes d'horlogerie, qu'ils garnissent les boites des portraits en émail qu'on leur demande, et qu'ils sont en état de fournir des ouvrages à meilleur marché que partout ailleurs, par la protection et les exemptions que le roi daigne leur accorder, ainsi qu'à tous ceux qui voudront s%établir avec rux.

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