‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 285 sur 333 · juilU'l 1700. Rousseau, scu amis et ses enueinisi · texte numérisé non relu

juilU'l 1700. Rousseau, scu amis et ses enueinisi

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La situation pour les dévotes de Rousseau était fort critique. Elles avaient toujours soutenu tîdèlement leur idole, elles l'avaient toujours défendu avec acharnement. Mme d'Epinay, Grimm, Diderot, Voltaire, d'Holbach passaient pour avoir eu tous les torts dans leurs querelles avec le citoyen de Genève ; moins ils s'étaient plaints, plus on les avait violemment accusés :

« On ne pouvait prendre la même tournure à l'égaid de David Hume. La joie qu'on avait ressentie de sa liaison avec Jean-Jacques était trop récente. On s'était tant applaudi des éloges réciproques dont ils s'accablaient l'un l'autre! on s'était tant promis de tirer de la durée de leur amitié un argument terrible contre les anciens amis de M. Rousseau! D'ailleurs la droiture et la bonhomie de M. Hume étaient trop bien établies en France; les partisans de M. Rousseau avaient eux-mêmes tant vanté la chaleur avec laquelle son nouveau bienfaiteur avait travaillé pour lui procurer un sort heureux en Angleterre' ! »

Toutes les dévotes souffrirent pendant plusieurs jours de migraines effroyables, et restèrent de fort méchante humeur; ne sachant comment excuser Rousseau, elles n'eurent d'autre ressource que de fermer leurs portes en attendant qu'il leur eût lui-même fourni des arguments décisifs en sa faveur. La réponse que reçut la comtesse de Boufflers ne fut i»as de nature à la tirer d'embarras; le philosophe, blessé de ses reproches, lui répondit sur un ton qui mit Cn à leurs relations :

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