MOTIFS DE L'ARRÊT
« cy dessous taxables ; » et'plus loin encore, après que la valeur y a été ajoutée, « le tout estimé par moi et autres; » que de plus, le mot « taxables » a subi visiblement une modiûcation, ce qui rend incertain si la déclaration du juif que a taxés » a été changé en « taxables » est conforme à la vérité... Le demandeur a été à bon droit astreint adjuramentum purgatoriumj pour lequel il s'est offert au besoin, dans son écrit de soumission du 13 janvier, où il demande à y être admis *...
Ainsi, Ton s'en remettait à la déclaration sous serment de Voltaire. Cette formalité remplie, il avait gain de cause, et les bijoux, selon ses prétentions, étaient soumis d'après leur valeur intrinsèque à l'estimation d'experts nommés d'office. Il ne pouvait être question de serment pour Abraham Hirsch, parce que, ayant menti devant le tribunal, sa parole était désormais sans valeur. Cette raison-là eût dû suffire, elle eût dû être la seule ; elle n'est pourtant qu'accessoire et confirmative. En Prusse, un juif n'était pas reçu au sermentcomplémentaire(-Br/t///ww^5-cyrf)contradictoirement avec des chrétiens ^. Hirsch, comme on Ta vu, avait été arrêté à la requête du poëte et n'avait été relâché que sous caution ; il prétendait à des dommages et intérêts pour cette incarcération aussi arbitraire qu'injurieuse , sans détriment des frais occasionnés par le protêt des lettres de change ; mais le tribunal déclara que le défendeur, ayant donné Ueu à ce que le demandeur requît le cautionnement, et au besoin l'arrestation préventive, il était pour ces causes débouté de sa requête. Pour faire naître un embarras de plus,
1. Ferdinand Kleinj Annalen der Gesetzgebung (Berlin, 1790), t. V, p. 269, 270.
U Cod, Freid,, partie ii-, titre 31, paragraphes.