IV. V
362 VOLTAIRE S*ENOAOE A LUI ftÉPOMDHE.
grands développements et grands commentaires peu charitables. Au sentiment même de Fornney, qu'il faut croire ici sur parole, le poëte n'avait pas autrennent intention de lui attirer une affaire ; l'article du minisire évangélique n'était qu'un instrument qu'il allait utiliser pour parvenir à ses fins. Il manifesta son intention de riposter, et demanda aussitôt un privilège pour l'impression et la publication d'une réplique qui vaudrait l'attaque, ce qui lui fut accordé sans difficulté et sans le soupçon le plus vague de l'usage ténébreux qu'il en comptait faire.
Contrairement à toute vraisemblance, l'auteur de la Béponse d'un académicien de Berlin et celui de la Lettre d'un académicien vivaient comme devant, profitant d'un incognito qui était le secret de la comédie, pour demeurer, en apparence du moins, dans les mêmes termes cordiaux et affectueux. Maupertuis se montrait rarement aux soupers de Frédéric ; et, en ce njoment il était cloué sur son lit de douleur, comme on l'a dit déjà, par une maladie sérieuse, qu'aggravaient encore les chagrins et les humiliations, et c'était à quoi faisait allusion le second académicien de Berlin, à propos du pamphlet de son prétendu confrère. « Mais quel temps ppnsez-vous, monsieur, que ces gens ont pris, pour attaquer notre président ? Vous croyez, sans doute, qu'en braves champions ils l'ont provoqué au combat pour se battre à armes égales? Non, monsieur : apprenez à connaître la lâcheté et l'indignité de leur carac-
U hâte <]e rimproTisalion. Sa fécondité ne lui permettait guère d*litre correct, et Mérian, dans Téloge qu'il ût de lui, le blâma avec tfop clp fondement d'avoir « toujours écrit à tire de plume. »