DÉSAVEU DU MAITRE ET DU VALET
attirera, les rapprochera fatalement, et nous assisterons au plus bizarre, au plus étrange spectacle.
À l'heure qu'il est, le philosophe de Sans-Souci, plus inquiet qu'il n'en a l'air, attend avec un apparent stoïcisme, l'eiFet des vengeances qu'il a provoquées. (( Je ne suis pas sensible, écrit-il à sa sœur, au mal qu'il voudrait me faire, mais je l'ai empêché de m'en faire davantage et, par cette raison, je lui ai fait Tendre mes vers et toutes les lettres que je lui ai écrites *. » Mais la fin légitime-t-elle inexorablement les moyens, et, encore un coup, n'y a-t-il qu'à louer à tout cela? Madame Denis, que son oncle avait laissée derrière lui, probablement pour régler ses comptes à Francfort et qui reprenait, le lendemain, le chemin de sa chère rue Traversière, écrivait à Voltaire alors à Strasbourg :
11 n*y a personne en France, je dis personne, sans exception, qui n'ait condamné cette violence mêlée de tant de ridicule et de cruauté. Elle donne des impressions plus grandes que vous ne croyez. Milord Maréchal s'est tué de désavouer, à Versailles et dans toutes les maisons, tout ce qui s'est passé à Francfort. 11 a assuré, de la part de son maître, qu'il n'y avait point de part. Mais voici que le sieur Frédersdorff m'écrit de Potsdam , le 12 de ce mois : c Je déclare que j'ai toujours honoré M. de Voltaire comme un père , toujours prêt à lui servir. Tout ce qui vous est arrivé à Francfort a été fait par ordre du roi. Finalement, je souhaite que vous jouissiez toujours d'une prospérité sans pareille, étant avec respect, etc.
Ceux qui ont vu cette lettre ont été confondus. Tout le monde dit que vous n'avez de parti à prendre que celui que vous prenez d'opposer de la philosophie à des choses si peu philoso-
1. Œuvres (le Frédiric le Grand (Berlin, Preuss.), t. XXVU p. ?36, Lettre Frédéric b, U margrave (Iq Ba^reuth. Cq X (^uUM ; 7 53). 1
:ho démarche prévue par voltaire.
plies. Le public juge les hommes sans considérer leur état, et vous gagnez votre cause à ce tribunal. Nous ferons très-bien de nous taire^ le public parle assez ^
Ainsi Frédéric se lavait les mains de tout ce qui s'était passé, et son cliargé d'affaires à Paris avait mission de répéter « dans toutes les maisons t) qu'il n'y était pour quoi que ce fût, tandis que son aller ego rejetait sur le mallro la responsabilité et l'initiative des violences sauvages commises à Francfort. Voltaire s'attendait à ce résultat. «... Mais que ferat il, écrivait-il de Maycnce, à madame Denis, pour réparer l'outrage abominable qu'on vous a fait en son nom? Milord Maréchal sera sans doute chargé de vous faire oublier, s'il est possible, les horreurs où un Freytag vous a plongée '. » Milord Maréchal recevait, en effet, en juillet, une lettre du roi, où se trouvaient ses regrets d'une violence aussi brutale q^i'inutile '. On comprenait, en définitive, que de pareils actes font médiocrement honneur et ont, en tous cas, besoin de trouver leur raison d'être dans l'inexorabilité des circonstances qui les ont provoqués.
1. Voltaire, OEuvm complètes (Beuchol), t. LVl, p. 34 5. Lettre de madame Denis à Voltaire ; à Paris, le 2G août 1753.
2. IM(/., t. LVI , p. 333. Lettre* de Voltaire à madame Denfs* & Mayence, le 9 juillet 1753.
3. La Beaumelle, Vie de Matipcrtuis (Paris, Lcfîoyen, 1 85G). Lctirc de FrédcVic à lord Maréchal ; juillet 1753.
tflN DE VOLTAlïlE ET FRI^.DÉRIC.
1. — L'intimité du roi de Prusse. — Le marquis d*âr6Ens. — La Mettrie. — Petit noyau de libres penseurs, — La France à Potsdam et à Sans-Souci. — Frédéric ne parle pas allemand. — La langue française en honneur. — D'Argens. — Son enfance. — S'éprend d'une comédienne. — Départ pour Constantinople. — M. d'Andrezel. — Aventure à Alger. — Retour en France. — • D'Argens ayocat. — Sa passion pour l'étude et la science. — La roulette de l'hôtel de Gèvres. — Séjour à Rome. — Ninesina. — , Étranges spadassins. -^ D'Argens obtient une lieutenance. — Sa carrière brisée. — Il se fait homme de lettres. — Bat monnaie avec ses livres. — Lettres juives, — Origine de ses relations avec Frédéric. — Anecdotes controuvées. — D'Argens attaché à la cour de Wurtemberg. — La duchesse et le marquis à Berlin. — Que- . relies d'amants. — D'Argens obtient la permission de venir en Prusse. — Le chapitre des appointements. — Mesquineries de Frédéric. — Les amours à bon marché. — Frédéric donne à son chambellan une maison de campagne près de Sans-Souci. — Arlequinades. — Faiblesses et superstitions d'un sceptique. — Lapierre.
— Le préjugé du vendredi. — Espièglerie du prince Guillaume.-^ Mauperfuis dit ses patenôtres. — Retours pénibles. | — Mademoiselle Cochois. — Un intérieur de comédiens. — Babet. — Intérêt qu'elle inspire à d'Argens. — Babet philosophe. — Leur mariage.
— On néglige de demander l'agrément du roi. — Emportement de Frédéric. — Il finit par s^apaiser. — Heureux ménage. -7- Manies de d'Argens. — Épître au lit du marquis. •— D'Argens procède de Bayle. — Offiray de La Mettrie. — D'abord janséniste.
— Devient médecin. — Ses griefs contre Astruc. — Médecin des gardes. — Reçu à coups de fourche. — La Politique du médecin de Machiavel, — La Faculté vengée, — Un médecin petit-maître*
— Ghat-huant. — l'Homme machine, — Petraite précipitée. —
512 TABLB.
Une dédicace. •— L'Homme pluê que machine de Lazac. — Haller. -» Sondésavea. — Étranges thèses qu*on1n1 fait tenir. — Son indi gnation. -» Il s'adresse à Maupertuis. — Doris, — Réponse de Maiipertuis. — Portrait de La Meftrie. — Cause de la sympathie que lui témoigne Frédéric. — Parfait sans-gène de l'auteur de V Homme machine, — Indispensable au roi Page t.
II. — Le chetalier m Chasot. — Darget. — George Keith. — Lord Ttrconnel. — Pollnitz. — Chasot h l'arnK^e du Rhin. — Tue en duel un parent du duc de Boufflers. — Obligé de s'expatrier. — Bonne fortune inattendue. — Bien accueilli du prince royal. — Une chevalerie mysiérieuse. — Amitié de Frédéric. — Un nouveau r^gne. — Bataille de Molwitz. — HéroYsme de Chasot.
— Sauve la vie au roi. — Brillants étata de service — Le major Brouickouski. — Combat à outrance. — Le chevalier à Spandau.
— Frédéric le rappelle. ^- Chasot fait la partie de flûte du roi.
— Concerts de Frédéric. ~ Parfait eiitoutant. — Voltaire à la garde de Chasot. — Singulier débat entre 1« roi et le chevalier. -^ Les lavemenls au savon. — Darget secrétaire du marquis de Valori. — Enlevé par un parti de huésards. — Son dévouement pour son maître. — - Frédéric le prend à son service. — Influence de Darget. — Très-lié avec Voltaire qui le ménage. — Algarotti. — - Son portrait. — Sa douceur et son aménité. — Mot de Maupertuis. — * Il Newionianismo pet le donne, — Afféterie de ces dialogues. — Ce qu'en pensent Voltaire et madame du Châtelet. — Algarotti songe à faire partie de l'expédition en Laponie. — Il ^e ravise et ne part pas. »- Tendresse de Frédéric pour lui. — Dort sur son épaule. — Il le nomme son chambellan.-— George Keith. Envoyé du roi de Prusse en France. — La jolie Turque. — Lord Tyrconnel. — Son portrait. — Pollnitz. — Bon accueil que lui fait la duchesse d'Orléans. — Il est présenté à Louis XIV. — ImpresKïon favorable. — Offres brillantes du duc de Duras. — Bepoussées avec indignation. — Pollnits a la Jaunisse. — L*abbé d'Asfeld le décide à se faire catholique. — Ce qu'on en pense de l'autre côté du Rhin. -* il va à Rome. — Songe à se marier. — Catastrophe qui renverse ses espérances. — La rue Quincampoix. ^- Halte à l'auberge d'Étampes. — Un convive de bonnes façons. — Franchise de Cartouche. — Deuxième abjuration. — La taJ)ngte de Frédéric-Guillaume. — Frédéric garde le baron près de lui. — Durs moments. — Le marchand Martini. — Despotisme de Frédéric. — Troisième abjuration. — Infamie perdue. — Les inutiles de cour. — Plaisanterie d'un goût douteux. — Sceptisme et cynisme
Prusse. — lugemeul di^ ^o>9A%«N9k. ««.,««.««« Page 61 «
m. — Voltaire A l'apogée DE SA FAVEUR. — Sans-Soici. — I es bons Saxons. — Abraham Hinscn. — VoUaire courligan. — Les deux reines. — La Pncelle présentée comnoe une satire des abus de l'éfrlise roni.lino. — Elisabeth-Christine. — Les soupers deSchœnhausen. — Part de la niaréchale do Sclimellan. — Un sénat improvisé. — Vivacités comiques de Tauteur de Home sauvée, — La comédie chez les princes. — Tous acteurs agréables. — Sans-Souci. — Origine
de ce nom. — Description du château* — La chambre du roi. — La pelile pendule de Frédéric. — Le cabinet et la bibliothèque. — Tons livres français. — Le jardin et les parterres. — Léger. — Éclat entre le roi et celui-ci. — Frédéric est son propre architecte. — Chambre de Voltaire. — Enchantement du poët^.
— Comment se passent ses journées. — Les soupers de Frédéric.
— Ce qu*en raconte Zimmermann. — M. de Balby. — Facétie de Voltaire. — Réticences. — Côtés menaçants. — Voltaire corrige les manuscrits du roi. -^ Singulier débat. — Les épines sons les roses. — Maupertuis n*a pas les ressoris liants. — Attitude de Voltaire* — Les plus grands seigneurs le courtisent. — La partie d*échec8. — On lui laisse gagner les pistoles des enjeux. — Un deuil de cour. — L'habit de Fromery. — Anecdote diversement racontée. — Le rost du roi. — Plaintes de Voltaire. — On n'en tient pas compte. — Singulier expédient. — Pente glissante. — La Stener, — Stipulations du traité de Dresde. — Agiotage à toute outrance. — Ordonnance de Frédéric pour le faire cesser. — Abraham Hirsch. — Ses rapports avec le poëte. — Démarche d'Éphraïm. — Révocation des lettres de change. — Retour et lamentations de Hirsch. — Exposé du procès. — Moralité de risraélite. — Chasot pris pour arbitre. — La violence de Voltaire le détermine à se retirer. — Froideur qui en résulte entre eux. Voltaire dépose sa plainte. — Le juif décrété. — Colère du roi.
— Mouvement que se donne Voltaire. — Le président de Jarigei.
— Hirsch à l'amende. — Pièce falsifiée. — Vente surfaite des bijoux. — Hypothèse. — Embarras des juges. — Motifs de l'arrêt.
— Condamnation du juif* — Propos absurdes. — Lettre du grand chancelier. — Frère Voiture en pénitence. — Le Code de Frédéric. — Petits commérages. — - Indolgenee de la margrave de Bayreuth. — Acte de contrition Page 95.
Vf. — Lessihg. — Voltaire au marquisat. — Madame Demis. — DEBUTS DE Lekain. — MoRT DB La Mettrie. — Manéges de Hirsch.
— Voltaire cède sur tous les points. — Arrangement définitif. — Aigres reproches. ^ Fréron et d'Arnaud acrifiés à Voltaire. — M. Gross. — Madame de Bentinek. — Soanii«ion6 de VoUalce* —
5i4 TABLE.
Tantale en procii, — A tort attribué au roi de Pmsse. — L'opinion pen farorable au poëte. — Voltaire enfant de la Régence.
— La langue allemande bonne pour les soldats et les chevaux. — Nécessité d'un traducteur. — Lessing chez Voltaire. — Emporte lo Siècle de Louis XIV, — Anxiété de Voltaire. — Richier compromis. — Réponse de Lessing à celui-ci. — Son ton cavalier. — Motirs de crainte très-légitimes. — Voltaire se décide à écrire luimême. — Sa lettre à Lessing. — Profond ressentiment de ce dernier. «- Se traduit en épîgrammes, en attendant mieux. — Les petites causes. — Conséquences de cette aventure pour la littérature allemaude. — Équité de Richier. — Quatre maladies mortelles. — Besoin d'isolement et de recueillement. — Voltaire demande qu'on lui retranche sa pension. — Le Marquisat. — Baptême de six Jumeaux. — Séductions de Potsdam. — Sages représentations de d'Argental. — Jugement sévère d*un étranger. — Madame Denis charge Cideville de chercher à son oncle une maison dans son voisinage. — M. d'Hamon. — Loge chez elle quelque temps. — Les poulardes de Paris. — Répartie de Frédéric. — Dona Nisa.
— D'Arnaud amoureux de madame Denis. — Billets tendres. — Échantillon poétique. — Le marquis de Ximenès. — Mot de M. d'.Autrep. — Bruits de mariage. — Retour de faveur. — D'Alembcrt substitué à Crébillon. — Ne fait pas attendre son approbation. — Reprise de Mahomet, — Lekain joue Seïde. — Ses débuts à la comédie. — Opinion de Collé sur son compte. — Essais d'intimidation. — Voltaire s'obstine. — Échange de madrigaux. — La Mettrie a aussi le mal du pays. — Voltaire s'entremet en sa faveur auprès de Richelieu. — L'écorce d'orange.— La Mettrie chez Tyrconnel. — Indigestion de pâté. — Saignée inopportune. — Il meurt en philosophe. — Ce que dit Frédéric à ce propos Page 149.
V. — Le Siècle de Louis XIV. — Orthographe de Voltaire. — La Beaumelle a Berlin. — Éloge de La Mettrie. — Consternation de l'auditoire. — Sentiment de Voltaire à ce sujet. — Retraite de Chasot. — Saillie plaisante. — Inqualifiable dureté. — Relations du chevalier avec laMuchesse de Strélitz. — Contrefaçons du Siècle de Louis XIV, — Mort de Rothembourg. — Ami peu sûr. — Bruits de disgrâce.^ — Lettre vive de Voltaire à Frédéric.
— Opinion du président Hénault. — Critique fondée. — Mot de Fontenelle. — Enthousiasme de lord Chesterfield. — Ses réserves.
— Absence de lettres capitales. — L'orthographe de Voltaire. — Remarque de madame de Grafigny. — Voltaire s'efiTorce de gagner à sa cause Vabbè ji'OWN^V. — Charles Nodier n'aime pas Voltaire.
— René Milleran. — (Quatrain admiratif du poëte Linièreg. — Laurent Angliviel de La Beaumelle. — Le collège d'AIais. — Les exemptions de M. Puech. — Contrefaçon d'icelles. — Départ du Jeune Angliviel pour Genève. — Faits controuvés. — Son séjour dans la ville de Calvin. — Il passe en Danemark. — - Voyage h Paris. — Achète à Racine fils la correspondance de madame de Maintenon. — Prix qu'elle luî coûte. — Mes Pensées, — Attribuées à Montesquieu , à Voltaire et à Diderot. — Ce qu'en disent d'Argenson et l'abbé de Voisenon. — Projet de classiques français.
— La Beaumelle s'adresse à Voltaire. — 11 va en Prusse. — Dîne chez le poëte. — Débute mal. — Son manque de Jugement. — Passage à double sens. — Voltaire ne veut pas se rendre. — Parodie de son mot à Congre ve. — Accusation sans portée contre Darget.
— Visite à Maupertuis. — Tentatives auprès du roi. — Elles échouent, et pour quelle raison. — Complot ourdi pour faire partir Angliviel, — Nouvelle entrevue entre Voltaire et lui diversement racontée par La Beaumelle et Lalande. — Propos blessant de Frédiîric. — Inconvénients d'une mauvaise vue. — Rencontre à l'opéra de Berlin. — Les époux Cocchius. — Surpris en flagrant délit.
— La Beaumelle à Spandau. — Procédés inqualifiables du comte de Hake. — Angliviel relâché, et Cocchius et sa femme châtiés. — On fait parler Voltaire. — Éclat. — Menaces de La Beaumelle.
— Démarches conciliantes. — Ultimatum de La Beaumelle. — Il s'éloigne de Berlin Page 199.
VI. — La Beaumelle a Goiha. — Voltaire historien. — Romk SAUVÉE. — Maupertuis et les Cassini. — La cour de Gotha. — Étranges révélations. — La veuve Schwecker. — Escroqueries de la dame. — La Beaumelle compromis. — Cherche à se disculper.
— Curieuse susceptibilité. — Lettre de M. Rousseau. — Aveu de La Beaumelle. — M. Roques. — Appréhensions de Voltaire. — Conscience de Phistorien. — Nombreux témoignages. — Voltaire remonte aux sources. — Madame de Maintenon lui donne raison.
— Contrefaçon de La Beaumelle. -r- Voltaire n'a plus rien à mé-» nager. — Mort de Tyrconnel. — Darget retourne en France. — Picard l'accompagne. — Rome sauvée, — Réclamations de madame Denis. — Corrections et variantes. ^ Applaudissements unanimes.
— Ordre de réception de Lekain. — La comédie de madame Denis.
— Préoccupations de son oncle à cet égard. — Mauvais procédé» des comédien». — - Instances de madame fienis auprès du duc de Richelieu. — La Noue lui vole son sujet. — Maupertuis. — Son
goût irrésistible pour l'étude. — Invdsioq dans une cbemlnéet — • ^^Ê
lutte. ^ Mesure de la terre. — Godin, Bouguer et La Gondamioe.
— Seconde expédilion. Glairaut, Gamus et Lemonnier. — L*abbé Outhier, M. de Sommereux, le dessinateur Herbelot et le Suédois Celsius leur sont adjoints. — Ascension de TAvasaxa. — Fatigues intolérables. — Froid excessif. — Séjour à Tornéa. — Gaieté inépuisable. — Ghristinc. ^ Mauperluis chantant sa maîtresse. ~~ Gtiristinc perdue dans la neige. — Afifectations d'originalité. -^ L'entresol de mademoiselle Julie. — Petite perfldie. ^- Assemblée chez M. d'Argenson, — Lettre d'un horloger anglais à un astronome de Pékin, — Les Gassini. — Un instrument primitif. — Excellente facétie. — Gassini reconnaît qu'il a tort. — Gandeurde ces savants italiens. — Nature bien différente de leur antagoniste. Page 247.
VU. — Maupertuis président de l'Académie de Berlin. — Premiers NUAGES. — Samuel Koenig. — Lettre de Frédéric à Maupertuis.— Le Coureur de Molwitz, — Maupertuis emporté par son cheval. — Dévalisé par des hussards. — Gonduit à Vienne. — Accueil charmant de Marie-Thérèse. — La montre de Graham et le grand* duc de Toscane. — Bruits de la mort de Maupertuis. — Inquiétude de Voltaire et de madame du Ghàtelet. — Maupertuis succède au cardinal de Fleury à l'Académie. — Le père Moreau. — Plaisant éloge de d'Alembert. — Vénus physique et VArt de faire des garçons, — Éléonore de Borck, — Un géomètre amoureux. — Maupertuis transformé en satrape. — Sa maison véritable arche de Noé. — La perruche et la coilTure de madame de Lisle. — - Orion. Plaisantes privautés de ce nègre. — Agréments de Maupertuis. — Voltaire dogmatise. — Aveu de Frédéric au prince de Ligne. — L'esprit de Maupertuis opposé à Tesprit de Voltaire. — Bon accord des premiers jours. — Gantiidature de l'abbé Raynal. — Maupertuis a la main forcée. — Son arrogance. — Galomnie de La Beaumelle. — Un tête-à-tête. — Humeur de Voltaire. — Vraies causes de leur rupture. — Kœnig. — Un paysan du Danube. — La Moindre quantité d'action, — Mémoire de Kœnig. — Procédés méconnus. — Gonclusion du Mémoire. — Tentatives de Formey.
— Maupertuis ne veut pas être pris pour un olibrius. — L'Académie érigée en tribunal. — Enquête. — Résultat définitif. — Euler intervient. — Arrêt de TAcadémie. — Ressentiment profond de Kœnig. — Droits douteux de Maupertuis. — Les hostilités commencent. — Griefs de Voltaire. — Les Mémoires du général Manstein. — Le linge sale du roi à blanchir. — La charge d'alhée du roi vacante, — Réponse d'un Académicien de Berlin à un Aco'
cien de Paris. — Appel au ipubWc, — Leuvt^ide âf^ de MaU'
TABLE. 5i7
criminels. — L'abbé de Saînt-Ellîer cl les sous-chals. — Ravissement des Berlinoises. — État déplorable du président. — Frédéric se constitue son cliampion Page 293.
VIII. — Diatribe du docteur Akakia. — Brûlée par la main du BOURREAU. — Disgrâce de Voltaire. — Maupertuis assimilé à Homère. — Lettre (Vun Académicien de Berlin ù un Académicien de Paris, — Altitude du poêle, — Ses protestations d'innocence.
— Platon tourné en ridicule. — Lettre d'EuIer. — Indifférence dédaigneuse. — Accusation odieuse. — Les sentiments religieux de Maupertuis. — Anecdote rapportée par Formey, — Les incrédules et les crédules. — Vollaire tient sa victime. — Le docteur Akakia. — Argumentation serrée. — Hérésies du jeune docteur. — Son livre déféré à Tlnquisilion. — Jugement des professeurs de la Sapience. — Étranges bévues du candidat. — De l'Étendue, de la Pierre pliilosophale et de la Divination. — Le président hors de cause. — Utiles conseils. — Allusions transparentes.
— Sorties imprudentes de Formey à propos d*une dissertation de Zimmermanii. — Allusions inévitables à l'adresse de Frédéric et de son groupe. — 11 en est question à Sans-Souci. — Voltaire attache le grelot. — Il s'engage à lui répondre. — Privilège accordé dans ce but. — Projet d'un ouvrage collectif. — Ardeur de Voltaire.
— Billet de Frédéric. — Parti pris de ne pas rompre. — Situation réelle du potîte. — Bien jugée par le baron Scheffer. — Impression de V Akakia, — L?s exemplaires saisis. — Frédersdorflf dépêché à Voltaire qui nie tout. — Échange de billets. — Semonce du roi. — Étrange formalité. — Apostille de Voltaire. — Ahf le bon billet qu'a La Châtre! — Précautions vaines. — VAkakia imj)rimé à Dresde. — La Diatribe à Berlin. — Sensation qu'elle produit. — Inquiétude de Voltaire. — Petit Dictionnaire à l'usage des rois. — Le libelle brûlé. — Voltaire assiste à l'exécution. — Envoi des cendres à Maupertuis. — Rancune du président. — Frédéric essaye de le calmer. — Bavardages ridicules. — Grelots et brimborions renvoyés. — Un quatrain. — Le chevalier de La Touche. — Invitation à souper. — Prétextes. — Démentis dans les gazelles. — Lettre à Walther. — Envoi de quinquina. — Vollaire au Belvédère , Page 341.