‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 45 sur 342 · avril · texte numérisé non relu

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HÉBOISME I^ CHASOT. ITT

an petit Doyan de fidèle^ aa milieu duquel il suvait le piÎDce, s'écrie : * Le roi ! meâsieins. oà e^t le roi ? i> — a Vous demandez le roi, le Tcrici ! » ripoîle Chasot qui se précipite au-devant de rofâcicr. avec lequel il ongacre mi combat à outrance. Cest à qui feradeson mieux et se multipliera devant des assaillants dont le nombre croissait à chaque instanL Chasot frappe d'estoc et de taille, porte des coups terribles, est atteint lui-m^me sans lâcher prise, sans paraître s*aperce\oir du sang qu^il perd. Il était à bout de forces, couvert de Uessures, il allait succomber, quand on lui vint en aide. Le roi, d^agé et tout à sa reconnaissance, le déclare, le proclame son sauveur. Cette action d'éclat valut à Chasot, avec Tordre pour le Mérite, le grade de major du régiment de Bayreuth. Mais il ne devait pas en demeurer là : il sauvait le bagage du roi à la bataille de Czaslau, livrée le 17 mai 1742 ' ; et trois ans après, en juin 1745, à la journée de Hohenfriedberg, il méritait d'être signalé par son maître comme Tun des mieux faisants d'une armée où les vaillants ne manquaient pas. Frédéric a dit de cette bataille : ce action inouïe dans lliistoire et dont le succès est dû aux généraux Gésier et Schmettau, au colonel Schwerin, et au brave major Ghasot, dont la valeur et la conduite se sont fait connaître dans trois batailles également ^. »

1. Voltaire, OEuvres eomplèies (Beuchot), t. LIV, p. 605. Lettre de Voltaire à Maupertuis; à Brunswick, le 16 octobre 1743.

2. C'eet protMiblement à la bataille de Friedberg qu'il (but reporter l'anecdote suivante, que raconte Thiébauli: « M. de Chasot, Français réfbgié, et alors officier supérieur , avait ou des ordres précis ro-» latiVement aux opérations qu'il devait faire pendant le .combat avto le corps qu'il commandait ; mais il s'en écarta, par un mouvc

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