PRÉSIDENT HON^ORAIRE A LA CHAMBRE DES COMPTES DE DIJ
A Ferney, par Genève , 3o septembre *.
Cecy, Monsieur, n'est pas académique, c'est chicanne^ mais le tout poura vous amuser. Je prends pour arbitres M. le premier Président ^, M. le Procureur-Général '^ et M. LeLault. Le Fétiche en veut-il faire autant ?
Je consens à luy rendre Tournay et à luy donner Ferney si dans toutte la province de
' Cette date parfaitement certaine (V. celle de la lettre précédente et la date de l'audience de Gex dans l'affaire Baud y) confirme la conjecture de M. Beuchot sur une lettre de Voltaire à d'Olivet (34^4 de son édit. j, lettre qu'on a jusqu'ici placée au 3o septembre 1761 et qui se rapporte à la première quinzaine de ce mois ; époque à laquelle M. de Ruffey était à Ferney avec l'ancien premier président de la Marclie.
* Le second premier président de la Marche (Jean- Philippe) , fils de celui que Voltaire appelait mon coU" temporain,
' Louis Quarré de Quintin, homme d'un esprit fort cultivéj avec lequel Voltaire était en très-bons termes.
Bourgogne il se trouve un seul homme qui approuve son procédé.
Je vous quitte pour Corneille. Quand vous voudrez nous venir voir avec madame de Ruffey, nous vous donnerons la comédie.
Je vous embrasse très-lendrement et sans
compliment.