‹ Voltaire et les comédiens interprètes de son théâtreChapitre 45 sur 71 · H. DE LA M · texte numérisé non relu

H. DE LA M

Se vend à Paris, chez la veuve François Chereau, graveur du roi, rue Saint-Jacques, aux Deux-Pi liers-d'or.

III. — Gravure par Desrochers, également d'après le tableau de M. Largillière, mais le buste seul est représenté. Médaillon. En dessous un écusson avec celte inscription :

Marie Anne de Ghàteauneuf, dite M"° DU Clos, comédienne du Roy, née à Paris en 1672, morte en 17 i8.

A Paris, chez Daumont, ruo Saint-Martin, Tout en bas le sixain suivant :

Par le jeu de cette héroïne,

Ou de Corneille ou de Racine,

L'amour est si bien copié,

Que de Thésée amante ou femme,

Elle excite toujours dans l'âme

Ou la terreur ou la pitié.

IV. — Gravure en couleur par Bonnet. Délicieux petit portrait de M"e Duclos ; la tragédienne est vue de profil ; coiffure poudrée, robe décolletée en carré.

Dumesnil.

I. — Buste par L.-V. Bougron (1841), marbre : M'ic Dumesnil d'après un portrait de famille. Ce buste se trouve à la Comédie- Française, dans l'escalier de l'administration. (Catalogue de M. Monval,n° 91.)

II. - Peinture par Donat Nonnotte (1734) : M'ie Dumesnil en pied, dans le rôle d'Agrippine (toile, h. 1,33, 1. 1,04). L'actrice porte une robe rouge à paniers. Ce tableau, qui appartint à Dugazon, se trouve à la Comédie-Française (antichambre de l'administrateur). (Catalogue de M. Monval, n° 310.|

III. — Gouache par Foëch (h. 0, 10, 1. 0, 12) : Mi'e Dumesnil dans Mérope. Cette gouache se trouve à la Comédie-Française, dans le cabinet de l'archiviste. (Catalogue de M. Monval, n" 430 bis.)

IV. — Gouache par Foëch (h. O-", 10, 1. Om, 12). Mii« Dumesnil dans Phèdre. Cette gouache se trouve à la Comédie-Française, au foyer des travestissements. (Catalogue de M. Monval, n» 203.)

V. — Gravure par EUuin, d'après ? Buste de 3/4 dans un médaillon. Coiffure poudrée, surmontée de trois plumes. Manteau de tragédie, corsage décolleté. Collier de perles.

Au-dessus du médaillon, un nœud de ruban et une guirlande de feuillage.

Sous le médaillon :

A gauche: draperie, masque et trompette. A droite: draperie, lauriers, poignard et couronne. En bas, sur une tablette :

Sur d'éclatants succès, ma puissance établie A fait jusqu'aux deux mers respecter Athalie. [Athalie, II, V.)

A Paris, chez EUuin, graveur, rue Saint-Jacques, vis-à-vis celle des Mathurins. A présent, chez Crépy, rue Saint- Jacques, à Saint- Pierre, près de la rue de la Parcheminerie.

VI. — Gravure par N. Courbe. Médaillon ; buste de face. Simple tunique découvrant la poitrine, deux plumes dans les cheveux, repentir. Autour du médaillon, l'inscription suivante : « Débuta à « la Comédie Française par le rôle de Clytemnestre le 6 août 1737 ; « reçue le 8 octobre de la même année. Retirée à la clôture « de 1776. »

Sous le médaillon, les vers suivants :

Dumesnil est son nom. L'amour et la fureur, Toutes les passions fermentent dans son cœur.

Les tj-rans à sa voix vont rentrer dans la poudre ; Son geste est un éclair, ses yeux lancent la foudre. (Dorât, Poème sur la déclamation À

Cette gravure se trouve en tête de l'édition des Mémoires de la tragédienne. Paris, Dentu, an VII.

VII. — Gravure en couleur par Janinet (série des petits costumes). M'ie Dumesnil dans le rôle de Jocasle [Œdipe de Voltaire). La tragédienne est représentée avec une robe à paniers roses et verts ; panache dans les cheveux.

VIII. — Dans la snite Foëch, Basle, Whirsker, qui illustre les Souvenirs et regrets du vieil amateur dramatique, nous relevons :

a) M"e Dumesnil dans Or este (rôle de Glytemnestre, acte IV, se. viii). Robe en brocart à fleurs, avec paniers et retroussis ; manteau de tragédie. Panache dans les cheveux. L'artiste donne la réplique à M"e Clairon (Electre).

jfj) M"e Dumesnil dans ^</;aiie (rôle d'Athalie, acte II, se. v). Robe en brocart à grands ramages. Coiffure poudrée avec une couronne, de grosses touffes de plumes et une aigrette. Voile prenant derrière la tète et descendant jusqu'à terre.

e) M"e Dumesnil dans le même rôle (acte I, se. v). Robe à paniers en soie, garnie de franges et de glands d'or. Coiffure surmontée d'un panache. Manteau de tragédie jeté sur les épaules.

d) M'ie Dumesnil dans Mérope (rôle de Mérope). Robe noire à paniers, garnie de « chicorées » noires et de « suivez-moi, jeune homme », de même couleur. Collier de velours. Panache de plumes noires. L'artiste donne la réplique à Brizard (Narbas) et à Mole (Eghiste).

Durancy.

Il n'existe pas, à vrai dire, de portrait de M"e Durancy ; mais M. Monval, dans le Catalogue des collections de la Comédie- Française, cite sous le n° 180 un tableau attribué à Vien, qui pourrait peut-èlre représenter la tragédienne.

Gaussin.

Peinture attribuée à Nattier (toile, h. 0, 79, 1. 0,63). Une copie de ce tableau se trouve à la Comédie-Française, à la caisse. (Catalogue de M. Monval, n" 419.)

Grandval.

I. — Peinture par Lancret. L'artiste est représenté en pied. dans un jardin, devant une fontaine. Il tient un livre à la main. Est-ce dans le rôle du comte de la Surprise de l'amour que Lancret a voulu peindre Grandval? Cela paraît fort probable. Ce tableau fut exposé au Salon de 1742. Il en existe une copie à la Comédie par Gh. Muller (1852). (Catalogue de M. Monval, n° 102.)

II. — Gravure par J.-Ph. Le Bas (1755), d'après le tableau de Lancret. On lit ce quatrain sous la gravure :

D'attendrir, d'égayer également capable, Tantôt héros, tantôt petit-maitre galant, 11 représente l'un en copiste excellent, L'autre en original aimable.

A Paris, chez Le Bas, graveur du Roy, rue de la Harpe.

III. — Dans la suite Foëch, Basle, Whirsker, qui illustre les Souvenirs et regrets du vieil amateur dramatique, nous relevons :

Grandval dans le Mariage fait et rompu, comédie par Dufresny (rôle de Damis, acte III, se. ii). Habit à la française. Tricorne sous le bras. L'artiste donne la réplique à M™e Préville (la présidente).

La Rive (de .

I. — Buste en marbre par Houdon : La Rive dans le rôle de Brutus. Ce buste, qui avait été exposé au Salon de 1783, se trouve à la Comédie-Française, dans la galerie conduisant du foyer des comédiens à la scène. Catalogue de M. Monval, no 181.)

IL — Pastel attribué à Vien fils (h. 0, 96, 1. 76) : La Rive dans Gengis-Kaii. Ce tableau se trouve à la Comédie-Française (palier de l'escalier de l'administration). (Catalogue de M. Monval, n» 108.)

III.— Gravure par Auguste de Saint-Aubin, d'après une peinture de P. Sauvage. Médaillon. Le buste de l'acteur vu de profil en « camée ». En dessous, branches de lauriers, et plus bas, sur une tablette enguirlandée, le quatrain suivant :

Citoyen vertueux, acteur sublime et tendre, On chérit ses talents, on estime ses mœurs, Et chez les malheureux il va tarir les pleurs Qu'au théâtre il a fait répandre.

lY. — Gravure en couleur par Janinet 'série des petits costumes). Larive dans le rôle de Pygmalion {Pygmalion, scène par J.-J. Rousseau). Veste à la grecque, en satin blanc, cothurnes.

V. — Gravure en couleur par Janinet (série des petits costumes). La Rive dans Tancrècle (rôle de ïancrède). Habit de soldat à la française, bottes.

VI. — Dans la suite Foëch, Basie, Whirsker, qui illustre les Souvenirs et regrets du vieil amateur dramatique, nous relevons :

Larive dans Philoctète, tragédie par Châteanbrun (rôle de Philociète). Veste à la grecque, peau de bête sur les épaules, casque antique avec crinière, sandales.

Lecouvreur.

Les portraits de M"" Lecouvreur sont assez nombreux, mais il est toujours difficile d'en garantir l'authenticité. Nous citons les principaux et nous renvoyons le lecteur à l'iconographie très complète et très intéressante que M. Monval a dressée à la suite de la Correspondance d'Adrienne Lecouvreur.

L — Buste par Augustin Gourtet (1853). Marbre. Il se trouve à la Comédie-Française, dans l'escalier de l'administration. (Catalogue de M. Monval. n» 90.)

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