‹ VoltaireChapitre 182 sur 308 · Epitre a monsieur le marquis de Villette · texte numérisé non relu

Epitre a monsieur le marquis de Villette

Mon DieUf que vos rimes en ine...

Voltaire avait envoyé à Villette une montre d'or à répétition et à quantième, de sa manufacture de Ferney; Villette l'en avait remercié par une épître dont une partie est sur les rimes ine et ents.

Je la reçois cette machine.

Où, dans trois orbes différents, Une triple aiguille chemine, Et dans sa course détermine Les jours, les heures, les instants Qui s'échappent à la sourdine.

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Les vers de Villette furent imprimés dans \e Mercure de septembre 1777. A leur suite, on trouve V Epitre de Voltaire

Cette épître fut réimprimée dans VAlmanach des Muses de 1778, p. 1 13. Cf. Œuvres du marquis de Villette. Edimbourg et Paris, 1788, in-8, pp. 299-302.

Elle est au tome XIII de l'édition de Kehl, p. 286.

834. Epitre au même, sur son mariage. Traduction d'une éptlre de Properce à.Tibulle^ qui se mariait avec Délie.

Fleuve heureux du Léthé, f allais passer ton onde...

Villette épousa M"« de Varicourt, à Ferney, vers la fin de septembre 1777. (Voy. Desnoiresterres, Voltaire^ son retour et sa mortf p. 99 )

VEpitre à Villette (qui n'est pas une traduction de Propcrce), parut dans le Mercure de décembre 1777, p. 73, et dans le Journal de politique et de littérature du 5 décembre 1777. Réimprimée dans VAlmanach des Muses de 1778, p. 267, cette Epître est au tome XIII de l'édition de Kehl, p. 288. C'est à tort que la Correspondance secrète (t. V, pp. 287 et sq) dit que

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES a5i

Villette répondit aux vers de Voltaire par une épître à sa femme. L'épîtrcde Villette à M'>« de Varicourt :

Belle et bonne, c'est votre nom, C'est le nom que vous donne un sage Etc. . . Etc. . . Etc. . .

est, croyons- nous, antérieure à leur mariage.

835. Epître a monsieur le prince de Ligne. Sur le faux bruit de la mort de l'auteur, annoncée dans la Gabelle de Bruxelles, au mois de février 1778.

Prince f dont le charmant esprit.,.

Cette épître, imprimée dans VAlmanach des Muses de 1779, p. 42, est au tome XIII de l'édition de Kehl, p. 290.

836. Epître a M. le marquis de Villette. Les adieux du vieillard.

Adieu, mon cher TibuUe, autrefois si volage...

Cette épître, rapportée dans la Correspondance secrète, t. YI, p. 228, et imprimée dans VAlmanach des Muses de 1779, p. 125, est au t. XIII de Tédition de Kehl, p. 291.

Telles sont les épîtres que Beuchot a admises dans son édition des Œuvres complètes de Voltaire,

Deux autres épîtres de Voltaire adressées, Tune au marquis de Saint^'Aulaire, Pautre à madame du Deffandovw été imprimées dans VAlmanach des Muses de 1788, pp. i33 et 145. U Epître à M. de Saint-Aulaiie est sans date, V Epître à madame du Deffand est datée de lySa.

M. Jacobsen a publié en 1820, dans les Pièces inédites de Voltaire, Paris, Didot, in-8 (pp. 33 à 68), dix-huit Epîtres en vers, dont seize de Voltaire. Les n" i, x, xii, xiii et xvn ont été reproduits par Beuchot, dans son édition des Œuvres de Voltaire {Paris, Lefèvre et Didot), t. XIII, pp. 43, 95, ii5; et t. XIV, pp. 357 et 423. Les n" 11 à ix, xiv, xv et xvi ont été réimprimés par M Moland dans son Supplément aux poésies de Voltaire (Œuvres de Voltaire, éd. Garnier, t. XXXIl.

Le n» XI est de M. de Formont, et le n» xviii de Pons de Verdun. (Voy. la note de Beuchot, t. XIV de l'édition Le/èvre,

p. 357 et la note de M. Moland, tome XXXII de l'édition Gai' nier.

On a attribué à Voltaire beaucoup d'Epitrescn vers : les unes ont été imprimées séparément, les autres ont été insérées dans des ouvrages et des recueils divers, ainsi que dans ditférentes éditions des Œuvres de Voltaire,

Parmi les épftres imprimées séparément, nous citerons :

a) Epître sur V honneur. S. î. n. d., in-8 de 7 pp. (G. V. Beuchot, 268; — Cf. Barbier, Dict. des ouvrages anonymes, éd, Dajffîs, t. Il, col. 160).

b) ÉpUre newtonienne sur le genre de philosophie propre à rendre heureux, S. l. ijSg, in-8^ de 12 pp. (Bib. N"% Z, 2284 ; Zd. 2340,25, et Y. Zd. 29Ô. Sur l'un de ces exemplaires, on lit cette note manuscrite : Far M. de Voltaire, adressée à M, de la Fautrière). Selon Barbier {Dict. des ouvrages anonymes, éd. DafflSf t. II, col. iSg), cette épîtreest M. de de la Fautrière.

c) Épitre à M, de V, traduite de V anglais, Amsterdam^

J, Fr. JoUy, 1742. ln-8» de 14 pp. (C. V. Bcuchot, 261. Une note manuscrite porte : Par M. de Voltaire mâme).

d) ÊpUre de M, de V.,,., à Mgr V Archevêque de Varis. S. I. n. d. (1752). In-8» de 8 pp. (G. V. Beuchot, 1 187 A et 1 187 B).

e) Ép\treau chevalier d'Olliveyra sur le dernier ac'e de foi de Lisbonne, par M. de ♦•♦. Genève, 1772. In-8 di 24 pp. (Bibl. N^, Oy, 3g. Réserve). Geite épître, datée du 3o décembre 1761, est signée de T***. Une note manuscrite l'attribue à Voltaire.

/) Épître à messieurs La Beaumelle, Fréron, Clément et Sabatier, suivie de la Profession de foi, autre épit\e du même auteur, par M. de V***. Lausanne et Paris, 1773. In 8 de 22 pp. (C. V. Beuchot, 1187).

g) Épitre à Ninon de Lenclos et réponse à M, de K***, pu^ bliée par M. Asinoff, ancien pasteur d^Oldenbourg. Nouvelle édition. Genève, 1774. In-8 de 24 pp.. (G. V. Beuchot, 1756).— L'ÉpUre à Ninon est du comte André Schouwalow. M. S. P. (Serge Potoratzky), de Moscou, en possède une édition sans date, sans lieu, de 4 pp. in-8, avec le nom de l'auteur à la un {\oy. l'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 18Ô4, p. i5o). Voltaire reçut cette épître de Saint-Pétersbourg, en 1773 (Voltaire au marquis de Ximénès, i5 octobre 1773). Jean Schouwalow, oncle du comte André, en tit tirer à Taris une trentaine d'exemplaires (Voltaire au baron de Gonstant de Re-

becque, ii avril 1774), et Voltaire en donna une édition à Genève (Voltaire au chevalier de Lisie, 18 avril 1774).

On a prétendu que l'édition de Genève avait été publiée par Maucherat de Longpré, personnage t tout à fait imaginaire •, selon Quérard {La France littéraire, t. XI, p. 281), ou par Tavocat Marchand (Quérard, ibid.).

Nous croyons, avec Beuchot (voy. Œuvres de Voltaire^ éd, Lefèvre, t. LXVIII, p. 4S2), et Quérard {Les Supercheries litté^ raires détfoilées, etc. y éd. Daffis, II, 740), que ce nom d*Asinoff est réellement le masque de Voltaire; on trouve, en effet, dans Tédition de VEpitve à Ninon, publiée à Genève (pp. 8 et 9), une note iniitulée : Billet de M. de Voltaire (voy. Œuvres de Voltaire, éd. Lefevrey t. LXVIII, p. 48$); quant à la Réponse à M. de K***, il est possible qu'elle soit de Marchand; elle a été mise aussi sur le compte de la Harpe (voy. Quérard, Les Supercheries littéraires , etc., éd. Daffis, II, 740).

Voltaire fait allusion à cette Réponse dans une lettre au chevalier de Lisle, du 22 avril 1774.

Il existe une autre Réponse à l'Epitre du comte Schouwalow (voy. Correspondance secrète, t. I, p. 166}. Cette Réponse, intitulée : Ninon à un comte russe, est de Dorât. Elle a été imprimée en 1774 (Anacréon citoyen, suivi d'une Réponse de Ninon à un comte russe. Amsterdam et Paris, in-8«») et réimprimée dans les Œuvres de Dorât.

VÉpitre à Ninon a été longtemps attribuée à Voltaire (voy. Grimm, Correspondance littéraire, etc., éd. Garnier, t. X, p. 391 ; — Mémoires secrets, t. VII, p. 146; — Correspondance secrète, t. VIII, p. 293, etc., etc.)

Sur VEpitre à Ninon, voyez aussi un article de M. Serge Polioratzky, dans le Bulletin du Bibliophile belge, t. XX, p. 198.

h) Épitre à Henri IV sur V avènement de Louis XVI, par par M. de V***, Paris, Stoupe, 1774. In-8 de 8 pp. (attribuée à Voltaire par les Mémoires secrets^ t. XX VII, p, 3i i ; — par Barbier. Dict, des ouvrages anonymes, éd. Duffis, t. II, col. 145, etc., etc.)

1) Épitre au comte de Tress... sur ces pestes publiques qu'on appelle philosophes, par le chevalier de Morton. Genève, ijyS, In-8 de i5 pp. (G. V. Beuchot, 1577).

Attribuée à Voltaire par les Mémoires secrets, t. VIII, p. 4. Cf. Voltaire au comte de Trcssan, 22 mars 1775, et la note de Beuchot {Œuvres de Voltaire, éd. Le/ève, t. LXIX, p. 228).

;*) Épitre de M. de Voltaire aux Parisiens, pour servir de

ib4 VOLTAIRE

suite à son Retour des ombres, Paris, s. m., ou Liège y Ger tache, 1776, in-8 de 12 pp.

k) Épitre de Voltaire à 3/"« Raucour (sic), actrice du Théâtre-Français. Paris, 1790. In-8 de 12 pp. (C. V. Ben). — Nous lisons dans une note manuscrite: «c On attribue cette

• épître à M. Rivarol le jeune; d'autres prétendent que le ci-

• devant marquis de Champcenetz en est l'auteur. » Voy. aussi Quérard, Les Supercheries littéraires, etc.,, éd. Duffis, t. 111, col. 973.

En 1817, on a publié, encore sous le nom de Voltaire, Ici deux épîtres suivantes :

Épitre de Voltaire aux nombreux éditeurs de ses œuvres complètes, avec notes et pièces justificatives, publiée par N. (Ant. Serieys, ou Testas). Paris. Imp. de Lefebvre. In-8.

Épitre de Voltaire à M. Beuchot, Pun de ses éditeurs. Paris, imp. de Lotdn de Saint-Germain, in-8 (par J. Passeron).

Les épîtres attribuées à Voltaire et imprimées soit dans des ouvrages et recueils divers, soit dans ditlérentes éditions de ses Œuvres, sont les suivantes :

a) Épitre à iW^* Salle, à son retour d'Angleterre.

Imprimée dans le Mercure de septembre 1^3 1, p. 2104; réimprimée en 1 761, dans la Troisième suite des Mélanges de poésies, etc. S. /., in-8, p. 238. Sur cette épitre, voyez la note de Beuchot (Œwi're* de Voltaire, éd. Garnier, t. XXXII, p. 437). Voltaire a donné cette épître à Thieriot, dans une de ses notes sur le Dialogue de Pégase et du Vieillard).

b) Épitre à M. l'abbé Je Rothelin.

Imprimée en 1741, dans \t Recueil de nouvelles pièces fugitives en prose et en vers, par M. de Voltaire. Londres, aux dépens de la Société, p. 21. Elle est de M. de Formont (Note de Voltaire sur le Dialogue de Pégase et du Vieillard).

c) Épitre à M. l'abbé Du Resnel.

Imprimée dans les Pièces fugitives de M. de Voltaire. S. /. et J. d. (1742), pp. 18-22. Cette épître est de M. de Formont (\oy. Voltaire à de Formont, 26 janvier, et Voltaire à Ci' deville, 20 septembre i733).

d) Épitre à madame de ***.

Belle-maman, soyeii; l'arbitre.. .

Imprimée en 1757 dans le Portefeuille trouvé, etc., t. I,

p. 772. Cette épître est de Grécourt (voy. tes Œuvres, éd. de 1796, t. II, p. 45).

e) ÉpUre du pape à .Vn« Clairon.

Imprimée dans le Second recueil de nouvelles pièces fugitives de M. de Voltaire, Genève et Paris ^ Duchesne, 1702.

/) ÊpStre à Chloé ,

Imprimée dans le Cinquième recueil de nouvelles pièces fugi* tives de M. de Voltaire, Genève et Paris , Duchesne y 1762.

g) Épttre à M. de Mauléon,

Mon féal ami Mauléon

Imprimée dans la Collection complète des Œuvres de M, de Voltaire, Amsterdam (Rouen), 1764, t. V, p. 341.

h) Épttre écrite de la campagne, 3/**« Ch***, actrice de la Comédie de Marseille.

Imprimée dans le Secrétaire du Parnasse^ par Laus de Boissy. — Voy. Voltaire à Laus de Boissy, 7 décembre 1770) ; et réimprimée dans le t. VIII de VÉvangile du jour, p. 44.

Cette épître, adressée à M"« Chéré, est de Piron. Voyez dans le tome VIII de VÉvangile du jour, pp. 49 et b^, deux autres épîtres adressées également à M*** Chéré.

I) Épitre de Vauteur à M. de M**:

En vain, en quittant ton séjour.. ..

Imprimée dans une édition du volume intitulé : É^pitres, satires, contes, odes, etc,„ du poète philosophe. Londres {Genève), 1771, p. 392.

Réimprimée dans le t. VIII de VÉvangile du jour, p. 55. Cette épître est de d*Hannetaire (voy. Voltaire à La Harpe, juillet, 1772).

;) ÉpUre à M, le duc de R*** (Richelieu).

Vaillant séraskier des Gaulois.,,

Imprimée, en 1775, dans VAlmanach des Muses, p. 129, et réimprimée, en 1817, dans l'édition des Œuvres de Voltaire publiée par MM. Lefèvre et Deterville, t. IX, p. 294.

k) Épitre de M, de Voltaire à M, de La Harpe.

Imprimée dans W Correspondance secrète, t. VI, p. 402 et 5^.

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/) Les Héros du Rhin, A M. le duc de la TrémouiUe.

Imprimée, en 1783, dans VAlmanach des Muses, p. 33, et réimprimée, en 181 7, dans l'édition des Œuvres de Voltaire publiée par MM. Lefévre et Detcrville, t. VII, p. 440.

m) Épïire inédite adressée au roi de Prusse par Voltaire (1738).

Imprimée dans les Lettres inédites de Voltaire, de madame Denis et de Colini, Paris, Monfçie, 1821, p. 212. — Sur cette épître, voyez la note de Beuchot, Œuvres de Voltaire, éd. Gantier^ t. X, p. 438. Dans cette même note» il est question d'une ÉpUre que Voltaire composa sous le nom d'un ami, qui, en le plaignant de sa disgrâce, le blâmait en même temps de s*étre exposé à de tels revers. Cent vers de cette pièce, attribuée à Voltaire, sont rapportes, ajoute Beuchot, dans Touvrage intitulé : Frédéric le Grand, in-8 (sans date), et 1786, m-i8. Barbier cite une Epitreà M, de Voltaire pendant son séjour à Mayence, à son retour de Berlin (attribuée à Fougeret de Monbron), août 1733, in-4». Ne serait-ce pas Tépître dont parle Beuchot dans sa note?

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