‹ VoltaireChapitre 26 sur 308 · I. Voyez aussi Zaïre, n · texte numérisé non relu

I. Voyez aussi Zaïre, n

Sur Thérèse f voyez notre ouvrage : Voltaire, poète comique, chapitre vr.

'^ 179. La Princesse de Navarre, comédie-ballet. Fête donnée par le Roy en son château de Versailles, le mardi 23 février 1745. De Imprimerie de Ballard fils. Par exprès commandement de Sa Majesté. S.^ rf. (1745) In-8 de xvi et 106 pp. Première édition (C. V. Beuchot, 700).

Très beau frontispice signé : P, Baudouin.

Collation des feuillets préliminaires : i f. de titre. 4 ft. (paginés v-xii) pour V Avertissement (de Voltaire), les noms des Acteurs chantants dans tous les chœurs, et les noms des Acteurs de la comédie ; 2 ff. (paginés xiii-xvi) pour le Fro* logue de la fête, etc..

La Princesse de Navarre fut représentée à Versailles les 23 et 27 février 1743. Elle fut aussi jouée à Bordeaux, le 26 novembre 1763, et V^oltaire composa, à cette occasion, un nouveau Prologue qui fut imprimé dans le Mercure de janvier 1764, t. I, p. 169.

Rousseau nous apprend que la Princesse de Navarre (dont Rameau avait fait la musique) avait été «changée et réformée « sous le nom des Fêtes de Ramire. Ce nouveau sujet, dit a Rousseau, demandait plusieurs changements aux divertissea ments de Tancien, tant dans les vers que dans la musique, a II s'agissait de trouver quelqu'un qui pût remplir ce double a objet. Voltaire alors en Lorraine, et Rameau, tous deux « occupés pour lors à l'opéra du Temple de la Gloire, ne pou- « vant donner des soins à celui-là, M. de Richelieu pensa à a moi (et) me fit proposer de m'en charger. » {Les ConfeS" iions, II, 7.)

Rousseau s'en chargea en effet, et les Fêtes de Ramire furent jouées à Versailles le 22 décembre 1745. (Les Fêtes de Ramire, ballet donné à Versailles le 22 décembre 1745, de l'imprimerie J.-B. Chr. Ballard, 1745. In-4« de 2 ft. non chiff. et 14 p. Bibl. nat.. Y, 6060, F. i.)

La Princesse de Navarre a été réimprimée, en 1768, dans le, t. V des Nouveaux mélanges, etc. p. 5 à 96.

^ 180. Le Temple de la Gloire, fête donnée à Versailles le 27 novembre 1745. De V imprimerie de J, B. C. Ballard,

doyen des imprimeurs du Roy, 1745. In-4* de viii et 48 pp. Première édition (C. V. Beuchot, 1899).

Collation des feuillets préliminaires : i f. de titre, 2 ff. fpag. v-viJi) pour la Pré/ace et les noms des Acteurs et Actrices chantans dans tous les chœurs. Quatre figures * de P. Baudouin, gravées par Pasquier (la première seule est signée) ; cinq vignettes et cinq culs-de-lampe des mêmes artistes, signés P, B. invenit et P, sculpstt ; et cinq jolies lettres non signées. M. Cohen, à qui nous empruntons cette description, dit que les marges de l'exemplaire du Temple de la Gloire qui a été communiqué à M. Mehl par M. Rouquette, contenaient de nombreuses notes autographes de Rameau. M. Cohen ajoute que cet exemplaire n'avait que quatre figures, et il se demande s'il en faut une pour le cinquième acte (Guide de l'amateur de livres à vignettes, 4* édition. Paris, Rouquette, j88o,co1. 525). L'exemplaire de la collection Beuchot n'a pas les figures, et il n'a que quatre culs-de-lampe.

Le Temple de la Gloire fut représenté à Versailles les 27 novembre et 4 décembre 1745 : le 7 décembre, il fut joué à Paris, sur le théâtre de l'Opéra, et repris avec des changements, le 17 avril 1746.

Le Temple de la Gloire a été réimprimé dans le t. V des Nouveaux mélanges, etc. (pp. 97-140).

181. La Prude ou la Gardeuse de cassette, comédie en cinq actes, en vers, de dix syllabes, par M. Arouet de Voltaire. Paris, aux dépens de la compagnie des libraires, 1759. In-8 de82 p. (Soleinne, t. II, n^ 1680 et C. V. Ben).

La Prude est de 1739-1740. Le titre de cette comédie a souvent varié. Voltaire dit tantôt la Dévote, tantôt Madame Prudise, tantôt la Fausse Prude, Lorsque la pièce fui imprimée pour la première fois, en 1748, dans le t. VllI de l'édition de Dresde (pp. 129 à 104), ce fut sous le titre : de la Prude ou la Gardeuse de cassette,

Quérard ne cite aucune édition séparée de la Prude; cependant celle de 1763 (Paris, Duchesne, in-12 de 120 pp. Bibl. de Pont-de-Veyle, 1190 et C. V. Ben) se rencontre assez fré-

I, Voltaire, dans une gravure qui fut mise à la tclc du Temple de la Gloire, avait fait représenter • l'Envie entourée d'un serpent bien noir et qui, par

• cette couleur et parla manière dont il était placé, faisait une allusion assez

• maligne au cordon de Saint-Michel, dont le poète Roi était décoré.» (Palissot. Le génie de Voltaire apprécié. Paris, 1806, p. 181.)

quemment; celle de 1759 est plus rare; nous n'en avons rencontré aucun exemplaire à la Bibliothèque nationale : mais nous en possédons un dans notre collection Voltairienne.

La Prude n'a jamais été représentée sur un théâtre public : mais elle fut jouée, devant la duchesse du Maine, sur le théâtre de Sceaux, le i5 décembre 1747 : M»« du Châtelet, M»« de Staal-Delaunay et Voltaire remplirent des rôles dans cette représentation, pour laquelle Voltaire composa un PrO" logue.

Selon Beuchot, %V Avertissement de Vauteum^ qui se trouve placé en tête de la Prude, a paru pour la première fois dans rédition posthume de KehI. C'est une erreur. Cet « Avertis^ c sentent » se lit, dès 1772, dans le « Théâtre complet de M. de « Voltaire; le tout revu el corrigé par l'auteur même n, Lau' satine, François Grasset, t. VII (XX de la c Collection com- « plète des CÈuvresn ), pp. 1 17-1 19. Il y est intitulé : Pré/ace. Les mots remplis par des points dans l'édition de Kehl (t. VU, p. 1 53-1 54), sont imprimés en toutes lettres dans la « Pré/ace T» de l'édition de 1772 {Cf, V ti Avertissement n du t. IV de l'édition des Œuvres de 1752, p. 212).

182. La tragédie de Sémiramis et quelques autres PIÈCES DE littérature. Paris, Le Mercier et Lambert y 1749. Petit in-8 de i f. de titre, 182 pp. et i f. nonchiff. pour le Privilège. Première édition (C. V. Beuchot, 860).

Fleuron sur le frontispice (gravé par de Lafosse}.

Le Privilège est du 14 avril 1749»

Il n'y a pas d'approbation *.

Sémiramis est précédée d'une Dissertation sur la tragédie ancienne et moderne, à Son Eminence Mgr le cardinal QuC' rini, noble vénitien, etc..,, qui occupe les pages i à 34 de la brochure.

On a imprimé, à la suite de la tragédie :

!• L'Eloge funèbre des officiers qui sont morts dans ta guerre de 1741 (pp. 1 33- 157).

2* Le morceau intitulé ; Des Mevsonges imprimés (pp. 169- 182).

I. Cepeudani la plupart des excnplaires de la première édition de Sémiramis ont in fine 1 f. non chiff. pour l'Approbation (du a8 mars i 740^— lisez 1 749) et pour le Privilège,

Sémiramis fut jouée pour la première fois le 29 août 1748.

Les lettres écrites par V'oltaire au lieutenant général de police Berryer, pour lui demander d'interdire la représentation d'une parodie de Sémiramis (lettres que Beuchot croyait perdues), ont été publiées par M. Léouzon le Duc, dans ses Etudes sur la Russie {PariSy Atnyot, i853), et reproduites par M. Moland, Œuvres complètes de Voltaire, éd. Garnier, t. IV de la Correspondance, n«» 1918, 1922, 1925.

Sémiramis fut reprise le 10 mars 1749 et non pas le 10 avril, comme le dit Beuchot, qui corrige à tort Collé (Voyez le Mercure d'avril 1749, p. 209). Une nouvelle reprise eut lieu en 1756 (voyez Correspondance littéraire, etc., par Grimm, éd. Garnier, t. III, p. 277.

183. La tragédie de Sémiramis, par M. de Voltaire et quelques autres pièces de littérature du môme auteur qui n'ont point encore paru. Paris, Le Mercier et Lambert, 1749. In-i6 de 143 pp. (C. V. Beuchot, 861).

Première édition avec le nom de Voltaire.

184. La même tragédie. La Haye, S. n. 1749. In-8 de 74pp. (Bibl. W\ Y. Th. 16301).

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