‹ VoltaireChapitre 51 sur 74 · Pensées, II, 59 et · texte numérisé non relu

Pensées, II, 59 et

Si Thierry avait pu être juste, il aurait remarqué que la plupart des reproches qu'il faisait aux histoires de France ne tombaient pas sur Voltaire : qu'on ne trouvait dans l'Essai ni ces légendes niaises, ni cette fausse couleur uniforme, ni ce « type abstrait de dignité et d'héroïsme », dont il se plaignait tant, et que si l'on n'y recevait pas la sensation, on y prenait au moins l'idée de la différence des époques, des variétés de races et d'institutions.

Après Bossuet, l'histoire était à créer : il ne reste après Voltaire qu'à la perfectionner. C'est ce qui a permis à Hetlner d'écrire que « toute la conception moderne de l'histoire sort de l'Essai de Voltaire »

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