Ibid., Droit canonique, XXVllI
4. C'est à cette occasion que Voltaire publia la Voix du Sage t du Peuple.
pour tenter une telle entreprise, Machault ne fut pas assez constant pour la soutenir ^
Du temps de Voltaire, il y a dans TÉtat deux puissances, la puissance civile et la puissance ecclésiastique; et, généralement, celle-ci prévaut sur celle-là. Louis XIV lui-même avait dû s'y soumettre. « Il l'ut bien plus grand que moi, disait le tsar Pierre P"*; mais je l'emporte en un point, c'est que j'ai pu réduire mon clergé, et qu'il a été dominé par le sien. » Ces seuls mots : les deux puissances^ sont, aux yeux de Voltaire, a le cri de la rébellion » {Mandement du révérendissime Père en Dieu Alexis^ XLII, 135). Est-ce que, pendant les premiers siècles, le christianisme revendiqua jamais aucune part dans la souveraineté politique? « Mon royaume, déclarait Jésus-Christ, n'est pas de ce monde. » En tout et pour tout, l'Église doit subir le contrôle de l'État; on insulte la raison et les lois quand on prononce le nom de gouvernement ecclésiastique -. Et peut-on même parler de je ne sais quel accord entre le sacerdoce et l'empire? Cet accord, qui suppose la possibilité d'un partage, est par là même « monstrueux » ^
Si Voltaire demande parfois qu'on sépare « toute espèce de religion de toute espèce de gouvernement » {Lettre à M. Bertrand^ 19 mars 1765), ce qu'il veut en réalité, c'est la subordination complète de l'Église.
Pour ce qui se rapporte à l'ordre public, nul doute que l'État ne doive la tenir sous sa dépendance. Mais qu'est-ce qui n'y a pas rapport? Selon Voltaire, les fonctions des ministres, leurs personnes, leurs biens,