‹ Voltaire's proseChapitre 45 sur 99 · RELIGION · texte numérisé non relu

RELIGION

campagnes fertiles peuple'es de familles heureuses; mais j'ai découvert que tu me me'prises, et que tu n'as jamais lu mon livre de controverse; tu sais que je suis un fripon, que j'ai contrefait l'écriture de G * * * , que j'ai volé des * * * ; tu pourrais bien le dire. Il faut que je te pré- 5 vienne. J'irai donc chez le confesseur du premier ministre, ou chez le podestat; je leur remontrerai, en penchant le cou et en tordant la bouche, que tu as une opinion erronée sur les cellules où furent renfermés les Septante ; 1 que tu parlas même, il y a dix ans, d'une manière peu 10 respectueuse du chien de Tobie,2 lequel tu soutenais être un barbet, tandis que je prouvais que c'était un lévrier; je te dénoncerai comme l'ennemi de Dieu et des hommes. Tel est le langage du persécuteur; et si ces paroles ne sortent pas précisément de sa bouche, elles sont gravées 15 dans son cœur avec le burin du fanatisme trempé dans le

fiel de l'envie.3 r __v

• Vol. XX, 194, 195.

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