LX. — La Messe en semaine
D'après certaines traditions, notre Sauveur fut crucifié dans les premiers jours du mois d'avril ;i avant la fin du
(l) D'autres traditions fixent la mort de .Jésus-Christ au 25 mars.
mois de mai, il était monté au ciel. Son crucifiement appartenait déjà au passé : allait-il devenir un simple souvenir historique? Non, le plus grand événement de l'histoire de l'humanité ne devait pas être écrit au nombre des choses qui passent, ni être effacé par le temps : il était au-dessus du temps, et le grand Sacrifice devait être perpétuel.
Durant de longues années, l'agneau figuratif du Christ avait été offert chaque jour, matin et soir, dans le Temple de Jérusalem;^ c'était, dans un certain sens, un sacrifice continuel. Mais le grand Sacrifice, une fois offert, devait se perpétuerdans une continuité plus parfaite, LA CONTINUITÉ DE l'unitè; Car, selon l'enseignement du Concile de Trente (Sess. XXII, cap. 2), « c'est la même Vic- » time que celle du Calvaire; et celui qui » l'offre maintenant par le ministère des » prêtres est le même qui s'offrit sur la » Croix : seule, la manière d'ofïrir est » différente. »
Où l'Eglise est établie, la Messe l'est aussi. La Messe a été dite quotidiennement dès le premier siècle de notre ère, depuis l'âge des Catacombes jusqu'au vingtième siècle. Chaque jour, jusqu'au jour où // viendra pour le jugement, « nous annoncerons la mort du Seigneur » .^
(1) Nomb. xxvHi. 8, 4.
(2) Corinth, xi. 26.