XLI. — Conseils du Père Olivaint
Le P. Olivaint donnait les conseils suivants à un jeune homme sur le point d'entrer dans le monde :
(1) Vie du P. Olivaint, S. J., p. 322 et suiv. Le P. Olivaint fut un des otages mis à mort par la Commune de Paris en 1871.
lo La sainte Communion chaque se- /77ame. Sans doute, le bon Père connaissait son homme; il savait que celui-ci pouvait suivre un tel conseil. Les recommandations de ce genre sont relatives, et formuler une règle unique pour tous serait dangereux. Quelques âmes seront sauvées par la Communion hebdomadaire, qui ne le seraient pas, ou qui le seraient difficilement, sans ce secours. Et, même, cela peut être trop peu : Pie X a été au delà du P. Olivaint.
Le principe invariable est celui-ci. La sainte Communion n'est point, comme le prétendaient les Jansénistes, la récompense de la vertu; pour parler clairement, la sainte Communion est un moyen de surmonter le])éché mortel et d'échapper à la damnation.
2^' Quand on essaie de vous entraîner dans une controverse religieuse, observez deux choses :
a) Ne discutez pas, mais exposez la vérité catholique, autant que vous saurez; et quant aux choses que vous ne savez pas, dites que vous n'avez jamais étudié la théologie, et offrez d'en appeler à un prêtre.
b) Si vous êtes obligé de discuter, suivez cette règle de stratégie: ne jamais rester sur la défensive, mais attaquer les positions ennemies. Demandez ce qu'on a à vous offrir en échange de la foi catholique. Vous verrez que ce sera peu.