STRABON
« Auprès du temple d’Ammon, et sur toute la route, longue de trois mille stades, « qui (de la mer) mène à ce temple, on rencontre encore aujourd’hui des amas « d’écailles d’huîtres et de sel. (Liv. I, pag. 49, tom. I, trad. franc , pag. 114.)
« Cest peut être par 1 effet de l’écoulement des eaux que le temple d’Ammon, jadis « voisin de la mer, se trouve maintenant reculé dans le sein des terres; et, en ce cas « il est naturel que l’oracle d’Ammon ait pu avoir la grande renommée dont il jouit. « Si cet oracle eût toujours été aussi éloigné de la mer qu’il l’est aujourd’hui, proba- « blement il n’eût jamais acquis autant de gloire et de célébrité. (Liv. I, pag. 5o; « ibid., pag. 120.)
« Depuis le Catabatlimus, la navigation, en droite ligne, est de neuf cents stades « jusqu’à Parætonium, ville dont le port a environ quarante stades. Cette ville est ap- « pelée, par les uns, Parætonium, par les autres, Ammonia. Dans l’intervalle, on trouve... « le bourg d’Apis, à cent stades de Parætonium, et à cinq journées du temple d’Ammon- « et de Parætonium (à Alexandrie), on compte environ treize cents stades '. (Liv. XVII, « pag. 798; ibid., tom. V, pag. 35 1.)
«Callisthène rapporte qu’ Alexandre attacha beaucoup de gloire à visiter l’oracle « parce qu’il avait appris que Persée et Hercule avaient aussi fait aqtrefois ce voyage: « il partit de Parætonium... (Liv. XVII, pag. 814 ; tom. V, pag. 4 16.)
« On dit que les Garamantes sont éloignés de neuf ou dix journées de route des
1 Un des commentateurs de Quinte-Curce, dans ses qui a été également admise par M. de Sainte-Croix et notes sur le chap. 7 du quatrième livre, donne cette me- par le major Rennell. Nous examinerons plus loin cette sure pour l’intervalle d’Ammon à Parætonium; opinion question.
VOYAGE A SYOUAH.
« Éthiopiens, qui habitent le long de l’Océan, et de quinze journées du temple « d'Ammon. (Liv. XVII, tom. V de la trad. franc., pag. 480.)
« L’intérieur des terres, pays stérile et aride, au-dessus de la (grande) syrte et de la « Cyrénaïque, est habité par les Libyens : on trouve d’abord les Nasamons, puis « quelques (tribus) de Psylles, de Gœtules et de Garamantes; plus à l’orient encore,
« sont les Marmarides, voisins en grande partie de la Cyrénaïque, et s’étendant juste qu’au temple d’Ammon. (Liv. XVII, pag. 838; ibicl., pag. 489-)
« Par la même raison ( a cause de plusieurs déserts qui les séparent ) , on ne connaît « pas les contrées au-dessus (du temple) d’Ammon et des oasis jusqu’à l’Éthiopie. » (Liv. XVII, pag. 83g; ibid., pag. 4g°-)
DENYS LE PERIÉGÈTE.
« Après eux ( après les Nasamons) viennent ensuite, dans l’intérieur des terres, les « Asbystæ et le temple du dieu libyen, environné d’une immense quantité de sables.» (Dionys. Orb. descr. apud geogr. min., tom. IV, pag. 36.)
Eustathe fait un commentaire curieux sur ce passage; nous en parlerons plus loin.