‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 119 sur 284 · CHAPITRE DIX-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-NEUVIÈME

fleuve le tribut de leurs eaux. En ce moment, ils sont tous à sec; leurs rives sont bordées de beaux lauriers-roses en fleur.

A cinq heures quinze minutes, nous parvenons à Slouguïa.

C'est un petit village de quatre cents habitants environ, situé sur une colline au pied de laquelle, à l'ouest, coule la Medjerdah. Les pentes de cette colline jusqu'au fleuve, et le plateau qui la couronne étaient jadis occupés par une ville dont les débris ont servi à bâtir le village actuel.

Plusieurs citernes, quelques pans de vieux murs et de nombreux blocs antiques encastrés soit dans le revêtement extérieur de la mosquée de Slouguïa, soit dans la maçonnerie de la plupart des maisons particulières, voilà tout ce qui reste de cette ancienne cité.

Shaw ' d'après deux inscriptions qu'il rapporte et que je n'ai pu retrouver, prétend qu'elle s'appelait municipium Chidibbelensium ; mais je crois que ce savant voyageur a mal lu; car voici une inscription que j'ai découverte dans ce village, qui, quoique mutilée et incomplète, ne laisse aucun doute sur le nom véritable de la ville à laquelle il a succédé :

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