CHAPITRE VINGT ET UNIÈME
Hencbir Sidi-Median , jadis colonia Vallis.
!«' jnillet.
A trois heures quinze minutes du matin , nous prenons la route de l'henchir Sidi-Median ; notre direction , à partir de Medjez-el-Bab, est celle de Test-nord-est.
A cinq heures vingt minutes, après avoir traversé une grande khanga hérissée de broussailles, de petits pins, de genévriers, de thuyas, de cyprès et de lentisques, nous faisons halte sous un vieil olivier, près de la zaouïa de Sidi- Median. Cette zaouïa, entourée de quelques cabanes, s'élève sur un plateau couvert de ruines. Les pentes en sont plantées de cactus gigantesques qui ont pris racine au milieu de débris de toute sorte. Ces débris sont ceux d'une ville assez étendue, dont le plateau, occupé actuellement par la zaouïa et par le misérable hameau qui y est attenant, constituait jadis l'acropole. Celle-ci était protégée par une citadelle, laquelle semble avoir été soit construite, soit seulement réparée, à l'époque byzantine. Dans l'enceinte en grosses pierres de taille qui l'enfermait, était comprise primitivement une seconde enceinte plus petite, qui, d'après une inscription mutilée que j'ai trouvée en cet endroit, était pro-
* Procop., Bell, VandaL, II, 15.