‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 273 sur 284 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

A cinq heures, nous rencontrons quelques débris antiques sans importance.

A cinq heures cinquante minutes, un henchir plus considérable m'est signalé sous le nom d'Henchir-Mankoub et m'arrête pendant vingt minutes. Ce sont les vestiges d'un petit bourg antique qui a été rasé et bouleversé de fond en comble.

A sept heures trente minutes, nous parvenons à la Mohammédia, où nous passons la nuit.

Vers huit heures du matin , nous rentrons enfin dans les murs de Tunis , ma quatrième et dernière exploration dans la Régence étant achevée.

S'il m'a été impossible de parcourir cette contrée tout entière et en tous sens, au moins en ai-je fait le tour à peu près complet. Sur mon passage, j'ai découvert un certain nombre de bourgs et même de villes antiques considérables qui avaient échappé aux recherches des voyageurs précédents. Là où j'avais été devancé par des investigations antérieures aux miennes, et où je marchais sur un terrain connu et exploré, j'ai tâché, en l'étudiant avec plus de soin, d'ajouter des documents nouveaux et plus précis à ceux que l'on possédait déjà. Chemin faisant, j'ai recueilli jour par jour, heure par heure, et le plus souvent minute par minute, comme le prouve la suite continue de mon journal, toutes les notes, tous les renseignements, toutes les inscriptions qui pouvaient jeter une lumière plus grande sur la géographie et en même temps sur l'histoire des localités que je visitais tour à tour. Est-ce à dire pour cela que je croie avoir épuisé cette matière? Loin de moi une pareille prétention. Ce n'est pas, en effet, en aussi peu de temps que je pouvais seul accomplir une tâche qui demanderait de longues années, des ressources considérables, des fouilles entreprises sur

beaucoup de points et le concours de plusieurs collaborateurs, pour être menée à bonne fin. Réduit à moi-même, j'ai essayé simplement de faire, dans la limite de mes forces et des moyens qui avaient été mis à ma disposition , tout ce qu'il m'a été possible d'entreprendre et d'exécuter en huit mois.

Le 5 septembre, j'accomplis un dernier pèlerinage aux ruines de l'antique cité de Didon et a la chapelle de Saint- Louis, et six jours après je m'embarquais à la Goulette, disant adieu à quelques amis et à ces rivages célèbres , que je quittais probablement sans retour.

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