VS TRAI
AIIONPM La hauteur des lettres est de dix-sept centimètres.
L'intérieur de la ville offre le spectacle d'une grande misère et d'un délabrement complet. La moitié au moins des maisons sont abandonnées et démolies; les rues sont d'une malpropreté repoussante, et l'on se demande comment la peste ne vient pas chaque année décimer la population qui les habite. Celle-ci est actuellement réduite à deux mille cinq cents âmes.
Aucun monument public, extérieurement du moins, ne mérite l'attention du voyageur. Seulement de beaux débris antiques se montrent çà et là , la plupart mutilés et défigurés par d'épaisses couches de chaux, dans des constructions musulmanes qui elles-mêmes tombent presque toutes en ruines.
Les quartiers les plus élevés de la ville sont à peu près déserts , et l'on y rencontre à peine quelques rares habitants (|ui semblent y errer comme des fantômes dans des rues solitaires, qu'obstruent par intervalles des tas de décombres.
Les quartiers bas sont plus peuplés, sans l'être toutefois autant qu'ils l'étaient naguère encore , car la dépopulation , m'a-t-on dit, a beaucoup augmenté depuis quinze à vingt ans.
Néanmoins, la position de Teboursouk est très-avantageuse; le territoire qui l'environne est très-fertile, et elle a elle-même l'avantage de posséder dans son sein une source fort abondante dont les eaux sont recueillies dans un vaste bassin antique divisé en deux compartiments : le premier,