‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 94 sur 284 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

A huit heures quarante-cinq minutes , nous franchissons rOued-ez-Zègue ; les rives en sont bordées de magnifiques lauriers-roses.

A neuf heures quinze minutes, nous parvenons à Tfienchir Kem-el-Kebch. Situé sur la pente d'une montagne au milieu d'un champ de blé, il consiste principalement en une enceinte longue de quarante-sept pas et large de vingt-deux, dont le pourtour est indiqué par une rangée de gros blocs, les uns presque bruts, les autres bien équarris. A côté de cette enceinte, qui semble avoir eu une destination militaire, sont plusieurs anciennes citernes en partie comblées.

A cent pas de là, une source sort des flancs rocheux de la montagne, et ces flancs eux-mêmes ont été jadis exploités comme carrières.

A dix heures trente-cinq minutes, nous faisons halte près de l'Aïn-Hedjah , qu'on prononce plus ordinairement Aïn- Héjah, sur l'emplacement de l'henchir du même nom. Cette source abondante forme un oued; elle alimentait autrefois une petite ville aujourd'hui complètement renversée et qui l'était peut-être dès l'époque byzantine , car la citadelle qui existe encore en ce lieu et qui offre les caractères de cette dernière époque a été bâtie tout entière avec des matériaux appartenant à des édifices plus anciens. Les murs en sont hauts et solides; ils forment une grande enceinte rectangulaire, longue de soixante-douze pas et large de soixante-cinq, que flanquent quatre tours carrées. Une seule porte donne accès dans l'intérieur. Parmi les beaux blocs antiques qui revêtent les parois des tours et des courtines, on en remarque plusieurs sur lesquels on lit des inscriptions plus ou moins mutilées.

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