‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 223 sur 268 · V.NEV · texte numérisé non relu

V.NEV

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El-Bekri fait mention de cette ville comme existant encore de son temps; mais elle avait déjà perdu son nom antique, car cet écrivain la désigne sous celui de Sbiba.

« De Tebessa, dit -il*, on arrive à Sbiba, ville trèsancienne, construite en pierre et renfermant un djamé et plusieurs bains. Elle est arrosée par des ruisseaux qui font tourner des moulins. Le territoire de cette ville est couvert de jardins, et produit du safran dont la qualité est parfaite. Tout autour s'élèvent de grandes montagnes, habitées par une population arabe nommée Beni'l-Moghallès, et par une tribu berbère, les Beni-Keslan. »

* Epistola 30.

* Descript. de l'Afrique septentrionale, p. 32 V.

Aujourd'hui, la ville de Sbiba est, comme je l'ai dit, déserte et abandonnée; ses beaux jardins n'existent plus. Néanmoins, la fertilité de son territoire, qu'arrosent des sources abondantes, y retient toujours, ou sous ia tente ou dans de pauvres cabanes, une cinquantaine d'Arabes occupés à la culture du sol.

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