ARTE
Se forme ‘SPAS mais pas si haute qui l'aide ques racines nous ne puissions l'escalader. Marc
fo 4 hélas ! est beaucoup moins épaisse et sombre que | ntôt. Plus, ou presque plus de lianes; les arbres sont moins
; les sous-bois moins mystérieux. Et ce que nous
acines a aériennes entre éanelles il faut se glisser. Quanonces-lianes, aux pars, aux Crocs cruels ; ; un taillis
Quel gibier ? On consulte les traces ; on se penche sur 14 fumées. Celles-ci, blanches comme le kaolin, sont celles d’une hyène. En voici de chacal; en voici d'antilope-Robert ; d’autres de phacochères… Nous avançons comme des rappeurs, rampant presque, les nerfs et les muscles ten: dus. J'ouvre la route et me crois au temps de mes explo rations d'enfant dans les bois de La Roque; mes compa gnons me suivent de près, cat il n’est pas très prudent dé nous aventurer ainsi avec un seul fusil à balles. Par mo: ments, cela sent furieusement la ménagerie. Adoum, qu s'y connaît, nous montre sur une aire de sable des traces de lion, toutes fraîches ; on voit que le fauve s’est couché là ; ces demi-cercles ont "été tracés par sa queue. Mais plus (oi ces autres traces sont certainement celles d’une pa thère. Nous arrivons, au pied d’un tronc d'arbre mo devant une excavation énorme, aboutissant à une bouche de terrier si vaste qu’Adoum s’y glisse jusqu’à mi-corps. Il ne le fait, il va sans dire, qu'avec prudence, car il commence
tivement cela sent le fauve à plein nez. L'on voit tout at près quantité de plumes de divers oiseaux que la panthèr a dévorés. Je m'étonne pourtant que la panthère ait ut terrier. Mais, tout à coup, Adoum se récrie: Non! ! ce n'es pas une panthère ; c’est un animal dont il ne sait pas le nom. Il est extrêmement excité. Il cherche à terre, et not montre enfin, triomphant, un grand piquant de porc-épil Ce n'est pourtant pas un porc-épic qui a dévoré c volailles. Un peu plus loin je fais lever une grande bict rousse, tachée de blanc. Puis quantité de pintades,-quen rate ignominieusement. Je voudrais bien savoir ce qu'étaien ces oiseaux que j'ai poursuivis quelque temps, sous les branches. De la grosseur des perdrix, ils avaient leurallures
mais te Gill était trop de pour me pete de tirer à Un gros singe gris vient étourdiment se balancer puis de
prendre peur à quelques mètres au-dessus de nos têtes. On
entend et l’on voit de hautes branches s’agiter ; un bond, une fuite et, très loin déjà, retournée vers nous, une petite face grise avec deux yeux brillants. Par instants, les branches s écartent ; il ya des clairières que bientôt le PrÉNEUIDS emplira de son enchantement. Ah ! que je voudrais m’arrêter, m asseoir, ici, sur le flanc de cette termitière monumentale, dans l’ombre. obscure de cet énorme accacia, à épier les ébats de ces singes, à m’émerveiller longuement. L'idée de tuer, ce but à atteindre dans la chasse, étrécit mon plaisir. Assurément je ne serais pas immobile depuis quelques minutes, que se refermerait autour de moi la pr Tout serait comme si je n'étais pas, et j'oublierais
oi-même ma présence pour ne plus être que vision. Oh est indicible ! Il est peu d’instants que j'aurais plus grand désir de FVIVTe. Et tandis que j ‘avance dans ce fré-
Eu ceci, tu le fais encore, mais sans doute pour la die
us
4 Le bois s’éclaircit ; les sentes de gibier se font de plus en plus fréquentes, Fe bientôt nous retrouvons la savane emblable à à celle que nous parcourions ces derniers jours
avant le Tchad.
Nous rembarquons, n’ayant tué qu’une pintade.
Dans la falaise aroileuse, devant le bateau, quantité de
trous de guêpiers. On voit la trace du grattement de leurs
deux na
ie nous a nee peu importants, ce notre ous
A une cet être arrogant et sans sourire, qui sans
fauteuil que j'ai fait hors à terre — et + manifeste à dresse qui compense les dédains du père.
et demie ou dix heures, emmitouflé de trois p dont deux de pyjamas — deux sweaters. … 4 La pintade que nous avons tuée hier est qe tee
l’eau, parfois se dressent sur leurs quatre pattes, t tré diluviens et musée d'histoire naturelle. |
navire un instant a stoppé ; un Lu R RE très digne encore que vêtu d’un boubou assez :
il a envoyé vers nous ce messager, ancien de [A “au V1 j t hi "
us une sorte d’accacia, aux branches basses, traordinairement étendues, protégeant de son ombre ù grand espace pr et bordé d’une ronde :
1 : qu aucun de nos chênes de France, que bondissait c De de singes, qui se sont enfüis 2 à notre approche.
nt. des Dipents, rôdent à travers les is
s’étalent en formant réseau sur le faîte, puis retombent de toutes parts, sur le pourtour de l'arbre, comme les franges d’un tapis. ;
Quantité incroyable de crocodiles sur les bancs de vase. Aplatis, collés au sol, couleur de fange et de punaise, immobiles, on les dirait directement produits par le limon: Un coup de fusil, et tous s’écoulent, comme fondus, et sé confondent dans l’eau du fleuve. FA
Retour à Goulfeï. Nous y arrivons à la nuit close. Le sultan vient nous voir pourtant, mais nous lui disons que nous remettons au lendemain notre visite. Etrange malaise au début de la nuit. Il ne fait pas trop chaud; presque frais ; et l’on étouffe. C’est une sorte d'angoisse dont ne ar triompher le sommeil sans adjuvants. J'essaie, pour la première fois, du soneryl (« talc et amidon», lit Marc sur le prospectus) dont l'effet ne tarde pas à. se faire sentir. Mais la baleinière vient frotter la toile de tente contre la moustiquaire de mon lit, juste à hauteurde mon oreille. C’est un petit grattement continu, art tement insupportable. Je me relève trois fois et re mon litoù je puisse ne plus l’entendre. Longtemps avant l’aube un tumulte d'oiseaux me réveille ; je distingue Pappel des pintades, le ricanement des Cana Ils sont tout près de nous. A la fin je n’y tiens plus ; je me rhabille à tâtons: Précisément Adoum, que ce vacarme réveille évalement, vient chercher fusil et cartouches. Nous sortons tous deux, furtivement. En trois coups nous tuons cinq canards Ace dernier coup, tiré presque dans le noir, je suis tout surpris de voir avec un canard, trois petits oiseaux rester sur.la place. Le second canard s’en va tomber un peu plus loin sur le fleuve; d’autres s’envolent — et i’assiste à ce spectacle
nn EU en ramant, se te insoucieux .
“#0 de fusil que je ue, à qui jé manque.
r il revient encore voleter près de son Cmarue + et ce nest, cette fois, que la pirogue qui s’en va chercher le défunt, qui, définitivement, le fait fuir. Marc
ie LATE
us a rejoints, à qui je passe le fusil. Il fait encore quatre
a oi oi air, comme une dehedte très prie. Murs extraordinairement épais. Ce que celarappelle
cacher dans d’autres retraits plus secrets. ‘Ts, Salomé de Laforgue, et suite, devant les ambassadeurs, de « l'arachnéer tissu jonquille à pois noirs ». Des escaliers aux marches énormes mènent aux terrasses, Marc y monte, la visite finie pour tourner quelques films, Auparavant, le sultan nou: avait laissés un instant dans une de ces nombreuses petite: salles où l’on avait ouvert des chaises pliantes et allumé de feu pour nous recevoir ; et était allé revêtir ses robes d’ appa rât. Il revient resplendissant ; très simple du reste, amusé et avec un sourire enfantin. Il nous avait laissés, avec uf oncle (le frère du sultan défunt) et son fils, un superb adolescent, réservé et timide comme une jeune fille: Tous deux admirablement vêtus. Le fils particulièrement porteur vaste pantalon de soie grise brodée de bleu foncé (aral nous dit venir de Tripolitaine). Tous deux coiffés de petit chéchias de jonc tressé, brodées de laines. multicolore Courtoisie, uses exquise. : A4 TRES Nous repartons à midi. USE Arrêt vers trois heures à un nouveau village camerounien! Grande débandade à notre approche. Petites filles.et: gar çons se sauvent et se cachent comme du gibier. Les premier
que l’on ressaisit servent à apprivoiser les autress bientô tout le village est conquis. Certains de ces enfants so charmants, qui bientôt se pendent à notre bras, nous cajole avec une sorte de tendresse lyrique; mais qui nous disen vite adieu lorsque nous nous approchons du bateau, car gardent une certaine crainte qu’on ne les émmène.
Nous avons exprimé le désir de voir de plus près les cro codiles. On attache à la remorque du d’Uzés une pirogue où sont montés deux hommes de ce village. Arrétvers quatre heures sur rive française. Vite nous prenons place dans
pirogue et traversons l'énorme Chari, gagnant, en face, us
tes
# e ns les jambes ; je ne comprends pas comment aucun de nous n'a été bousculé. Un second coup de fusil abat lun des s trois gros. Adoum reste plié en deux de rire, parce qu” ‘un | de nos pagayeurs, pris de peur et voulant reculer, a buté contre une souche et roulé à terre. Encore qu’un des | angliers soit venu droit sur moi, jusqu’ à n'être plus distant que de deux mètres, je n’ai pu croire un instant à quelque
idanger. Du moins veux-je dire qu'il me paraissait évident
que l'animal cherchait à fuir et non pas à attaquer. Néan-
moins j je m'attendais à être renversé, car il était de belle taille, plus gros que celui que venait de tuer Marc ; maïsau
rnier moment, il a fait un bond de côté. Nous avons ontinué à battre la campagne, extrêmement excités, mais n'avons plus tué qu’une pintade. Entendu très distinctement le rugissement du lion ; les indigènes disent qu’il y enaun
5 nombre. Celui-ci jan être assez près de nous. Le
Pie qe
PE dou: et les deux pagayeurs. Nous n'avons pas fait trois ents mètres que Marc tue une grande biche zébrée deblanc. J t cent mètres plus loin nous voici devant un énorme terpie. D’ après | la description que nous font les indigènes de
À grand regret nous dûmes nous résigner à rentrer. L: quantité de traces et de fumées sur le sol dépassaitce que l'or peut croire. Certaines paraissaient toutes fraîches, de phaco. Chères, d’antilopes de toutes sortes et de toutes tailles. de fauves, de singes. Cependant nous ne voulions pas aban: donner la victime, que nous avions laissée loin dérrièrenon: avec un des hommes, chargé d’en écarter les hyènes où les chacals. Le phacochère était terriblement lourd et les deux pagayeurs eurent beaucoup de mal à le porter jusqu'à pirogue, les pattes liées deux par deux, par dessus une longue branche. Adoum avait chargé la biche sur ses épaules: Elle était aussi lourde que lui. Quant au phacochère, il devait bien peser autant qu’un Béraud. | 1
Retour en pirogue ; traversée dans la nuit, tout près de l’eau, tout contre l’eau. Equilibre douteux. | l
; Retour à Lamy le 13. Notre voyage à Bol a duré onze jours. Depuis qu’ils sont en brousse avec nous, nos boys ont
de la viande tous les jours. Outhman déclare : « Nous heu:
reux quand nous manger bien, parce que, quand mange bien, pas penser ». Et comme nous lui demandons
«penser à quoi ? » il se défile et parle de son camarade.
« Adoum, quand pas manger bien, lui penser à Abécher,
penser à sa mère. Plus penser du tout quand bien manger, » Courrier de France ; mais pas de lettres. du.
Je relève dans Xe Rire, cette lésende admirable d'une caricature médiocre : :
« Voyons, mon garçon, je vous l’ai déjà dit : si vous ne. buviez pas, vous pourriez être caporal.
— C'est vrai, mon capitaine ; mais c’est que, quand j'ai bu, je me crois colonel ». i
: Dindiki se précipite sur les éphémères !, les saisit à FE petites mains, pour les croquer, comme avec rage. Étudier l'éthique et l'esthétique de Dindiki. Sa façon iculière de se mouvoir, de se défendre, de se protéger. E.- animal a su trouver sa manière, hors de laquelle il araisse qu'il n'y ait pour lui point de salut. % Fort-Lamy 16 février.
ee "+
Hier Adoum dormait tranquillement dans une case
Is veulent une femme, qu’ils pensent qu'on leur cache ou lon refuse de leur livrer. Adoum, qui s’était tu d’abord t faisait semblant de dormir, s’interpose quand il voit ces per: allumer de la paille et mettre le feu à la case. —
De quoi se mêle ce sale noir ? Si tu dis un mot on va
RETOUR À FORT-IAMY 241
idigène. Deux blancs arrivent : un sergent et un caporal.
e foutre au bloc. — Oui, dit Adoum ; c'est vous qui.
utez le feu à la case ; et c’est moi qui vais nes au bloc. » ur ce, le sergent se saisit de lui et lui administre un violent Oup de chicotte, dont il porte encore la marque en travers udos, ce matin. L’incendie qui se déclare attire du monde, Ont Zara la procureuse et Alfa, le boy de Coppet, qui cone Adoum de ne pas protester.
J'apprends cesoir que l'affaire a des suites. Un long raport est communiqué à Coppet, où l’administrateur-maire 5 énergiquement une sanction, auprès de l'autorité ilitaire.
Une commande d'appareils de T.S. F. faite en 1923 pour ésoins de services en 1924, n'était pas encore arrivée, ni
même annoncée à Fort-Lamy au moment de notre départ., Ces retards sont dûs, nous explique-t-on, aux complication d’engrenages, les commandes administratives devant êtr d'abord centralisées au ministère des colonies, par un bureau spécial, où des agents spéciaux sont chargés à s’entremettre avec les fournisseurs. Ces agents, qui non jamais mis les pieds aux colonies, modifient à leur grée selon leur appréciation particulière, les commandes, n: tenant le plus souvent aucun compte € des exigences spé cifées. !
Tone visite À Pécaut, le vétérinaire, homme ns quable. Il m’apprend que le papillon rouge que j'ailaiss m’échapper plusieurs fois dans la forêt de Carnot, est partieu lièrement rare et demandé. Que de reproches je me fais!,] crois bien que les papillons rouges que j'ai vus (s ou 6fois étaient de deux espèces — ou du moins de deux variété assez distinctes. Pas très grands ; d'un Gr dl 4 minium un peu sombre. ee An Nous partons dans deux jours. 1 Quatre-vingt porteurs sont commandés à Pouss, que nou
gagnerons en baleinières de la compagnie Ouham.et Nan:
W l Ft £
r. En cours de route, nous en verrons d’ahurissants exemples :
Tel administrateur, (je craindrais de lui faire du tort enle nommant! reçoit trente-deux roues de brouettes, mais ne peut obtenir les axes € les boulons pour les monter. Un autre, (il s’agit d’un poste importan! reçoit so crémones, mais sans les tringles de métal quipermettraiente se servir deces crémones ; et, comme il signale l’oubli des. tringle: il reçoit un nouvel envoi, aussi important, de crémones, mais toujou: pas de tringles. Un troisième administrateur reçoit um coffre-fo démontable ; mais on a oublié d'y joindre les boulons quiperme raient de le monter. AR
mu nitions, dt c ouvre toutes Le caisses. Nous consne is sur e douze touques de farine (3 kilogs
Labri, ds de l'atteinte des plaignants possibles, Si je découvre eu du Sahara que la farine que j'ai emportée de Brazzaville ne en, j je puis bien crever de faim devant ma touque percée, M... j'ai acheté la farine et qui a procédé à l’emballage en spécialiste, aura pas moins été payé. Peu lui chaut le reste. C'est à lui de veau que l'expédition suivante s’adressera pour éprouver la même Dhvenue, Lui cependant fera fortune.
suite d'emballages insuffisants, défectueux, les trois quarts des voyés de France arrivent ici détériorés, brisés.