‹ Voyage au lac Long dans le canton de Preston [microforme]Chapitre 11 sur 27 · VORAGE AU LAC LONG · texte numérisé non relu

VORAGE AU LAC LONG

met la demeure à l'abri des vents du nord et de l'ouest. Au flanc de/la montagne, à cinquante

ieds du sol, s'enfonce une grotte q:.i ressemble à une bouche entr'euverte ; audessus s'avance perpendiculairement un bloc formé d'une seuie ierre qui offre l'apparence d’un nez gigantesque: de là le nom de Butte-au-nez.

Maintenant, s’il vous plaît, asseyez-vous dans la porte qui regarde le soleil du midi ; deva : vous, un peu sur votre droite, le lac entre dant es terresets’étend en une baie qui a la forme d’un fer-à-cheval, profonde dé dix arpents, large de sept : rade sure pour les embarcations de l'étab!" sement, nappe d'eau calme et tranquille mème quand le lac est agité, étang poétique où l'œil se repose avec délice sur un encadrement de feuillage et de verdure.

Au fond de la baie se jette un petit crique. Si vous pouvez, en canot, vous y frayer un Chemin entre les emb:4rras de toutes sories et les arbres renversés, après une navigation de 200 pieds, vous déhouchez dans un charmant peiit lac, de vingt arpents de tour, environné de hautes mon: tagnes, lequel depuis des siècles, au fond de sa s0tude, dort dans le calme le plus profond; jamais les vents ne sont venus rider sa face paisible ; le soleil n» pénètre dans cet asile f’ombiëe et de fricheurquesur le haut du jour, et dans ses eaux noires et profondes il mire les sommets qui le protégent. Là vous entendez le murmure d’un torrent qui, sur l: flanc de la montagne voisine, descend en bouillunnant ses marches de pierre, et d'espace er espace, à travers le feuillage, laisse voir son filet d'argent. Aux jours de l’été les nénüuphars du \ couleurs immaculées ou aux teintes de safran, en quantité, reposent leurs têtes

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