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LA CONJURATION DES LAP.VES

d'un autre plutôt que de tenter par eux-mêmes l'effort nécessaire. Dans tous les cas, qu'il s'agisse de maîtres ou d'esclaves, ce fut toujours le moindre effort et le moindre danger que les uns cherchaient à réaliser par en haut et d'autres par en bas.

La nature, dans ses créations successives, n'a fait qu'indiquer à l'avance cette prétendue marche en avant des civilisations. C'est par la loi du moindre effort que fut toujours dirigé le travail de la matière; c'est en vertu de cette même loi que se Créèrent, entre les atomes élémentaires, des associations toujours plus complexes, satisfaisant toujours davantage à ce désir de paresse qui mène le monde.

A rencontre de ce que l'on croyait dans les premiers âges de la science, la dissociation de la matière n'est donc point une diminution, un retour au néant, mais bien, un effort que la matière accomplit vers l'idée, pour retourner à l'individualisme supérieur après s'être enrichie des multiples expériences de l'association. L'association en corps organisés n'est, au contraire, qu'un arrêt, une spécialisation diminuant l'universelle activité primitive, un moment de paresse dont une rapide dissociation fera plus tard justice. La philosophie hindoue, qui prêcha le retour, non pas au néant, mais au nirvana, avait seule compris, dans

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les temps anciens, celte nnarche véritable du monde vers la perfection individuelle.

Lorsque les chercheurs de la période scientifique eurent enfin compris cette vérité fondamentale, ils cessèrent, petit à petit, de s'intéresser aux organisations complexes, et ils s'efforcèrent, au contraire, de mettre au premier plan et de dégager comme il convenait Vatotne élémentaire comprenant à lui seul toutes les énergies possibles du monde, l'atome-type contenant en germe toutes les forces connues, toutes les possibilités imaginables.

Cet atome élémentaire, père de tous les corps simples et de toutes les énergies connues; cette larve, comme on le surnomma dans la suite, on finit par le dégager, par le reconstituer par synthèse dans son état primitif, tel qu'il existe au début des mondes, lorsqu'il n'est encore qu'une simple particule de l'éther.

Ce fut, je n'ai pas besoin de le dire, l'acte le plus triomphal de la période scientifique, et tout se serait passé le mieux du monde si l'on n'avait eu la fâcheuse imprudence d'emprunter, pour réaliser cette culture, certains éléments à des cerveaux humains, construits, comme on le sait, à quatre dimensions, et doués, par conséquent, de conscience.

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