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La fécondation se fait immédiater nt après la ponte. Pour cela on prend un mâle et on fait tomber la Jaitance sur les œufs par les mêmes moyens et avec les mêmes précautions prises à l'égard de la femelle.
La manipulation finie, les saumons sont jetés dans l'étang où ils continuent de se porter à merveille. Vers la mi-novembre, les portes de leur prison s'ouvrent et ils regagnent la mer.
On raconte que souvent on a vu de ces poissons quitter comme à regret cette retraite temporaire, élevée et entretenue par la sollicitude parternelle des gouvernements. Pendant longtemps, ils reviennent flairer de leur bouche pointue la chaussée en pente douce qui les sépare de la crèche humide où la pâtée était si tendre et si régulièrement distribuée.
Les œufs, une fois fécondés, on les dépose avec précaution dans les appareils à éclosion, sur des claies couvertes d'une légère couche de
gravier, (2) Ces claies sont enchâssées dans des
(2) Dans l'automne de 1888, r,685,000 œufs ont été ainsi déposés à Tadoussac,
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216 TADOUSSAC auges en bois où coule sans cesse un large filet d’eau, qui descend, clair et limpide, du petit lac que Champlain trouvait si charmant et que l’on aperçoit au creux de la montagne, À deux ou trois arpents de l'établissement de pisciculture,
Cette eau est maïntenue À une température moyenne de 34 degrés pendant tout le temps de Pincubation. C’est alors qu'il fant des soins minutieux et une sollicitude de tous les instants, pour enlever les œufs gâtés, régler les courants, ne rien laisser qui puisse altérer ta pureté de Peau. Ce n’est pas une petite tâche non plus que de préserver les œufs des maladies auxquelles ils sont exposés et des parasites qui cherchent à en faire leur proie.
Le saumon met un mois et demi ou deux mois à alteindre le terme de l’éclosion. Il com
mence À manger six semaines après sa naissance.
On est au printemps, et c'est à peu près l'épo-
que que l’on choisit pour faire la distribution des alevins dans les grands tributaires du Saguenay et dans certains lacs qui se jettent dans le fleuve par des rivières À pente douce, afin de faciliter la course du saumonneau vers la mer.
De 1875 à 1888, il est sorti de l'établissement de pisciculture de Tadoussac 10,663,000 alevins qui ont été déposés dans plus de vingt rivières.
Tel est dans sa simplicité le mode employé pour la reproduction artificielle du saumon.
Le dépeuplement des cours d’eau et des lacs jadis si poissonneux du Canada marchait rapidement, grâce à la pêche inintelligente que l’on en faisait ; avec la pisciculture, on repeuplera ce que l’on a détruit.
L'art de la fécondation artificielle n’est encore que dans son enfance, paraît-il, et l’on pourra en obtenir plus tard des résultats merveilleux. Le croissement des espèces a été mis à l'étude. On a fécondé avec succès des œufs de truite avec la laitance du saumon et réciproquement, et l’on assure qu’il est possible de varier de la sorte les espèces à l'infini, pourvu qu’on opère sur des sujets de même famille.
Lord Dufferin, vice-roi du Canada, qui faisait de Tadoussac son lieu de villégiature de prédilection, voulut tenter l'aventure avec le fameux saumon du lac Saint Jean, le ovananisA.
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+ ne id sc not a a à à Malheureusement, les émissaires qu’il envoya à grands frais dans ces parages pour en rapporter ce royal habitant des mers intérieures, ne surent pas prendre leurs mesures. Ils arrivèrent dans: la région du lac quand le ovananish avait déjà remonté les rivières pour y frayer, où ils n’eurent pas l’idée de le poursuivre. Lord Dufferin avait déLoursé 500 dollars pour payer les frais d’excursion manquée.
L'idée du gouverneur était bonne et généreuse, Le ouananish, qui ne vit que dans l’eau douce, n’a pas la chair aussi colorée et aussi savoureuse que son congénère le saumon, qui passe librement de l'onde salée aux eaux courantes des rivières. Un croisement aurait pu l'améliorer. Enfin, raison qui prime toutes les autres, le ovananish est une excellente nourriture pour les colons établis sur les rives du lac Saint Jean. La pêche peu judicieuse que l’on en fait, surtout depuis que les sportsmen se rendent dans ces parages par la voie du chemin de fer, pourrait tendre à sa destruction, Pourquoi ne culti. verait-on pas à Tadoussac sa reproduction, comme on le fait pour le saumon de mer ?
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C'est ce que lord Dufferin avait pensé, et il avait deux fois raison.
Quoique Tadoussac soit le centre principal de la reproduction du saumon, et que les pisciculteurs officiels déposent une certaine quantité d’alevins dans le petit lac qui alimente les ruisseaux artificiels de leur établissement, ce n’est pas à cependant que les sportsmen le viennent pêcher. Ils pénètrent au loin dans les rivières où il foisonne, À Tadoussac même, les saumonneaux grandissent dans la paix jusqu’à ce qu'ils aient atteint douze à quatorze pouces de longueur, puis ils sautent les écluses, traversent l'étang des reproducteurs et gagnent la mer. Il n’est pas permis de les pêcher dans le lac réservé ;tmais quana ils sont à la mer, ils deviennent la propriété de qui peut les prendre. A cet âge enfantin, ils mordent à la mouche aussi bien que père et mère, Mais c’est Ià pêche de novices, qui n’a rien de comparable aux rudes émotions qui empoignent le vétéran, quand, dans les gorges sauvages de la Sainte-Marguerite ou dela Mani- Couagan, il sent au bout de sa ligne un poisson
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de grande taille, digne de sa poigne et de son habilité,
Est-ce dire que sur la plage de Tadoussac on ne voit que des pêcheurs en pantouffle qui s'amusent à massacrer des loches inoffensives, comme à Kamouraska, ou d’ignobles crapauds de mer comme à Rimouski ?
Non, les hameçons d: Tadoussac ne s’amorcent pas pour de semblable frétin ; ils sont destinés à des exploits autrement homériques, et
c’est ce que nous allons essayer de raconter.
La pêche principale et la plus intéressante est celle de la truite de mer. Elle peut se faire jusqu’à trois milles en aval de Tadoussac, dans les eaux du Saguenay. On en prend parfois près du rivage même, dans la baie, Mais eile fréquente de préférence, pendant les mois de juin et de juillet, l'extrémité de la pointe rocheuse qui sépare en deux la baie de Tadoussac et que les gens de l'endroit appellent l’Islet, puis le long de la berge gauche, l’anse à la Barque, la Pointe à la Croix, l’Anse de la
Boule, la Passe-Pierre. Sur la rive droite
om TADOUSSAC 221 anni ns mm a pr ns À à on la rencontre plus particulièrement à l’anse à David, à la Pointe-Noire, à la baie Catherine, enfin vers l'Islet aux Morts. ‘Tous les gens armés de patience et de ligne du pays connaissent ces endroits privilégiés, dont vous Pourriez faire le tour en moins d’une heure en barge. Tn'y a pas un pêcheur à la mouche qui voudrait se refuser le piaisir de s'offrir pour son déjeûner une truite qui pésât moins de deux à cinq livres. Pour ceux qui préfèrent les longues excursions de pêche, la rivière des Petites Bergeronnes, qui roule ses eaux rapides à douze . milles plus bas que Tadoussac, offre pendant trois mois d'excellentes truites de mer. On S'y rend, soit en yacht, soit en barge, soit par terre, —Ouù par le chemin maritime.
Cette dernière voie est plus longue de trois milles, plus fatiguante, mais excessivement sûre Pour ceux qui, tout en aimant la pêche, craiznent la mer,
Les pics qui entourent Tadoussac cachent dans leurs flancs une myriade de petits lacs
poissonneux et fort pittoresques où on fait par-
fois des pêches merveilleuses. Nous indiquons les principaux.
A moins d’un mille, sur la hauteur, voici d’abord le petit lac de Tadoussac.
Une barge vous mènera en une heure de course à la mare fort gentille de la Boule. La truite y abonde en août et en septembre. Un sentier long d’un mille la sépare du Saguenay. Celui que la ligne et l’hameçon n’ont pas complètement dégoûté des choses de ce monde pourra s'arrêter un instant dans la petite anse de sable qu’abrite le Cap de la Boule. C'est là qu’en 1690, lorsque Phipps vint assiéger Québec, que trois vaisseaux français chargés des fonds des troupes et des effets du roi vinrent chercher un refuge. L’équipuge enfouit sur la plage quatre à cinq cent mille livres d'espèces et descendit à terre une batterie de canons pour les défendre, Lorsque les ennemis, de retour de leur expédition, furent vis-à-vis du Saguenay, se défiant que les vaisseaux français y étaient cachés, ils s'efforcèrent d’y entrer, mais les courants les repoussèrent au large, Deux jours après, les vaisseaux
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TADOUSSAC + 223 a a 2 © Sortaient de leur retraite. Ne vous arrêtez pas Pour creuser la plage, comme tant de chercheurs de trésors l'ont fait depuis cette date mémorable, Car les vaisseaux français rapportèrent à Québec les espèces qu’on y avait enfoui.
Les lacs Paradis, Sapin, Thomas, Gobeil, François, Fontaine, sont réputés dans le pays Comme des endroits de pêche fameux, On s'y rend en voiture ou à pied, Pour peu qu’on soit doué de quelque dextérité dans le maniement de la ligne on en rapporte des truites de dix à vingt-cinq pouces de long et pesant parfois jusqu’à six livres,
Au retour de ces excursions, Ô vous pêcheurs mélancoliques et maladroits qui n'aurez tiré votre ligne que pour changer d’asticot, asseyezvous sur le rivage et consolez-vous en contemplant au large les blanches mouettes qui effleurent de leur aile l’onde limpide. Voyez comme elles savent taquiner le poisson rebelle à vos perfides amorces. Après avoir plané un moment sur leurs ailes immobiles, elles plongent sou-
dain et ressortent avec un éclair d'argent dans
le bec. Mais rentrez vite si elles ne font que raser l’eau dans leur course effrénée, car c’est signe d'orage. C’est un baromètre infaillible qui rend des points aux meilleurs anéroïdes du monde,
Champlain raconte avec enthousiasme que, sur la Pointe aux Alouettes, cette longue presqu'ile sablonneuse, ‘“ couverte de persil à large feuille et de pois sauvages, de coquillages, morelles, oursains, etc, ”, il y avait un si grand nombre de gibiers, “tant oiseaux de rivières et sarcelles que petites oies, outardes et entre autres une telle quantité d'allouettes, courliers, grives, bécasses ”, qu’en certains jours trois ou quatre chasseurs en tuèrent plus de 300 douzaines qui étaient très grasses et très délicates à manger.
En 1629, lorsque Kertk l’eut amené comme prisonnier de guerre à Tadoussac, Champlain prenait plaisir à faire la chasse avec son vainqueur, Il nous assure qu'il y fut tué, pendant les douze jours qu’il y demeura, plus de 20,000
allouettes, pleuviers, courliers et bécassines.
Certes, les chasseurs d’aujourd’hui ne sauraient faire de ces phénoménales hécatombes.
N'importe, on chasse encore À Tadoussac. A l'automne, les nemrods de l'endroit y tuent le canard plongeur, mais en été ils sont obligés de se rabattre sur la bernèche, le gibier noir, le pigeon, le margot, les allouettes, le huard et le mognac. Aux environs des lacs la perdrix prude et craintive tombe souvent victime des pêcheurs que leur insuccès a découragés. On assure qu'autrefois la perdrix blanche abondait à la Pointe aux Allouettes. Le P. Le Jeune raconte qu'allant dire la messe à terre, à Tadoussac, au mois de juin de 1632, un soldat tua un grand aigle auprès de son aire : il avait la tête et le col tout blancs, le bec et les pieds jaunes, et le reste du corps noirâtre, et il était gros comme un coq d'Inde,
Dans le courant de l'automne, les habitants de Tadoussac font la chasse aux hefsés, aux pigeons, aux fakaouts, « : ! andes outardes voyageuses dont les troupes s'avancent sous la forme d’un
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226 TADOUSSAC ER S angle, mettant comme un accroc noir dans la voûte gris-perle du ciel.
Il n'est peut-être pas au monde un pays moins habitable que celui-là, écrivait Charlevoix, en contemplant les mornes stériles et les plages ingrates qui enserrent Tadoussac, et pourtant ceux qui ont planté là leurs tentes s’y complu: sent.
— Nous ne sommes pas riches, nous disait un jour un brave homme qui nous accompagnait | dans une de nos excursions, mais il n’y a pas un seul mendiant parmi nous. Tout le monde trouve à gagner sa vie, tant bien que mal.
— Oui, cela va en été ; les touristes sont pour vous une bonne aubaine, 11 vous suffit de peu. Leur passage vous apporte, sinon l'abondance, au moins un peu de temps facile et gai, Mais, en hiver, pendant le long et terrible hiver, que pouvez-vous faire dans cette solitude ?
Oh ! l'hiver, monsieur, les uns, les navigateurs, vont le long de la côte, bûcher du bois de chauffage qu'ils vendent aux gens du sud les autres, le pius grand nombre, se rendent dans
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la forêt où ils travaillent aux chantiers ; une vingtaine d’entre nous, pêcheurs de père en fils, nous restons à Tadoussac pour faire la chasse aux loups-marins.
C'est avec cela que nous payons nos dettes et que nous gagnons de quoi acheter du grain de semence. N’allez pas croire que les promeneurs seuls nous mettraient le pain sur la planche,
Pendant qu’à Montréal et à Québec vous voyez ce beau fleuve emprisonné sous les glaces, nous l'avons ici toujours bleu, toujours limpide, Nous y pouvons voguer sur nos canots comme encété, Les plus grosses frégates pourraient mouiller ici en plein cœur de janvier en toute assurance,
Quand la mer est belle, noûs nous aventurons dans nos canots au milieu des courants du large qui sont formés par la batture aux Vaches, lPislet aux Morts et l'ile Rouge, où se tiennent de préférence les loups-marins. Il y en a cependant qui fréquentent les battures rocheuses à quelque distance de la grève, La chasse commence d'ordinaire vers la Toussaint, Les pre-
228 TADOUSSAC rit rm nine este nn nn nm A
miers qui arrivent sont les erosses-fêtes. Au bout
d'un mois, les érasseurs les remplacent jusqu’à la mi-mai, Puis les grosses-têtes reviennent et nous restent jusqu’en mai. Quand ces deux espèces ont disparu pour aller se reproduire, à ce qu’on 41, üans le bas du golfe, les loups-marins d’esprit viennent passer l'été avec nous. Ce sont ceux-là que vous voyez se chauffer au soleil sur la grève quand la mer découvre. Et puis, tous les ans, cela recommence à la même époque, Nous sommes ici vingt-cinq chasseurs qui leur faisons la chasse. Deux homrnes s’embarquent dans un canot et gagnent le large. Il faut savoir manier l'aviron, car les courants sont rapides, et il vient parfois du large de grosses glaces qui peuvent nous faire chavirer, Tandis que l'un gouverne à l'arrière l'autre qui est debout à l'avant vise le loup marin à la tête, puis le rachève avec le harpon. Autrefois, un bon chasseur ne tuait le loup-marin qu’au harpon, comme on fait encore pour le marsouin, mais il se fait plus rare et plus farouche, et comme il est diffcile de l’approcher, le fusil est préférable. Un bon coup de fusil rapporte bierf quatre piastres.
Nous vendons la peau de une à trois piastres suivant qu’elle est plus ou moins belle. Avec le reste, nous faisons de l'huile qui est aussi d’un bon rapport. Elle s’est vendue un jour cinquante centins le gallon, mais elle est tombée à trentecinq centins avec les mortes saisons. En hiver, un canot peut rapporter à chaque expédition de trois à six loups-marins ; en été, on en tue jusqu’à dix entre le lever et le coucher du soleil.
Le vrai chasseur se réserve comme un mets de choix l’épaule et le poitrail du loup-marin. La langue, les pattes et le cœur font aussi un met très apprécié. Il y a des menagères qui excellent dans la manière de le préparer. Après avoir fait tremper la chair pendant une journée dans l’eau froide et lui avoir fait jeter un bouillon, on la fait rôtir bien bardée de lard. Le goût paraît étrange d’abord, mais on s'y fait, On mange de pires choses dans les villes,
Tel fut le mot de la fin dont le chasseur assaisonna son récit.
En écoutant parler ce brave homme, nous
songions involontairement à ces temps anciens où la chasse et la pêche avaient étendu au loin
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230 TADOUSSAC mien a
la renommée de Tadoussac et l'avaient mi: pour
ainsi dire au rang des principaux centres de commerce de l'Amérique entière,
Tadoussac possède aujourd'hui vingt-cinq chasseurs, quand, il y a trois siècles, on ne comptait plus les navires basques qui y venaient poursuivre la baleine, Quand on voit maintenant un de ces cétacés monstres dans les parages du ge, les gazettes en parlent pendant de longs mois.
En une seule semaine, en 1659, Couilard de Lespinay tuait à l’île Rouge 220 ioups-marins (1), juste le nombre que l'on prend aujourd’hui dans tout un hiver. En un jour, il péchait à la Mal. baie un million de morues (2).
Enfin, lorsqu'un ingénieur contemporain proposait d’aller chasser le loup-marin du Golfe À coup de canons, de revolvers et de mitrailleuses, i} y avait bien longtemps déjà qu'un marin français du nom de Hilaire Brideau avait tenté
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(1) Journal des Jésuites, P. 268.
(2) Id., p, 200,
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l'aventure pour les baleines. En r733, (1) Pin. tendant du Canada lui permettait de faire la pêche à la baleine depuis Pile aux Lièvres jusqu'à Manicovagan, sur les deux rives du fleuve, avec une chaloupe construite en forme de biscayenne, armée d’un anon de deux à trois livres de balles, de harpons et de 400 brasses de cables et montée par huit llommes d'équipage. Toutes les baleines échouées portant des marques de harpons ou de ses boulets de canon étaient censées lui appartenir. C’est le temps ou jamais de dire avec Virgile :
Omnia jam vulgata. sosie soso monsen sonne verse …tentanda via est, qua me quoque possim Tollere humo, victorque virum volitare per ora.
{1) Ordonnance du 17 mars, vol, 21, Registres des intendants.