LE PELERIM ET LE VIEILLARD
1 Une 16gende, fleur du tombeau, derniere larme de la piet6 popu-
i'l laire, assure que lasse de ses luttes infructueuses et de ses insucces
1 roiteres, saint Olaf, alors refugi6 k la cour sauvage des princes
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1 scandinaves de Russie, voulut aller demander la paix et I'oubli au
S-uiat-Sepulcre de Jerusalem et au convent lointain du Sinai.
Apres s'etre incline devant le tombeau du Christ et avoir bais6
d'unelevre ardente la pierre ineffable presque encore teinte du sang
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■ de Jesus et que nul marbre douloureusement protecteur ne d6ro-
bait encore & Famour et aux baiserd des fideles, il se proposait.
comme naguere le celebre Olaf I Trygvoson, son pr^d6cesseur et
son parent, comme tant de grands coupables et d'illustres malheu-
reux, de finir ses jours dans ce c61ebre monastere du Sinai, oeuvre
de saintc llelene et de Fempereur Justinien et dont la merveilleuse
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histoire semble un 6crin de pourpre tout rempli des fleurs d'or de
la legende orientale, monastere prophetique oii, disail-on, chaque
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moine, auprfes de son dur clieret, entreUent une lampe falidique dont
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t la himiere, par sa rapide diminution, lui revele I'lieure imprevue
I de la mort, oh des oiseaux blancs d'espece inconnue, colombes
virgiuales du desert, viennent chaque samedi deposer des rameaux
verdoyants et des flours purpuriues sur la tombe d'albatre de
sainte Gatiierine, I'ainaote du .Christ, au doigt de laqueiU Jesus
-lui-moino passa un jour Fanneau nuptial de rubis, aulrel'ois V(5n6rc
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sous la garde dos chevaliers, duns unu des egli.ses de Malic,
monaslorc respocle dei Arabes et des conqueraiUs, sauvcgarJe
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