CHAPITRE VIII
Sommaire : Est modus.., je le sais. — Une suffisante vengeance. — Français et le miroir de Scey. — M. Hanoteau et VEau gui rit. — M. Harpignies et son coup de hardiesse.
— Lansyer. — Rives plates et galets ronds. — Vive la Bretagne ! — M. Lhermitte. — Bas bleus et cordons bleus — MM. Guillemet, Fiahaut et Wauters. — Bruges a Clays, Anvers a Mois et Venise aMouchot. — J*aime V Anniversaire de M. Fantin-Latour. — Si Cancale est aux Fayen, Carnac est à Valerio. — M. Hirsch et son plein air. — Ayez pitié de moi> botanique et zoologie! — M. Palizzi. — A Nnples. tout s*ezplique. — MM. Chaigneau, Philippe Rousseau, Attendu, Berne-Bellecour et Valadon. — La revue suprême.
— Enfer en haut. Paradis en bas. — M. Camarroque et son Buffet. — M. Léonce Petit, et vos gendarmes? >- MM. Haquette et Huas. — M. Amédée Besinus. — La dualité en France estinterdte. M. — Si net, et \a. Prière matinale dune Parisienne. — L*an prochain, ce que nous ferons.
Une promenade encore, une dernière à travers la peinture, et nous irons aux blanches statues.
Est modus. . . N'achevez point, je ne le sais que trop. Mais qui nous en voudra? Notre tâche est difficile. Les noms se pressent, bruyants et nombreux sous notre plume. Il nous faut prendre une résolution désespérée. A peine avons-nous commencé» que la despotique actualité nous ordonne de finir.
Il nous restait bien des colères pourtant à dépenser. Les japonistes, les roucouleurs, les grimaciers, les faiseurs, les fadasses, les décorateurs, les galantine, les froids, les corrects, les plaisantins de la peinture, avec ou sans talent, nous ont si fort horripilé ! Contre leur épidémique légion, volontiers nous
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armerions en guerre tout un volume de satires. Mais ne pas les nommer aujourd'hui, c'est peut-être la meilleure façon de les désigner. Ils ne perdront rien pour attendre ; dix mois sont vite passés. Et puis leur commerce est,, dit-on, en forte baisse. Les évolutions sociales, les grands événements sont mortels aux petits artistes et aux petites modes. Cette vengeance nous suffit.
Il nous reste aussi maints éloges à distribuer, et nombre de menus encouragements. Quelle liste ! Maîtres et élèves, arrivants et arrivés, jeunes et mûrs, ayez pitié de nous 1 Alors que les expositions seront permanentes, elles auront droit à des publications permanentes aussi, et tout le monde y trouvera sa place.
Nous sommes en retard avec les Français, les Hanoteau, les Harpignies, les Lansjer, les Lhermitte... e tutti quanti. Ils nous pardonneront , sachant qu'il n'y a dans notre programme ni préséance ni étiquette voulue, et que le hasard seul mène notre trop court voyage à travers le trop innombrable Salon.
C'est une très-belle chose que le Miroir de Scey, LaFranche-Comté, cette fois encore a, heureusement inspiré M. Français. Il y avait plus d'éclat sans doute dans le Raoin du Puits noir de 1875. Il n'y a pas moins de style dans le Miroir de Scey, Sur la rivière qui coule mystérieuse et sourde entre deux bois touffuSy sur le haut d'une colline que surmonte le vieux donjon, la nuit tombante étend lentement son épais manteau. L'impression est grande, et comme toujours d'une poésie étrange. Mais le faux jour et Tencombrement du Salon ne valent rien à ces pages magistrales. On les voudrait contempler longtemps, isolées dans leur sérénité profonde.