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Obtrlet 4e Santa -Rusa-
RÉSU Mi de t étendue des terres en culture sur l’He Gatim en tStS.
' LIVRE III. — De Timor aux Maman nés inclusivement. 4i 1
Éducation des bestiaux. — A l'exception du bœuf, du porc et de U poule , les .animaux qui tiennent à l’exploitation rurale ou à la basse* cour ne sont point aux Mariannes l’objet de spéculations de quelque importance, et pen de personnes s’appliquent à en élever.: aussi le nombre n’en est-il pas considérable. En effet , les mulets et les chevaux, dont les besoins bornés de l'agriculture et des transports ne rendent pas . les services indispensables , sont en quelque sorte considérés comme des bêtes de luxe; des chasses funestes et continues ont presque anéanti l’espèce des chèvres, qui s’étoient propagées à Goam avec tant de succès, et avoient fini par y vivre à l’état sauvage; enfin la race des moutons , privée des soins minutieux - quelle réclamç , n’a jamais pu y prospérer.
L’utilité la plus réelle du bœuf, aux yeux dès habitat» , étant de servir à leur nourriture , c’est principalement sous ce rapport qu’ils attachent de l’intérêt à sa multiplication. Outre tes quadrupèdes de ce genre qui reçoivent, des soins dan* les lieux habités, if en est qui, aban* donnés A’ eux-mêmes , peuplent les forêts de Goam, de Tinian et de Saypart , et dont il seroit impossible d’évaluer le nombre avec quelque justesse.
- Le commodore Byron, dans son Voyage autour du monde, hous apprend que ses gens 'virent , sur cette' dernière il», beaucoup de cochons sauvages et de guanaques, mais aucune ' trace d’autre bétail. Lors des nombreuses conversations que j’ai. eues avec le major D. Luis, dans i« but de connoître ce que chacune des lie* Mariannes. of&oit de remarquable, il ne m'a jamais rien dit de la présence à Saypan de l’animal péruvien connu sous ce nom de guanaque [buanaco]; D. M edi ni lia iuimême, dont la complaisance étoit inépuisable, n'auroit certainement pas manqué de m’entretenir d’un lait aussi important , s’il eût été- exact. L’assertion du capitaine anglais a donc lieu de m'étonner beaucoup ; aussi suis-je très-disposé A croire que ses compagnon* se sont trompés. Quoi qu’il en soit, on pourroit affirmer sans 'crainte qu aujourd’hui il n’existe dans cette lie aucune trace' de pareils quadrupèdes..
En 1819, on comptoi t encore quelques bœufs sauvages à Goam, sur-tout du côté d’Agat, Pago, Tachogna,. Sant-Arttonio , Mériio et
lte* Marianr.es.
Industrie agricole. S
4a VOYAGE AUTOUR DU MONDE- -iV.J •
(i)mata, mais en nombre bien moins considérable que quelques personnes ont cherché à l'établir. Tinian et Saypan sont, sous ce rapport, plus favorisés .quoique , sur la première de ces îles, on en voie annuellement périr beaucoup par suite de la sécheresse. D’aprcs les renseignemens recueillis à Tinian par M. Bérard , il n'y en aurait pas eu moins de 2000 à I époque où il s'y trouvoit. Saypan, mieux arrosé, doit en nourrir un bien plus grand nombre.
Nous avons dit que le boeuf reçoit à Guam les soins de l'agriculteur; mais , il faut l'avouer . ces soins se réduisent à bien peu de chose. Dandan , ainsi quon le verra plus bas. est le lieu où le gouvernement lait élever le plus de bestiaux; on trouve aussi beaucoup de porcs et de volailles dans
les fermes du district d'fflmata.
Des enceintes établies en plein air servent à réunir pendant la, nuit les vaches et les taureaux; le jour ils vont paître dans les savanes, sous la conduite de.gardiens chargés uniquement de veiller à leur conservation, lorsqu'une vache se sent parvenue au terme de la gestation, il arrive souvent quelle s'enfuit dans les bois, pour y mettre bas, et , ap bout de tfuelque temps, revient au parc avec son veau.
Les jeunes taureaux sont coupés à deux ans et demi ou trois ans , et il résulte d'un calcul moyen qu’il en meurt i sur to par suite de l’opération. La méthode consiste à lier les testicules, -et à en faire, presque immédiatement après , l'extraction avec un couteau ordinaire : on cica, triseensuite la plaie avec un fer chaud.
, J» il est indiffèrent que les boculs vivent ou non en plein air , il. n'en est pas tout-a-iait de même des porcs , qui, pour bien s'engraisser, ont besoin dètre mis à couvert. Le parc ou plutôt le hangar sous lequel on. les reunit . est désigné par lé nom espagnol de rancko. Le nourrissage de ce* animaux n'a guère d’autre but que de faire des approyisionnemens de salaison et de saindoux. .< La chair de coco est presque ia seule substance quoi» leur donné a manger, et presque la seule aussi qui Serve à la pâture des chiens. ■■ (A/. Quoy.)-
Il est d usage de châtrer les. porcs mâles domestiques . et l'on fait quelquefois . a Tinian y" fa même opération è des porcs sauvages. M. Bérard. qui l'a vd pratiquer, en rend compte en ces termes : a II ne faut-
lndustri»
agricole.
LIVRE III. — De Timor aux Mariannes inclusivement. 423 aux Tînianais ni ligaturé, ni bistouri ; 1! suffit de leur énorme machete. Ile» Marianne».
Apres avoir mis à découvert par une double incision chacun des deux corps glanduleux, ils les extirpent avec beaucoup de dextérité: pour reconnoître plus tard l'animal opéré, on lui enlève une bonne moitié de l'oreille. Ce qu’il y a d étonnant^ c’est que le pocc supporte cette mutilation douloureuse sans pousser le moindre cri , et que pas une goutte de sang ne sort de sa blessure. »
Les mêmes insulaires laissent viyre en paix les coqs et les poules , dont leurs campagnes sont très-peuplées. On les traite à-peu-près de même sur l'ile Goam , où cependant on leur laisse un péu moins de liberté. En général, on y fait peu.de chapons; à peine en voit-on çà et là un petit nombre dans quelques" fermes particulières.
Les anciens Mariannais soignoient jadis , près de leurs demeures ; une espece de gallinacée fort rare aujourd'hui , appelée par eux sesnghet , et a laquelle nous avons donné le nom de mégapode: cet oiseau a toutes les habitudes de notre poule domestique; mais on ne remarque aucune différence sensible entre le mâle et la femehe.
Nous terminerons cet article par le tableau détaillé dt chronologique du bétail appartenant aü gouvernement de la colonie.
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T GÉNÉRAL des bestiaux domestiques et sauvages existant aux ilts Mananucs , dans
les fermes et domaines du roi , à differentes époques.