‹ Voyage Autour du MondeChapitre 142 sur 165 · X.M..» riM il.. », r · texte numérisé non relu

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Iles Mêriannps.

j Industriel commerciale*

Moyens de transport.

Il nous reste à dire un mot des moyens de communication. Pendant un grand nombre d'années, les Mariannes n’eurent, par mer, avec le* pays éloignés, d'autre intermédiaire que le gajion, qui, en revenant d’Acapulco à Manille (1), touchoit régulièrement à Geam pour y prendre des rairaîchissemens , et y laisser, outre l’argent destiné à la solde des troupes et des employés de l'administration , les lainages, les toiles de ' Coton , les chapeaux , le vin et les autres objets nécessaires à l'entretien et a la subsistance des colons blancs et métis.

, - „ ■ Cet éfat de choses étant vehti À changer, le gouverneur sévit obligé

d’envoyer chercher diréctement à Manille les marchandises dont la colonie sous ses ordres ne pouvoit se passer, et d'employer à, cette navigation un petit navire qui n'avojt fait jusque-là que ie cabotage d’üe en île (2).

Sous le rapport commercial, il ne faut compter pour rien ta présence des vaisseaux étrangers qui, à des intervalles plus ou moins éloignés, ’ . . parurent sur ces rivages; leur but unique étoit de s’y pourvoir de vivres

frais, et non de s’occuper d’opérations de traite. Les Carolinois eux- , . I* mêmes , quoique fort avides d’iüstrumens en fer, dont ils sentent la supériorité autant que l'importance, n’ont pu jamais se livrer qu'au plus 'mince trafic. On doit donc conclure de ce qui précède que les moyens ■ de transport des marchandises par mer sont ici presque absolument \ nuis. , * • ;

, Les transactions intérieures étant aussi fort limitées , l’habitant qui &

stricteoient de quoi vivre,- qu; possède sous sa cabaqe un abri suffisant* he-desîrê et ne cherche plus que- le repos; ses jours se passent dans

. ( f) Le galion quittort ordinairement Manille delà rai-juillet au l.*f août» quand la mousson du S. .O. était, bien établie i il s'élevoit en latitude juaqn'au 35.* parallèle Nord, et arrrvoh * anciennement i Acapàïco, après cinq ou six mou d'une navigation continuelle : plus récemment on lui vit effectuer saTOUieen quatre mois. • . * ■. * ...

Le retouT aux Philippine* se fai soit à l'aide de La mousson du N. E.; la traversée, corn* mencce en février, ne duroit que de cinquante à soixante fours; rarement étoit-on obligé de toucher aux Sandwich pour y faire atguade. Enfin la relâche de G*am fut supprimée ( voyez ci* dessus, page 2*5)* et pbstard on 'Supprima aussi Le voyage du navire luf-m^me.

(a) C’est, en, 1812' que -Je galion cessa -de toucher aux Mariannes, e« en‘i8f4 que Ifc gouverneur envoya pouf la première fois son briganttn à Manille, Ce bâtiment mettoit i la voile en mai, époque où la rriousson du N. E. rst-pres do finir. .

jL.

LIVRE III. — De Timor aux Mariannes inclusivement. 471 un état de nonchalance tel, qu'un Européen auroit de la peine à bien le

concevoir.

Quelques chemins à la vérin? ont été tracés sur la surface de Tîle capitale ; il y en a même de fort agréables (1); mais à quoi servent-ilsi à y charier de temps à autre les produits d’uneffgriculture peu développée, et jamais peut-être à y . faire circuler des marchandises. ■ ■ — ■Jrio**.

Pour se rendre d'un point à un autre , les anciens habitans préféraient •le trajet par mer ; ils voyageoient en général fort peu; aussi n’étoit-il pas rare de rencontrer' des gens fort âgés qui netoient jamais sortis du . lieu occupé par leur peuplade. On affirme que les habitans d'Agagnà mettoient deux jour? pour se rendre à Pago , qui en est à peine éloigné d’une lieue et demie. '

Le gouverneur et les autres principales autorités de la colonie- ont des chevaUx ou tout au moins dps mulets de main , qu'ils montent lorsqu'ils ont quelque longue course à faire (pl. 71^ Pour des distances moins étendues , on se fait porter dans un hamac en filet , suspendu à un fort bambou ( voyez pi. 66); les femmes principalement choisissent cette manière de voyager : cependant, afin quelles puissent chevaucher à l'instar des dames européennes , on a imaginé de faire des espèces de selles avec, une liane entrelacée, garnie en cuir(pl. 80}.

L'usage de monter les bœufs est plus général (voyez pl. -76). et ' déjà il avoit été remarqué par Crozet , en 1.77a. « Les habitans de Goam ,

“ dit ce voyageur (a), ont parfaitement réussi à accoutumer les bœufs « à porter comme les chevaux, et il n'est point d'fndien qui n’ait plu-

Mrs Marianne*.

industrie

commercial?.

» percent la cloison qui sépare les deux narines, et y passent un bout » de corde; par le moyen de cette corde, à laquelle le bœuf s'accou- *> tume dans quinze jour», il se laisse conduire anssî facilement que le » cheval par une bride.™ ' •

(I) Nou. citeront en particuficr Cent qui vont, »a uvvcr. lie ion dcllcicui , d'Actcn» i Tcpongan, Pago, Tschogna cf Tonton. . T ^ ■'

. . à* lyUnon.

Iles Marianne». Nous terminerons ce paragraphe par l’indication du prix de certaine» industrie substance», à Gaarn , et principafement'des comestibles.

commerciale. #

Tableau du prix de quelques marchandises , à diverses époques , sur File Gaam.

RATURE

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