TRIGLE KOUMOU-KOUMOU. Trigla Kumu, Lxss
(PLEXIX 12 2.00.)
Koumou-Koumou , dans la langue des habitants de la Nouvelle-Zélande.
Trigla kumu, Lxss., Cuv., Poëss., t. IV, p. 50.
Trigla papilionacea , PARkINSON , ên Cuv.
Pect. 3 lib. et 11 ray.; d. 5; cat. ; a. 16; caud. s1.
Ce poisson a de nombreux rapports avec le perlon, nommé aussi sur nos côtes grondin ou rouget; mais il s'en distingue
ZOOLOGTE. UNS
par ses proportions, ses couleurs et aussi par la petitesse des
granulations qui recouvrent le corps. Long de 15 à 18 pouces,
ce trigle est généralement effilé, mince vers l'extrémité de la
garnie de
rangées très-fines de granulations petites et irradiées. Le bord
queue. La tête conique, est déprimée en dessus ,
antérieur du sous-orbitaire est armé d’une épine redressée, celui de devant est lisse. Le bord du préopercule est rugueux, simplement anguleux, aigu à sa partie inférieure; tout le corps est revêtu de granulations très-fines, régulières. La ligne latérale est saillante et rugueuse. La première dorsale est assez élevée, la deuxième est égale et médiocre. La caudale est légèrement échancrée. Les ventrales sont larges, tronquées à leur sommet. La pectorale est très-grande, obovale, et des trois rayons libres qui sont placés sur son bord antérieur, le premier est plus court que le deuxième et celui-ci que le troisième: tous sont cylindriques et arrondis.
Le koumou-koumou a les rayons de la dorsale et de fa caudale rouge de minium, tandis que la membrane est d'un blanc rosé. La moitié supérieure du corps est d'un rouge aurore uniforme , sur lequel tranchent de nombreuses taches d'un rouge de saturne. Le dessus de la tête est rougeûtre nacré. Tout le dessous du corps et la joue sont d'un argenté luisant. L'anale est rosé, ainsi que les ventrales et les rayons libres de la gorge. La pectorale est d'un beau vert émeraude, largement bordée d'azur, avec une plaque noir velours sur sa partie postérieure, plaque relevée par les taches neigeuses de son pourtour et de sa surface.
L'anatomie de cette espèce faite par MM. Cuvier et Valenciennes, leur a présenté les circonstances suivantes :
« Le foie du koumou est peu volumineux et profondément divisé en deux lobes, dont le gauche est à peu près double du droit. L'œsophage est large, court. L'estomac est arrondi, peu dilaté; il ne s'étend pas au-delà du tiers de la longueur de l'ab-
domen. Ses parois sont épaisses et les plis de sa surface interne très-gros. Le pylore s'ouvre à sa partie antérieure, il est trèslarge etentouré de six cœcums assez gros, mais plus long. L'intestin commence par être d’un diamètre assez grand. Arrivé un peu plus loin que l'estomac, il fait un coude et diminue alors beaucoup de diamètre. Aux deux tiers de la longueur de l'abdomen, il se plie pour remonter dans la crosse formée par le duodénum et l'estomac , il se replie de nouveau , se dilate beaucoup, et se porte ainsi directement à l'anus. Un peu avant l'anusil se rétrécit légèrement. La vessie natatoire est très-grande, et elle ressemble par sa forme et ses appendices à celles du perlon de nos côtes; mais ses parois sont beaucoup plus minces, d'un üssu plus fibreux, beaucoup plus serré et d’un éclat nacré beaucoup plus vif. Les reins sont assez gros, un peu renflés vers la tête, et se portent jusqu'auprès de l'anus, car la vessie urinaire est extrémement petite. Lorsque ce trigle fut pris, il était près de frayer; car les ovaires sont pleins d'œufs dont le poisson n'eut pas tardé à se débarrasser. Dans cet état les ovaires occupent les deux tiers de la cavité abdominale. Son estomac était plein de crevettes et d'autres petits crustacés. »
Le trigle que les Zélandais nomment #oumou-foumou , habite la grande baie des Iles, à la partie boréale de ces terres antarctiques. Les habitants estiment sa chair et nous l'apportaient fréquemment à bord avec l’uranoscope kouripoua , la clupée moë et le labre parekiriki.