BIPHORE A COTES
Salpa costata.
GPAVI fer een)
Ce salpa a déja été gravé par MM. Quoy et Gaimard, dans la zoologie de l'Urante, pl. LXXIIL, £. 2, mais le dessin laissant beaucoup à désirer, nous avons du en donner une nouvelle figure que nous avons prise sur nature. Ce salpa représenté de g. n. acquiert parfois le double du volume de l'individu qui a servi de type à notre planche. Il est aplati, assez épais, plus évasé et arrondi à son extrémité anti-nucléale. Celle-ci est largement fendue en deux lèvres, la postérieure plus épaisse, comme rebordée, toutes les deux dentelées sur leur partie interne , chacune garnie en dehors d'une rangée de petits cônes charnus. L'ouverture nucléale est tout-à-fait terminale, à bords très-minces et lisses, et présente de chaque côté une sorte de corne gélatineuse, dense , aplatie, recourbée en dedans, pointue et colorée en vert au sommet , faisant l'office d'une sorte de tentacule. Le nucléus est très-gros , ovalaire, d'un beau rouge de saturne, et placé dans une épaisseur notable du
corps, et dans une sorte d'enveloppe cartilagineuse ou du moins beaucoup plus solide que le reste de l'animal. Les branchies forment un ruban vertical très-apparent. Le corps est recouvert en dessus de losanges un peu coniques et mamelonnées à leur sommet, régulières et par lignes obliques de manière que la moitié du mollusque semble recouverte d'un damier. Ce salpa est en entier d’un blanc limpide de cristal. Seulement des teintes vert d'eau dégradées colorent l'extrémité exhalante et les flancs. C'est à plus de deux cents lieues des côtes occidentales de la Nouvelle-Hollande par le 29° degré de latitude S., dans l'océan Indien ,que nous rencontrâmes ce salpa toujours par individus isolés. Il était beaucoup plus commun pendant la nuit, et se montrait rarement pendant le jour.