‹ Voyage autour du monde (volume 2)Chapitre 226 sur 355 · HÉLICINE PERLE · texte numérisé non relu

HÉLICINE PERLE

Helicina marsaritacea, Less.

Coquille globuleuse, vitrée, fragile, à spire légèrement convexe, à demi-tour ventru, arrondi, très-lisse, à bouche hémi-

sphérique, à lèvre très-mince, très-simple, à bord columellaire un peu enfoncé. Sa couleur est un blanc jaunàtre très-transparent. Son diamètre 2 lignes, et sa hauteur 1 ligne et demie. Elle vit sur les feuilles des arbres à la Nouvelle-Guinée.

1o1. MÉLANIE A SOIES.

Melania setosa, Swains., Zool. Journ., t. I, pl. VIIT, f. 6 à 8.

Sptrilla spinosa , HumPx., Cat. n° 472.

CPP Perse)

Cette curieuse mélanie, abondante dans les eaux fraiches de l'ile de Waigiou, dépendante du système des terres des Papous, est devenue dans ces derniers temps l'objet d'une controverse entre MM. Swainson et Gray, insérée dans le Zoological Journal ; nous l'avions fait peindre lorsque nous avons eu connaissance du nom qu'elle avait recu des auteurs anglais.

Cette mélanie, assez semblable par les formes générales bien que plus courtes, à l'amarula, si commune dans les rivières de l'Ile-de-France , est ovalaire, raccourcie, ventrue, médiocrement épaisse, à tours de spire peu élevés, convexes, souvent rongés ; le dernier tour est le plus grand, et forme les deux tiers de la longueur du test. La bouche est plus longue que large, verticale, dextre, à lèvre droite dentelée, finement creusée en sillon sur son rebord qui est mince et arrondi. Le bord columellaire est lisse, large, un peu arqué et montant. Les tours de la spire sont carénés dans leur milieu, excepté le grand tour qui présente une carène presque sur le rebord du sillon. Cette carène est garnie de rangées d'éminences qui suivent les tours de la spire et qui s'arrêtent à l'angle que décrit en bas la lèvre droite. Ces émimences sont testacées, courtes et coniques, mais l'épiderme s'épaissit à leur base, les entoure en se moulant sur

elles. Du sommet de l'éminence calcaire, et dans le tube que forme la petite gaine épidermoïque, part et s'élève une épine très-aiguê , cylindrique, très-grèle, analogue à celle de certains clithons, solide, bien que pliante, et se cassant assez aisément. La gaine épidermoïque s'arrête à leur tiers inférieur en laissant un petit vide qui reste le plus souvent béant. Parfois la gaine ne cesse qu'a la pointe de l’épine. Entre les rangées d’épines, les tours de la spire déprimés imitent un sillon. Toute la surface de cette mélanie et couverte de petites côtes flexueuses et régulières, coupées dans le sens vertical par des stries inégales, très-pressées et régulièrement longitudinales. L'épiderme est assez épais. Il est brun pourpré, tandis que le dedans de la bouche et la columelle sont lisses et blanc bleuâtre. L'opercule est mince, oblong, irrégulier, solide, membraneux, noir pourpre; il est très-lisse sur sa face interne, avec une facette un peu plus oblique pour s'attacher au pied (fig. 2).

Cette mélanie est haute de 11 lignes, sur 9 lignes dans sa plus grande largeur.

Nous en avons trouvé à la Nouvelle-Guinée une variété à tours de spire plus élevés, moins serrés, et dont toutes les épines étaient brisées. Cet individu avait 16 lignes de longueur totale. Son grand tour était allongé, oblong, mais aucune autre particularité ne pouvait servir à le faire distinguer des individus recueillis à Waigiou.

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