‹ Voyage autour du monde (volume 2)Chapitre 252 sur 355 · NÉRITINE NOIRE · texte numérisé non relu

NÉRITINE NOIRE

Neritina atra, Less.

Les individus de cette espèce que nous possédons ont leur spire brisée; mais ce qui les rend remarquables, c'est leur opercule, et c'est même dans cette partie qu'on pourra à l'avenir trouver des déterminations beaucoup moins fugitives que celles empruntées aux couleurs et à la forme du test.

Sa coquille est subglobuleuse, transversale, convexe, à peine marquée de stries verticales sur l'épiderme qui est d'un noir de jayet, sous lequel apparait une faible teinte marron. La bouche en demi-ellipse est sans dents ni ressaut dans son intérieur et sur la lèvre droite dont ie pourtour est mince. Le bord de la columelle est droit, très-finement dentelé, blanc bleuatre ainsi que le dedans de la bouche.

L'opercule est pierreux, assez épais, presque lisse en dehors, ou du moins ponctué si finement qu'il faut le secours de la loupe pour distinguer ses aréoles, d'un noir franc. En dedans, l'opercule est rouge vernissé, plus mince au bord interne, à deux apophyses; l'une aplatie, contournée, striée et dentelée au sommet; la supérieure, courte, arrondie, globuleuse à la tête et soutenue par une racine insérée dans un creux.

Son diamètre transversal le plus ordinaire est de ro lignes sur 7 de hauteur; mais elle atteint fréquemment une bien plus grande taille.

Nous ne l'avons trouvée qu'au port Praslin de la Nouvelle- Irlande.

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