‹ Voyage autour du monde (volume 2)Chapitre 259 sur 355 · NÉRITINE DE WAIGIOU · texte numérisé non relu

NÉRITINE DE WAIGIOU

Neritina waigiensis, Less.

Cette néritine ne nous parait point décrite, bien qu'elle ait de grands rapports avec la Zneolata de Lamarck. Ù 48.

Sa coquille est oblongue, transversale, un peu contournée, à spire mamelonnée, petite, saillante et tout-à-fait externe. Le grand tour est plus renflé au milieu que vers la bouche; il est déprimé près la suture. La surface parait parfaitement lisse, et les stries longitudinales sont peu apparentes. La bouche en demi-ellipse est légèrement oblique. Son bord est mince, coupant; elle est blanche et très-lisse en dedans. La columelle est épaisse, nue, très-finement dentelée à son bord, et colorée en jaune soufre. Le dessus du test est rayé par bandelettes étroites, égales, flexueuses, jaune orpin et noir luisant. Parfois le fond est marron rayé de noir. Parfois les raies sont très-fines, parfois un peu plus larges. Un seul individu avait une large bande transversale rougeûtre.

Cette néritine a communément 9 lignes de diamètre transversal sur 6 de hauteur. Son opercule est noir en dehors, finement strié, rougeatre en dedans, à deux apophyses, l'une circulaire, l'autre tuberculée.

Cette néritine doit être prodigieusement abondante dans l'ile de Waigiou; car les Papous de la baie d'Offach nous en apportaient des bambous remplis, dont ils se servaient comme objet d'échange. Jamais nous ne l'avons rencontrée nous-mêmes pendant notre séjour sur cette terre de la Papuasie.

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