PTÉROCÈRE LAMBIS
Pterocera lambis, Lamx., t. VIL, p. 196.
C'est à O-Taïti que nous observames fréquemment cette eoquille, d’ailleurs bien connue, sur l'animal de laquelle nous présenterons quelques détails qui prouvent que sous plusieurs rapports ce mollusque diffère du pterocera chiragra figuré pl. LXX, fig. 4 à 6 de la Zoologie de l'Uranie.
Les viscères sont logés dans les tours de la spire. Un manteau simple enveloppe le corps à sa base d’un repli circulaire ovale allongé. Ce manteau est coloré en jaune sur son bord extérieur, et se trouve panaché dans le reste de son étendue de zones azur, noires, rouges et blanches. Le corps est gros, blanc pur, strié très-légèrement en travers, arrondi, court, et terminé en devant par une trompe cylindrique blane fauve, plus large à sa naissance qu'à son extrémité terminale, percée d'une bouche brun marron, allongée et plissée circulairement. De chaque côté de la trompe sont placés deux corps cylindriques, contractiles, un peu moins longs que le support de la bouche, entièrement simples, recouverts de taches fauves et blanches imbriquées comme des tuiles, et dilatées à leur sommet où est logé le globe
de l'œil. Celui-ci est assez gros, à iris d’un noir profond, entouré
ZOOLOGIE. 409 d’un cercle blanc argentin. La partie postérieure du corps s’allonge en un pied très-robuste, très-charnu, couvert de rugosités prononcées, et à la partie antérieure duquel s'élève un cône saillant couvert d’éminences mamelonnées. Le pied est marbré de vert sur un fond blanchâtre, et est jaunâtre en dessous. Sa partie postérieure donne attache à un opercule fauve, strié, ovalaire-allongé, et terminé en pointe longue et recourbée. Cet opercule est couvert de stries circulaires ser-
rées.