CYRÈNE PAPOUE
Cyrena papua, Less.
Cette cyrène a beaucoup de rapports avec la cyrena zeylanica de Lamarck, figurée dans Chemnitz, n° 336, mais elle s'en distingue par une épaisseur plus considérable dans la charnière et par quelques autres particularités de détails.
Cette coquille est subarrondie, renflée, à valves inéquilaté-
ZOOLOGIE. 429 rales, à côté supérieur aigu, l'inférieur en demi-cercle, les bords antérieur et postérieur comprimés, minces, irrégulièrement arrondis. Les crochets sont courts, convexes, rapprochés, dirigés en avant. Le ligament externe, brunâtre, occupe une lunule allongée, étroite. Les valves sont extérieurement convexes, revêtues d'un épiderme vert pomme, rarement brunûtre, couvert de stries circulaires, régulières. L'intérieur est lisse, blanc de lait. Les dents cardinales sont au nombre de trois, séparées par deux fossettes profondes. Chaque dent est divisée en deux portions par une rainure moyenne. Des deux dents marginales de la valve gauche, l'antérieure, rapprochée des dents cardinales, est conique, élevée, la postérieure allongée et obsolète. La valve droite a sa dent marginale antérieure conique, creusée en dessus d’une fossette profonde concave, pour recevoir la dent opposée.
Cette cyrène a > pouces 3 lignes de hauteur sur 2 pouces 5 lignes de longueur, et 16 lignes d'épaisseur. Ses onglets ne sont jamais déchirés et sont seulement colorés en blanc mat. ‘Une légère variété a son épiderme brunâtre. Une autre variété est beaucoup plus mince et a sa charnière moins épaisse.
La cyrène papoue est abondante dans les eaux douces des petits ruisseaux de la Nouvelle-Guinée et de l'ile de Waigiou.