PLANCHE XLIX
A. capite, collo, pectore, abdomine, exteriore parte alarum, extremitateque tectricibus alarum albis, alis partibus subnigris; virescente speculo insuper alas.
De la grosseur du canard ordinaire, et voisin des millouins, cet oiseau, que nous avions nommé /excomèle, à raison des principales teintes de noir et de blanc que présente son plumage, est assez gracieux dans son ensemble. La tête, le col, la poitrine, l'abdomen, le moignon de l'épaule, et l'extrémité des couvertures alaires, sont d'une blancheur éclatante ; le reste du plumage est brun-noirâtre, un peu plus foncé au manteau. Sur le milieu de la poitrine, on aperçoit une ligne brune, un peu interrompue dans son centre; elle se porte au-dessus du moiïgnon de l'épaule, et vient se perdre, ou mieux se confondre avec le noir du dos. Le blanc des plumes qui recouvrent la partie antérieure des ailes est également traversé par une ligne festonnée noire. Sur le milieu de l'aile, un miroir d’un vert brillant métallique ressort avec éclat; il est surmonté d’un second miroir brun pourpre marron. Parmi quelques-unes des plumes sous-caudales, on en remarque qui sont striées de gris ordinaire blanc. Les ailes, longues de dix pouces et demi, sont armées d’un petit éperon. La queue est courte. Ce canard est assez haut monté. Ses jambes, ses pieds et son bec sont rouges. Le doigt postérieur est légèrement formé. Le tarse a deux pouces de longueur. Le bec, aplati comme celui du millouin, est long de deux pouces. La deuxième rémige est la plus longue. Dix pennes primaires diminuent de grandeur jusqu'à la dernière. Longueur totale de l'oiseau, un pied quatre pouces. :
Ge canard, que nous devons à l'adresse de M. de Blois, habite les étangs de Bourou.