C. PÉTREL GRIS-BLANC, inédit
Ce pétrel a le dos d'un gris clair, satiné, le ventre blanc, le bec plombé dans la partie qui correspond au tube des narines, une tache noire à l'extrémité de mandibules; l'inférieure tronquée est couleur de chair. A l'angle interne de l'œil est une petite tache noire. Les pieds sont d'une couleur plombée avec un mélange d’un jaune très-pale. Lorsque cet oiseau vole, on apercoit près de l'extrémité des ailes deux taches blanches, que fait ressortir le noir des extrémités des pennes ou rémiges. Mesuré du bec à la queue, ce pétrel a seize pouces de longueur sur quatorze de circonférence : il a à peu
près le volume d'un canard.
pouces. lignes.
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Ponsueur de l'aile" "#0 rte nee ere ceeeNT2 no
On compte trente rémiges qui vont en diminuant de grandeur, en commencant par la plus extérieure. A la queue il y a dix pennes.
Les pennes des ailes ont les barbes extérieures noirâtres, et les internes blanc-gris ; le bout est noir. Celles de la queue sont grises, un peu moins foncées que les couvertures.
APPAREIL DE LA DIGESTION. Langue longue d’un pouce sept lignes, est ensiforme, à sommet tronqué bifide; la base droite est finement dentée.
L'æsophage, qui est ample, composé de fibres longitudinales, sans courbures, a cinq pouces de longueur.
Le premier estomac est grand, recourbé de gauche à droite, et s’insère au deuxième estomac, près de l’origine de l'intestin, qui est placé à sa droite. Le gésier est épais, pyriforme dans l’état de plénitude, entièrement musculeux. Lorsque l’on fait l’ouverture de l'abdomen, l'estomac et le gésier se présentent d'abord à l'inspection, et masquent le paquet intestinal. Une ligne de démarcation sépare à l’intérieur l’œsophage de l'estomac, qui, à son tour, présente une valvule qui oblitère l'ouverture qui communique au gésier, dont la surface intérieure présente un grand nombre de rides. Je trouvai dans
ces deux organes une pâte chymifiée d’une couleur lie-de-vin, entremélée d'une grande quantité d'ascarides.
L'intestin, dont la longueur est de soixante-cinq pouces , forme neuf circonvolutions ou duplicatures.
Le fore est divisé en deux parties qu'unit un prolongement mince. La vésicule correspond à un petit enfoncement du lobe droit, et ne lui est pas unie comme dans les autres animaux. Son conduit excréteur se dirige et s'ouvre dans l'intestin, sans s'unir au conduit hépatique, qui a dix-huit lignes de longueur.
Le pancréas, situé dans la duplicature de la première circonvolution , est allongé, blanc, divisé en deux lobes inégaux, qui envoient l’un et l’autre un conduit excréteur, qui s'ouvre à cinq à six pouces de l'intestin.
Les reins sont divisés en trois lobes : l'antérieur est le plus volumineux; un tissu cellulaire les unit sur la partie moyenne de la colonne vertébrale; les uretères viennent s'ouvrir à l'anus.
Le cœcum a un demi-pouce à peu près de la terminaison de l'intestin; on trouve deux petites cornes ou vésicules qui s'ouvrent par une ouverture assez large dans l'intestin.
Ovaires placés, sur le milieu du rachis, au-dessus du paquet intestinal au-devant des reins.
Os hyoide. Le corps de cet os a trois. lignes de largeur sur six de hauteur. Les bords supérieurs, ou antérieurs et inférieurs, ou postérieurs, présentent une saillie osseuse ou cartilagineuse , allongée et acérée. La première donne insertion à la langue, qui s’unit encore sur les parties latérales du corps, au moyen de deux cartilages qui donnent de la solidité à l'organe du goût. La deuxième s’insère à la partie supérieure du larynx. Les deux prolongements pourraient bien recevoir le nom de petites cornes. Sur les côtés du corps de cet os, on voit deux facettes articulaires pour les deux grandes cornes qui ont dix-huit lignes de longueur, À la réunion des deux tiers antérieurs avec le postérieur, se trouve une autre articulation qui unit les deux portions dont sont composées les deux grandes cornes.
Le larynx supérieur présente un cartilage replié sur lui-même : à son ouverture linguale est une simple fente oblique d'avant en arrière : les côtés sont formés par des prolongements qui remplacent les cartilages arythénoïdes ; ils sont frangés, ou mieux offrent de petites papilles aiguillonnées. A l'union du larynx, à la trachée, on remarque trois petits prolongements garnis de papilles blanches.
L'intérieur du larynx est en partie divisé en deux par un petit prolongement osseux, dirigé parallèlement à la cavité; ce qui représente les deux ventricules. Cette cloison va se porter d’une paroi à l’autre.
Le larynx inférieur est bien visible, présente deux tubes d’un pouce de long; ils .se soutiennent pour former les deux branches. La trachée artère a soixante-dix anneaux à
peu prés; sa longueur est de trois pouces. La peau était couverte de pous et d’acarus.
ZOOLOGIE. Go7